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Nom du blog :
lafilledudragon
Description du blog :
le livre raconte l histoire d une jeune femme qui en créant un jeu ouvre une porte sur 1 autre monde
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
06.11.2007
Dernière mise à jour :
15.09.2008

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Par toto, le 20.11.2007


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LA FILLE DU DRAGON

Posté le 06/11/2007 à 12:00 par GAËL GRANGER
LA FILLE DU DRAGON

Jessica est une jeune femme de vingt cinq ans hospitalisée pour un cancer. Deux semaines auparavant, l’équipe médicale avait diagnostiqué que sa maladie était arrivée au stade final. Le verdict était tombé tel un couperet sur sa tête. Mais aujourd’hui, sans que personne ne comprenne comment ni pourquoi, le cancer de la jeune femme a disparut.

La veille dans le bureau du cancérologue avec ses parents, le Docteur Frossart :
- = Votre fille a eu extrêmement de chance, c’est un cas rare de rémission, sa maladie s’est littéralement envolée!
Sa mère arbore un large sourire aux lèvres:- = En toute franchise, vous pensez que sa guérison est due à quoi?
Docteur Frossart: -= A mon humble avis, sa passion pour l’informatique y est pour beaucoup. Contrairement à d’autres patients elle voue un véritable culte à son ordinateur ce qui lui fait un but dans la vie. En plus, il lui permet de « sortir » du cadre hospitalier. Sur quoi travailles-tu déjà?
La jeune femme: -= Je travaille à la conception d’un jeu vidéo, mais j’avoue que quand je suis sur mon ordinateur, j’oublie effectivement le monde qui m’entoure ce qui me permet de m’évader!
Docteur Frossart: -= Bon, Jessica, je te souhaite un bon retour dans ta famille et j’espère que ton projet de jeu vidéo verras le jour. Au revoir.

Le lendemain, Jessica est allongée sur son lit, ses affaires sont déjà prêtes. Elle attend avec impatience ses parents qui doivent passer l’as chercher à la sortie de leur travail.
Chose encore plus qu’ inattendue: Ses cheveux qu’elle avait perdue lors de son traitement de chimiothérapie ont repoussé de façon exponentielle. Jessica a même été contrainte de se recoiffer en sortant de la douche, ce qui ne lui était pas arrivée depuis longtemps!

Enfin, au bout de vingt minutes d’une longue attente, ses parents sont là accompagnés de l’infirmière en chef. La jeune femme saute de son lit.
Jessica: -= Super, je vais enfin pouvoir quitter cette sordide chambre! Alors on y vas?
L’infirmière: -= Je suis bien contente que tu t’en soit sortie. Jessica est vraiment adorable vous savez, elle allait tous les soirs lire une histoire à une petite fille dans la chambre voisine. Mais c’est vrai que depuis que la petite est rentrée chez elle, Jessica a hâte de nous quitter aussi. -: Au revoir Jessica, je te souhaite un bon retour.

Enfin de retour chez elle, la jeune femme fonce dans sa chambre.
Rien n’as changé depuis son hospitalisation il y a six mois; Son lit est toujours tapis d’innombrables peluches de son enfance.
Les murs sont recouverts de posters de personnages de jeux vidéos, sa grande passion depuis toujours.
Jessica regarde le sac de son plus fidèle ami: Son ordinateur portable. Elle attrape la sacoche et l’as jette sur le lit. Déjà plus de deux heures qu’elle n’y a pas touché! Ne tenant plus à l’idée de mettre son jeu enfin achevé sur Internet, elle ouvre le sac, en sort l’ordinateur et le branche. Elle se connecte enfin sur son site personnel qui compte déjà cinq jeux en ligne gratuits. Les données sont envoyées à son site. Lorsqu’ enfin tout le contenu est chargé, elle s’apprête à y jouer pour la première fois lorsqu’elle entends:
-= Jessica, ma puce, tu viens manger? Sa mère frappe à sa porte de chambre. -= Tu viens manger?
La jeune femme: -= Oui oui j’arrive! Donnes-moi juste un instant. Elle coupe le jeu puis la connexion, enfin elle éteint son portable.
Sa mère: -= J’ai fait des pizzas. J’ai pensé que tu voudrais retourner rapidement dans ta chambre pour tester ton fameux jeu.
Jessica: -= Merci m’man c’est super sympas! C’est vrai que j’ai hâte de voir ce qu’il donne!
A peine as t’elle avalé la dernière bouchée qu’elle se lève au bout milieu du repas.
Son père: -= Tu n’as plus faim? Tu te sent mal?
Sa mère: -= T’occupes! Vas-y, je passerais te dire bonne nuit avant d’aller me coucher.
-= Merci M’man. Elle fait un bisou à son père puis monte dans sa chambre. Arrivée devant la porte elle entend le ventilateur de son ordinateur tourner.
-= C’est étrange! Penses t’elle. -=Je suis sûre de l’avoir éteint avant de descendre!
La porte de sa chambre est entre ouverte, elle remet ses petites lunettes rondes sur son nez. Ses yeux ont juste le temps d’apercevoir sur l’écran la forme en partie effacée du Dragon qu’elle a créé pour son jeu.
 Une fois le pas de la porte franchi, elle enclenche l’interrupteur et là surprise: L’écran est vide!
-= J’ai due rêver! Bon, allez, c’est parti!
L’ordinateur est rallumé et elle commence la partie en ligne: Elle choisi la fée Lola pour se rendre au château en évitant de croiser un sorcier surpuissant.
La fée est déguisée afin de ne pas attirer l’attention sur elle.
C’est un véritable jeu d’enfant! En fait, elle cherche surtout à vérifier que le programme ne comporte aucun bug avant de le référencer sur d’autres sites de jeux.
La fée Lola se présente aux portes du château. Un garde lui demande: -= Bonjour Mademoiselle, quel est l’objet de votre visite?
La fée: -= Je viens porter un message au Roi de la part de mon Maître, le seigneur Claudius.
Le garde: -= Quel est le mot de passe?
La fée Lola: -= ezelxior.
Le garde: -= Très bien, vous pouvez entrer.
Elle traverse un village qui grouille de personnages divers et d’animaux en tout genre et entre enfin dans le château.
A ce moment là elle entend frapper à sa porte de chambre.
Sa mère: -= Bonne nuit ma chérie, nous allons nous coucher. Ne veille pas trop tard.
Jessica: -= Non, t’inquiètes! Je vais y aller aussi.
Sa mère l’embrasse et sort de la chambre.
Jessica retourne dans son jeu. Elle est accueillie par un chevalier.
Le chevalier: -= Suivez-moi, sa majesté vous attendais.
Tous deux arrivent dans une grande salle à manger où un grand festin est servit. Une grande table est recouverte d’innombrables mets.
Le Roi est assis en bout de table. Il se lève et lui fait signe d’approcher. La jeune femme retire sa longue cape et revêt sa propre apparence. Tous les convives se lèvent lorsqu’ils se rendent compte qu’il s’agit de la fée Lola et non d’une jeune fille.
La première étape du jeu est à présent franchie, Jessica décide alors de se coucher. Elle se déconnecte du jeu, se déshabille puis pose son médaillon sur le dessus de l’ordinateur. Une fois ses dents lavées, elle rejoint les bras de Morphée.

La jeune femme s’endors. Une forte fièvre l’envahit qui l’as réveille. Elle s’assied dans son lit et à tâtons attrape la bouteille d’eau posée sur sa table de chevet. Une grande rasade est avalée d’un trait.
Un bruit sourd sur la moquette de sa chambre l’as fait sursauter.
-= Qui est là?
Jessica allume sa lampe de chevet, elle aperçoit son lourd médaillon au sol sous le bureau.
-= Ouf, j’ai eu peur!
La jeune femme se lève, ramasse son médaillon et le passe à son cou.
-= Comme ça il ne risque plus de tomber!
La lampe est a nouveau éteinte, elle va pour se rendormir lorsqu’elle entend le moteur du ventilateur de son ordinateur se rallumer.
Elle se remémore ce que lui as dit le Docteur: « Il est possible qu’avec le lourd traitement que tu as subit, des troubles comme par exemple des hallucinations ou des voix apparaissent. Ne t’inquiètes pas, c’est normal! »
Bien qu’elle ai confiance en son Docteur, Jessica a du mal à évaluer ce qu’elle voit et pour cause! L’écran du portable est allumé, des éclairs en sortent et inondent la chambre plongée dans l’obscurité projetant des ombres terrifiantes sur les murs. Sa première pensée est que le portable est sur le point d’exploser. Au moment où elle va hurler «  à l’aide » puis se cacher sous la couette, le Dragon de son jeu sort littéralement de l’écran.
-= C’est pas possible, je deviens folle!
En pleine confusion, la jeune femme s’enfouit sous la couette terrassée par ce qu’elle ne parvient pas à s’expliquer.
Le Dragon s’approche du lit et de sa patte gauche lui secoue l’épaule.
-= Excusez-moi Jessica, je suis venu vous chercher.
La jeune femme sort la tête de sous la couette.
-= Je ne suis pas folle alors?
-= Folle? A mon avis non! Pourquoi cette question?
-= Je discute avec vous… Qui êtes une créature mythologique voilà pourquoi!
-= Oui, excusez-moi. Vous avez raison, je vais prendre forme humaine. C’est qu’après ce long voyage, ça m’était complètement sorti de la tête.


-= Voilà qui est mieux, non?
-= Oui, enfin…Mais alors que faites-vous dans ma chambre?
-= Désolé, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Dragonius. On m’envoie vous chercher.
-= Me chercher? Moi? Mais pourquoi?
-= Apparemment, vous avez ouvert une brèche entre nos deux mondes.
-= Quoi? En faisant ce jeu vidéo?
-= Je m’excuse mais je ne sais pas de quoi vous voulez parler.
-= Je vous ai créé dans un jeu vidéo!
-= Je vous arrête, j’ai plus de deux milles ans. Notre monde est plus ancien encore que le votre. Pour le reste, il faudra demander à Eléonor.
-= Pourquoi devrais-je demander à Eléonor puisqu’elle est également le fruit de mon imagination?
-= Parce qu’ elle est votre guide spirituel.
-= Je ne comprend rien. Eléonor est un personnage fictif! Un guide spirituel,oui, mais je vous le répète dans mon jeu.
-= Suivez-moi dans mon monde et vous verrez que je ne ment pas.
-= Je ne met pas votre parole en doute mais je parie qu’il s’appelle: « le monde de Créatia »!
-= Oui, comment connaissez-vous son nom ?
-= Mais puisque je m’éperdue depuis tout à l’heure à vous expliquer en vain que tout ce dont vous me parler est imaginaire, que j’ai tout créé!
-= D’accord, je vous suis dans votre raisonnement mais comment expliquez-vous cela?
Dragonius lui prend le bras et le sert fortement.
-= aïe! Non mais vous êtes malade?
Son père frappe à sa porte de chambre. -= Jessica ma puce, tout va bien?
-= Euh, oui, désolé je rêvais que je me brûlait. Je me rendors, bonne nuit, à demain.
-= Dors bien, à demain, on t’aime très fort.
L’avant bras de la jeune femme porte à présent une grosse ecchymose.
Dragonius: -= Désolé pour votre bras. Il fallait que vous me croyiez.
-= Je m’en remettrais pour mon bras même si je ne suis pas prêt de l’oublier! Mais pourquoi voulez-vous que je vous suives à Créatia et surtout comment allons-nous y aller?
-= Nous allons emprunter la brèche que vous avez créé dans votre …« Appareil » là et vous pourrez rencontrer Eléonor qui répondras à toutes vos questions. Vous voulez venir?
-= Ma foi, pourquoi pas? Je viens d’échapper à la mort alors je tiens à profiter à présent pleinement de tout ce que peut me réserver la vie!
Dragonius reprend sa forme initiale et l’enserre de ses ailes avant de s’avancer vers l’écran de l’ordinateur resté allumé.
-= S’il vous plait…
-= N’ayez aucune crainte, le voyage vas bien se passer.
-= C’est pas ça, est-ce que vous pourriez desserrer un peu votre éteinte sinon je vais finir par étouffer!
-= Encore mille excuses. Voilà, vous êtes prête?
-= Fin prête, allons-y!
Une lumière blanche de très forte intensité les encerclent et semble les porter. Ce flux s’insinue dans chaque parcelle de chaque molécule de leurs corps. Une sensation de bonheur intense envahit Jessica.
Tel un gigantesque caléidoscope, toutes les lumières de l’arc en ciel défilent à présent à vive allure devant ses yeux. Aucune peur ni appréhension ne viennent perturber son voyage.
Quelques secondes après, ils survolent le monde de Créatia.

Un lac gigantesque entouré de superbes collines apparaît à ses yeux.
-= Ouah, c’est vraiment magnifique ici!
Le vent fouette ses cheveux et le paysage défile à toute vitesse sous elle. Jessica est complètement enivrée par la hauteur du vol.
-= Attends donc de voir l’autre facette de cet endroit avant de te faire une idée objective.
Leur vol change de cap et ils prennent plus à l’Est. Derrière une colline se dessine un petit village.
-= On va descendre, tu vas mieux comprendre.
Le Dragon se pose dans un champs à côté d’une petite maison. Les paysans occupés à labourer le champs s’enfuient à sa vue.
-= Je vais te laisser visiter seule le village. Tu comprends que si je t’accompagne, les choses risquent de mal tourner! Ces pauvres gens sont complètement conditionnés par la peur. Je te laisse seule juge de ce que tu vas voir.
Sans qu’elle n’ai le temps de comprendre ce qu’il lui arrive, son jean et ses basquettes se changent comme par magie en guenilles. Ses longs cheveux sont défaits.
-= C’est mieux ainsi, crois moi sur parole! Je t’attends ici.
Jessica avance jusqu’à une maison et frappe à la porte. Une petite fille entre-ouvre la porte.
La fillette est d’une incroyable maigreur, son visage est couvert de crasse et elle ne porte pas de chaussures. Seules des guenilles similaires à celles de Jessica l’as vêtissent. Une forte puanteur qui provient de la bâtisse s’insinue dans les poumons de la jeune femme si bien qu’elle est obligée de réprimer une forte envie de vomir sur le pas de porte.
Une femme vient, le regard apeuré.
-= Oui, c’est pour quoi?
-= Je me demandais si je pouvais entrer un instant?
-= Si vous étiez du coin vous sauriez qu’il est interdit à quiconque de recevoir un étranger chez soi. Un bon conseil, quitter ces lieux avant qu’il ne soit trop tard pour vous! Et elle lui claque la porte au nez.
Jessica est surprise de la réaction de la villageoise. Elle tourne les talons mais elle est bien décidée malgré son avertissement de pousser plus loin son investigation.
La jeune femme entre dans le village. La première impression qui lui vient est la désolation; Le sol est recouvert de boue, d’excréments et d’insectes en tout genre. Une odeur putride est partout. L’air est suffoquant tellement il est chargé de crasse. Elle croise un homme assis qui lui tend la main. Sans avoir aucune notion de médecine, il lui semble que le mendiant est porteur de la lèpre qui lui défigure le visage. Plus elle avance et plus l’impression d’être au moyen âge se précise; Les maisons ne tiennent presque plus debout. Les gens qu’elle croise regardent par terre. Jessica arrive à la sortie du village pour entrer cette fois dans une sorte de bidonville.
Une vieille dame s’approche d’elle. Ses yeux sont laiteux. Elle lui attrape la main.
La vieille dame: -= Je sais qui vous êtes, vous êtes venus pour nous sauver!
Jessica retire rapidement la main de son étreinte.
-= Qu’est-ce que vous dites?
-= Elle n’as rien dit! Elle est folle de toute façon.
Trois hommes très laids s’approchent d’elle.
-= Tu es nouvelle ici? On va s’occuper de toi t’en fait pas!
Deux l’as retiennent chacun par un bras. Le troisième sort un poignard et coupe une sangle de sa « robe ».
La vieille dame: -= Laissez-là, je vous dit qu’elle est là pour nous sauver. Elle est la fille du Dragon!
-= Mais oui c’est ça! Et moi je suis le roi!
Il a à peine fini sa phrase qu’une boulle de feu atterrie à ses pieds.
Le Dragon: -= ça va un peu loin là! Il y a encore des clients?
Les bandits se regardent une fraction de seconde avant de croiser le regard du Dragon puis s’enfuient en hurlant chacun dans une direction opposée.
-= Voilà, je crois que tu en as assez vu pour l’instant.
La vieille dame: -= Tu est bien la fille du Dragon! Dieu soit loué, tu es venue pour nous sauver!
Jessica: -= Qu’est-ce qu’elle veut dire en disant que je suis venue pour les sauver?
-= Viens nous allons rencontrer Eléonor. Elle t’expliqueras mieux que moi.
Draconius l’as reprend dans ses pattes et ils repartent dans les airs.
Le village n’est plus qu’un petit point à l’horizon. Ils survolent à présent une immense forêt.
Le Dragon: -= Accroches-toi bien car nous allons monter très haut maintenant.
-= O.K. Mais vas-y progressivement d’accord?
-= D’accord. Dit moi si tu as froid.
Ils arrivent le long d’une paroi rocheuse, le Dragon monte ensuite à pic jusqu’au sommet. Jessica est envahie de frissons car l’air est de plus en plus frais. Au bout d’une demi-heure d’une vertigineuse ascension ils parviennent au sommet.
Contrairement à ce que s’attend la jeune femme, il n’y as pas de neige en haut et l’air est incroyablement chaud et respirable.
Dragonius: -= Nous allons entrer dans un autre monde, mais ici je te rassure, tu n’as strictement rien à craindre.
Au lieu de se poser sur le parterre de mousse, le Dragon continu sa course, cette fois horizontalement et fonce à présent droit sur une chute d’eau.
Jessica: -= J’imagine que tu as l’habitude de venir ici mais à mon avis si tu ne change pas de cap on va soit s’écraser dans les rochers soit finir broyés par le courant de l’eau.
-= N’ai crainte, j’ai l’habitude!
La jeune femme ferme les yeux.
Effectivement, au lieu de ralentir et de descendre il accélère droit devant. C’est dans le brouhaha immense de l’eau qui vient s’écraser en contre bas sur la roche qu’il passent sans mal la cascade. Jessica sent l’eau couler le long de son visage et de son corps puis une vague d’air sec et tiède vient l’as sécher.
Elle rouvre les yeux pour découvrir une grotte immense où tous les murs sont recouverts de pierres précieuses. Le sol est recouverts de magnifiques fleurs de toutes les couleurs. Le Dragon continue sa progression dans la caverne puis tourne à gauche dans une sorte de long couloir. La forme de leurs deux corps se reflète sur les murs car ils sont recouverts d’une matière argentée qui agit comme une sorte de miroir.
Le vol prend fin lorsqu’ils arrivent dans une immense pièce très lumineuse. Une chaleur tropicale règne dans l’enceinte de cette grotte, emprunte de calme et de sérénité. Une petite cascade coule le long d’un mur. L’eau termine sa course dans un petit bassin en contrebas où se baigne une jeune femme.

Dragonius atterrit juste à côté de cette sorte de bassin naturel.
-= Vous voilà enfin, je vous attendais. Je suis Eléonor ton guide spirituel.
Le Dragon: -= Je vous laisse discuter. Je reviendrais ce soir.
Jessica: -= A ce soir Dragonius.
Le Dragon s’en va.
Eléonor: -= Est-ce que Dragonius t’as expliqué la situation?
Jessica: -= Non, il m’as juste dit que vous alliez tout me raconter. Pourquoi suis-je ici?
Eléonor: -= Les choses te paraissent t’elles familières dans ces mondes?
Jessica: -= Effectivement, les choses m’ont l’air très proches, enfin, c’est normal puisque j’ai créé un jeu vidéo en tout point comparable à ces mondes.
Eléonor: -= Ce sont ces sortes d’animations sur ces supports que vous appelez « écrans »?
Jessica: -= Oui, on peut parler d’ « animations ». Mais alors, comment expliquez-vous que j’ai pu créer ce jeu à l’instar de ces mondes?
Eléonor: -= Attends, je vais tout t’expliquer. Celà remonte à deux mille ans, j’entend par là deux mille années terrestres. Le royaume vivait à cette époque dans la joie et la paix. Il était dirigé par le bon Roi Léonix. Tout le monde était heureux de vivre ici. Le Roi et la
Reine Perlia eurent une fille nommée Destinée. Un jour, le sorcier Alzior fit tuer la Reine. Le Roi Léonix affaiblit ne fut plus capable de régner. Le sorcier Alzior en profita, selon les lois de ces mondes pour provoquer le Roi dans un combat singulier. Le Roi accablé par la tristesse perdit le combat contre Alzior face à ses pouvoirs de magie noire. Il fut contraint d’abdiquer et de lui céder la place de souverain. Alzior pour le punir d’avoir refusé de se soumettre lors de la passation de pouvoirs fit de lui « Dragonius » que tu connais. En fait il lui as volé son enveloppe charnelle mais n’as pas pu lui prendre son âme qui as pris la forme d’un magnifique Dragon.
Depuis qu’ Alzior a pris le contrôle du monde de Créatia, tout les êtres vivent dans la terreur et le chaos car il règne comme un dictateur n’hésitant pas à exécuter lui-même les rebelles. Ayant peur que la fille du Roi décide un jour de se venger et de reprendre le trône, il mit à feu et à sang tous les villages, torturant ses habitants afin de l’as retrouver et de l’as tuer, en vain! Le Roi, avant la passation de pouvoirs avait pris soin d’aller voir l’enchanteur afin qu’il l’as mette en sécurité.
L’enchanteur envoya la fille du Roi dans un autre monde, sur terre plus précisément. Son nom tu le connais déjà : « Jessica ». Tu es Destinée la Fille du Dragon!
Jessica: -= Non, c’est impossible! J’ai déjà des parents sur terre.
Eléonor: -= A cela aussi il y a une explication: En fait l’enchanteur avait pris soin de te laisser devant la porte d’un couple désirant avant tout un enfant mais stérile. Il était sûr qu’ ils t’adopteraient.
Pour ta part, tu as simplement retrouvé les évènements enfouis dans ta mémoire et tu les as retranscrits sous la forme que tu connais le mieux, c’est-à-dire les jeux vidéos. En faisant cela, tu as inconsciemment ouvert une porte sur nos mondes afin de revenir prendre ce qui te reviens pleinement de droit, le trône.
Jessica: -= Et si tout cela ne m’intéressait pas?
Eléonor: -= C’est effectivement ton droit. Mais toutes les personnes que tu as rencontré vont continuer à souffrir et ces mondes arriveront à leur perte, jusqu’au chaos final. Enfin tu ne reverras plus jamais ces lieus qui sont tiens. Est-ce vraiment ce que tu souhaites? Ne veux-tu pas au contraire des réponses aux questions qu’à présent tu te poses? D’où tu viens? Veux tu connaître ton vrai père?
Jessica: -= Si, effectivement, tu as raison. J’ai maintenant envie de vivre ici et de mieux connaître mes racines! Mais comment vais-je réussir à combattre ce sorcier doué de pouvoirs maléfiques si mon père lui-même n’y est pas parvenu?
Eléonor: -= Ton père n’as pas pu le combattre car son âme était emprunte de tristesse. De plus, il ne connaissait rien en la Magie. Je vais t’enseigner la Magie Blanche afin que tu puisses répondre à ses attaques. Mais déjà nous allons changer ta tenue.
Eléonor se concentre, ferme les yeux. Une halo lumineux entoure Jessica. Lorsqu’il se dissipe les guenilles de la jeune femme ont disparut pour laisser place à une superbe robe sur laquelle est brodé un magnifique Dragon vert.

Eléonor: -= Elle te plait?
Jessica: -= Oui, elle est vraiment superbe! Merci.
Eléonor: -= Donnes-moi la main.
Les deux jeunes femmes disparaissent puis réapparaissent dans un autre lieu au pied d’un arbre centenaire.
Jessica: -= Avec les pouvoirs que tu as pourquoi tu ne combat pas Alzior toi-même?
Eléonor: -= Car c’est à toi que revient le trône. De plus, tu es dotée de pouvoirs insoupçonnés, ceux même qui t’ont permis de vaincre cette terrible maladie terrestre appelée « cancer ». Nous allons les renforcer. Voici la fée Lola. Elle va t’apprendre à récupérer l’énergie de ce monde puis à canaliser tes propres pouvoirs.
Jessica: -= Je suis enchantée de te rencontrer Lola.
Eléonor: -= Je te laisse entre ses mains expertes. Je reviens tout à l’heure. Travaille bien.
La fée Lola: -= Viens t’agenouiller comme moi à côté de l’arbre. C’est un très vieil arbre qui puise sa force avec ses racines dans la terre. Imagine que tes bras sont des racines et que cet arbre est la terre dans laquelle tu vas puiser l’énergie nécessaire à ta Magie. Fermes les yeux et laisses-toi aller.
Jessica sent de petits picotements dans ses doigts puis il lui semble qu’un courant circule depuis ses mains, dans ses bras jusqu’à inonder son corps entier. Une grande plénitude l’envahit et elle découvre pour la première fois de sa vie qu’elle n’as pas qu’un simple corps physique. Son esprit est emprunt de légèreté et elle se laisse aller. Lorsqu’elle se « réveille » enfin, une main douce l’as secoue par l’épaule.
Lola: -= Ne t’inquiètes pas, tu viens de faire connaissance avec ton âme propre.
Jessica: -= J’avais toujours pensé que je n’étais qu’un simple corps.
Lola: -= Non, tu est bien plus que cela! Maintenant allonges-toi sur l’herbe et ferme les yeux. Place tes mains au niveau de ton nombril. Respire lentement et ne pense plus à rien. Tu sent à présent cette chaleur sur ton ventre?
La jeune femme: -= Oui, ça fait bizarre comme impression, je me sent plus légère et il y a une chaleur intense au niveau de mon nombril.
Lola: -= C’est bon, tu peux te lever maintenant. Tu te sentais légère car ton esprit voulait quitter ton enveloppe charnelle, tu as réussi également à canaliser l’énergie dans ton ventre. C’est cette boulle de chaleur que tu as ressenti.
Eléonor: -= Alors, comment vas ma petite protégée?
Lola: -= Elle est douée, très douée! Mais sera-t-elle suffisamment forte pour combattre Alzior?
Eléonor: -= Je vais m’occuper d’elle et l’as rendre encore plus forte. Ensuite elle reprendras le trône. Merci Lola.
Lola: -= De rien, c’était un plaisir de rencontrer notre future reine, au revoir votre majesté.
Eléonor-= Donnes-moi à nouveau la main.
Cette fois, les deux jeunes femmes se retrouvent au pied de la gigantesque chute d’eau.
Jessica: -= Je voulais te demander: Tout à l’heure, la fée Lola a émis l’hypothèse qu’Alzior pourrait me battre et avant de partir, elle a parut contente de rencontrer la nouvelle Reine. Elle n’est pas un peu bizarre?
Eléonor: -= Malheureusement, tout le monde ici est touché par le désespoir. J’ai juste eu à lui montrer combien je croyais en toi pour qu’à nouveau elle se sente réconfortée. Bon, tu vois cette chute d’eau?
Jessica: -= Oui, tu veux que je l’as traverse? Tu sais, je ne sais pas si je vais pouvoir!
Eléonor: -= Vouloir c’est pouvoir. Non, ce serait trop facile et ça ne t’apporterais juste que de l’autosatisfaction donc ça ne serait d’aucune utilité! Je veut que tu te tiennes debout sous la cascade jusqu’à ce que tes forces t’abandonnent.
La jeune femme: -= C’est une blague je supposes? Le courant va m’aplatir comme une crêpe!
Eléonor: -= Non, pas si tu lutte de toutes tes forces contre le débit et la force de l’eau. Cet exercice va renforcer ta volonté.
Jessica: -= Bon, comme je vois que tu y tient tellement, je vais essayer mais je ne te garanti rien!
Eléonor: -= Si je n’était pas sûr de tes capacités je ne te ferais pas faire cet exercice.
La jeune femme se place sous la chute d’eau. Effectivement, comme le lui avait dit son guide spirituel, elle arrive à lutter contre le courant et garde la position. Une heure a passé depuis. Jessica ne sent plus son corps et est en harmonie avec la cascade; Elle a l’impression de ne plus faire qu’Un avec le monde qui l’entoure, un grand tout.
Eléonor vient l’as chercher. -= Alors, tu viens? Cela fait au moins dix minutes que je te demande de sortir!
Jessica: -= Excuses-moi je ne t’ai absolument pas entendu.
La jeune femme a du mal à marcher droit et elle titube un peu. Eléonor est obligée se l’as soutenir par le bras pour ne pas qu’elle tombe.
Sans qu’elles ne comprennent ce qui leur arrive un éclair les transperce chacune de part en part.
Pliée en quatre au sol, Jessica: -= Cela fait aussi partie de la formation?
Eléonor: -= Non, je ne sais pas ce qu’il se passe!
Le guide spirituel aide son élève à se relever. Le ciel d’un coup se couvre de nuages noirs. L’un d’eux semble vouloir tomber. Le nuage amorce une descente et s’arrête au dessus d’elles. Un éclair en sort jusqu’au sol et en brûle l’herbe. Apparaît dans un nuage de fumée un vieil homme entièrement vêtu de cuir. Des pointes sortent aux coudes, aux poignets et aux genoux. Il porte une espèce de casque surmonté de cornes en pointe.
Eléonor: -= Alzior! J’aurais due m’en douter!
Le sorcier: -= Tu es surprise j’espère? Alors voilà la fameuse fille du dragon qui doit me voler mon titre de souverain. A vrai dire, je m’attendais à pire car elle n’as pas l’air bien dangereuse!
Eléonor: -= Non, pas maintenant! Je n’ai pas fini de l’as préparer.
Alzior: -= Moi ça me vas. Voyons ce que tu lui as appris. Allez lèves-toi à moins que tu ne préfère que je t’achève déjà?
Dragonius: -= Lâche! Attaques-toi à quelqu’ un de ta taille au moins.
Alzior: -= Moi je veut bien, mais qui?
Le Dragon: -= Essaies déjà avec moi.
Alzior: -= Je t’ai déjà battu une première fois. Mais c’est d’accord ça m’échaufferas!
Eléonor: -= Jessica, lèves-toi! Le sorcier ne vas en faire qu’une bouchée.
Dragonius envoie une gerbe de feu en direction du sorcier. Au lieu de le toucher la gerbe de feu tourne autour d’Alzior de plus en plus vite, en grossissant jusqu’à ce qu’elle reparte sur son expéditeur. Le Dragon touché en plein vol s’effondre au sol tel un poids mort.
Eléonor: -= Alzior, selon les règles de nos mondes, tu n’as pas le droit d’affronter Destinée en dehors du château!
Alzior: -= Parce que tu crois vraiment que j’en ai quelque chose à faire des règles des mondes d’ Ezelxior! Je vais m’occuper de Dragonius, de sa bâtarde et enfin ce seras ton tour. Je ne vais pas t’oublier, t’en fait pas!
Eléonor se met en marche dans sa direction.
Alzior: -= O.K. Approches, ce seras rapide et sans douleur.
Jessica l’as retiens par le bras: -= Non laisses, je m’en occupes.
Alzior: -= Alors petite effrontée, tu te décides enfin à venir voir la mort en face?
Le sorcier lève les bras au ciel. Les innombrables nuages noirs se concentrent en un seul plus dense. Une horde d’ éclairs en jaillissent et partent sur Jessica. La jeune femme ferme les yeux. Un halo de lumière l’entoure formant une bulle protectrice. Les flux électriques sont comme stoppés net.
Fou de rage le sorcier se concentre. Un tremblement secoue la terre qui fini par se dérober sous les pieds de Jessica. Une crevasse apparaît sous ses pieds et elle glisse dedans. Elle s’accroche tant bien que mal à la paroi mais ses doigts glissent. Jessica fini par tomber dans le trou béant.
Jessica ouvre les yeux. Elle est toujours sous la chute d’eau. Eléonor vient l’as chercher. -= Alors, tu viens? Cela fait au moins dix minutes que je te demande de sortir!
La jeune femme se rend compte qu’elle revit la même situation. Elle raconte alors à Eléonor qu’elle a eu un songe; Leur rencontre puis sa défaite contre le sorcier.
Eléonor: -= Tu es vraiment surprenante! Ce n’est pas la peine de courir le moindre risque. J’imagines la tête qu’il va faire! Donnes- moi la main s’il te plait.
Les deux jeunes femmes se retrouvent transportées dans un autre monde. A présent elles évoluent dans une grande plaine recouverte de neige.
Jessica: -= Qu’est-ce que je vais devoir faire maintenant? Un igloo ou un bonhomme de neige?
Eléonor: -= Non, c’est beaucoup plus simple que ça.
Sans qu’elles ne comprennent ce qui leur arrive un éclair les transperce chacune de part en part.
Pliée en quatre au sol, Jessica: -= Cela fait aussi partie de la formation?
Eléonor: -= Non, je ne sais pas ce qu’il s’est passé.
Le guide spirituel aide son élève à se relever. Le ciel d’un coup se couvre de nuages noirs. L’un d’eux semble vouloir tomber. Il amorce une descente et s’arrête au dessus d’elles. Un éclair en sort jusqu’au sol et en fait fondre la neige. Apparaît dans un nuage de fumée un vieil homme entièrement vêtu de cuir, des pointes sortant aux coudes, aux poignets et aux genoux. Il porte une espèce de casque surmonté de cornes en pointe.
Eléonor: -= Alzior! J’aurais due m’en douter!
Le sorcier: -= Tu es surprise j’espère? Alors voilà la fameuse fille du dragon qui doit me voler mon titre de souverain. A vrai dire, je m’attendais à pire car elle n’as pas l’air bien dangereuse!
Eléonor: -= Non, pas maintenant! Je n’ai pas fini de l’as préparer.
Alzior: -= Moi ça me vas. Voyons ce que tu lui as appris. Allez lèves-toi à moi que tu ne préfère que je t’achève déjà?
Dragonius: -= Lâche! Attaques-toi à quelqu’ un de ta taille au moins.
Alzior: -= Moi je veut bien mais qui?
Le Dragon: -= Essaie déjà avec moi.
Alzior: -= Je t’ai déjà battu une première fois. Mais c’est d’accord ça m’échaufferas!
Eléonor: -= Jessica lèves-toi, le sorcier ne vas en faire qu’une bouchée.
Dragonius envoie une gerbe de feu en direction du sorcier. Au lieu de le toucher la gerbe de feu tourne autour de lui de plus en plus vite, en grossissant jusqu’à ce qu’elle reparte sur son expéditeur. Le Dragon touché en plein vol s’effondre au sol tel un poids mort.
Eléonor: -= Alzior, selon les règles de nos mondes, tu n’as pas le droit d’affronter Destinée en dehors du château!
Alzior: -= Parce que tu crois vraiment que j’en ai quelque chose à faire des règles des mondes d’ Ezelxior! Je vais m’occuper de Dragonius, de sa bâtarde et enfin ce seras ton tour. Je ne vais pas t’oublier ne t’en fait pas.
Eléonor se met en marche dans sa direction.
Alzior: -= O.K. Approches, ce seras rapide et sans douleur.
Jessica l’as retiens par le bras: -= Non laisses, je m’en occupes.
Alzior: -= Alors petite effrontée, tu te décides enfin à venir voir la mort en face?
Le sorcier lève les bras au ciel. Les innombrables nuages noirs se concentrent en un seul. Des éclairs en jaillissent et partent sur Jessica. La jeune femme ferme les yeux. Un halo de lumière l’entoure formant une bulle protectrice. Les flux électriques sont comme stoppés net.
Fou de rage le sorcier se concentre. Un tremblement secoue la terre qui fini par se dérober sous les pieds de Jessica. Une crevasse apparaît sous ses pieds et elle glisse dedans. Elle s’accroche tant bien que mal à la paroi mais ses doigts glissent. Jessica fini par tomber dans le trou béant.
Alzior: -= C’est bien ce que je pensait, tel père, telle fille!
Le sorcier s’attaque à présent à Eléonor. De gigantesques racines sortent du sol et retiennent Dragonius à présent cloué au sol.
Alzior: -= Comme on dit, chacun son tour!
Le sorcier se dédouble et l’attaque des deux côtés à la fois. Eléonor est électrisée et se retrouve tétanisée au sol. Avant que le sorcier ne lui assène le coup fatal elle disparaît mais il l’as fait revenir. La jeune femme ne comprend pas ce qu’il se passe.
Alzior: -= Et oui, très chère, tu as sous-estimé l’étendue de mes pouvoirs.
Il l’as tient suspendue en l’air sans l’as toucher puis sort un long poignard. Un autre tremblement de terre se fait ressentir qui le bloque dans son action.
Alzior: -= Bien essayé mais cela ne fait que reculer l’inévitable.
Cette fois un grondement suivit d’un énorme tremblement le font tomber par terre. Eléonor s’écroule à son tour et écarquille ses yeux. Ce qu’elle voit l’as pousse à reculer; De la crevasse en sort un énorme Dragon vert, cent fois plus grand que Dragonius. Des flammes traversent ses yeux. A chacun de ses pas, le sol tremble. Le sorcier parait minuscule à côté de Jessica. Il tente pourtant de l’attaquer mais les éclairs ne font que l’effleurer. Le Dragon donne un grand coup de patte au sol et Alzior se retrouve sur les fesses.
Le sorcier: -= Ecoutes, il doit bien avoir moyen de s’arranger non?
Jessica le laisse et vas libérer son père arrachant les racines qui l’empêchent de bouger. Alzior profite de la situation pour placer son athamé sous le cou d’Eléonor. Si vous approchez…
Jessica se concentre et le poignard semble s’animer et fini par se retourner contre le sorcier. Il est contraint de lâcher sa prise et se bat à présent contre l’arme. Le long couteau fini par tomber inerte au sol.
Alzior: -= Merci…
D’un coup d’ailes Jessica l’as rejoint, elle l’attrape par les épaules. Après un court vol, ils se retrouvent au dessus du précipice. Elle lâche prise. Le sorcier tombe à pic au fond de la crevasse. Jessica envoie plusieurs boules de feu dans le trou béant et un énorme brasier se forme, mélange de flammes bleues et vertes. Le Dragon vert se repose et Jessica recouvre forme humaine. Elle se retourne et se retrouve face à son père qui lui aussi a repris son apparence normale.
Dragonius: -= Il semble qu’en détruisant le sorcier, tu as anéanti le sort qu’il m’avait jeté! Merci.

La crevasse se referme enfin emprisonnant à jamais les restes d’Alzior le tyran.
L’ancien Roi Léonix: -= Cette fois tu es Reine, Destinée ma fille!
Destinée ( Jessica ): -= Ecoutes, je préfère que tu redevienne le Roi le temps que je me fasse à mes nouvelles fonctions.
Léonix: -= C’est d’accord. Est-ce que tu as encore ton médaillon?
Destinée: -= Oui, pourquoi cette question?
Léonix: -= Allons chez l’enchanteur et tu verras. Eléonor tu peux nous y conduire s’il te plait?
Les trois se tiennent la main et apparaissent dans la cabane de l‘enchanteur.
Léonix: -= Reconnais-tu ce médaillon?
L’enchanteur: -= Oui, c’est moi qui l’ai fait. Alzior étant anéanti je crois qu’il est temps pour les habitants de ces mondes de revivre enfin.
Il prend le pendentif entre ses mains, ferme les yeux puis prononce une formule. La cabane semble se soulever de terre.
Léonix: -= Destinée, à toi l’honneur. En lui faisant signe d’ouvrir la porte du cabanon.
Destinée ouvre la porte, un monde merveilleux apparaît à ses yeux. A perte de vue des arbres fruitiers plantés dans de superbes prés. Des animaux de toute sorte se promènent ça et là. Le chant mélodieux des oiseaux fait sortir de la bouche de Destiné: -= C’est le paradis ici!
Eléonor: -= Oui si on considère ce que les terriens entendent par Paradis. C’est ton monde maintenant. L’enchanteur l’avait fait disparaître avant que n’arrive Alzior puis l’avait caché dans ton médaillon afin qu’il ne soit pas souillé.
Le lendemain, tous les habitants des autres mondes viennent vivre dans le monde de Destiné.

Le soir, après avoir regagné son château, Destiné s’endors dans son nouveau lit en or. Le lendemain matin, elle se réveille dans sa chambre d’hôpital qu’elle n’as en fait jamais quitté.
Jessica: -= Qu’est-ce que je là?
L’infirmière: -= Ma pauvre petite, tu es hospitalisée ici depuis six mois pour un cancer.
Jessica lui raconte ce qui lui est arrivé. -= Pourrais-je avoir une feuille et un crayon s’il-vous plait?
Peu après manger toute l’équipe soignante accourt dans la chambre de Jessica car tous ses appareils se mettent à sonner. Malgré la rapidité des soins prodigués la jeune femme succombe.
Le soir, son père vient récupérer ses affaires dans la chambre d’hôpital.
L’infirmière: -= Ce matin Jessica m’as raconté qu’elle avait rêvé qu’elle avait passé la nuit dans un autre monde. J’aurais due comprendre que cela signifiait la fin.
Le père: -= Vous n’avez rien à vous reprocher . Son cancer était arrivé en phase terminale.
L’infirmière: -= Oui, je sais bien. Mais son histoire ne me quitte pas depuis ce matin. D’un point de vue médical je sais que ce qu’elle a rêvé provient d’un délire due à sa maladie. Je suis une fervente croyante non pratiquante mais j’espère vraiment qu’il existe un autre monde. Ce qui est surprenant c’est ce dessin qu’elle a fait ce matin, tenez.

Six mois ont passé depuis la mort de Jessica. Son père se décide enfin à ranger sa chambre. C’est en s’essayant sur son lit qu’il retrouve le dessin que l’infirmière lui avait donné.

En le regardant de plus près il se rend compte que l’autoportrait de sa fille est parfait et que le Dragon à ses côtés a l’air tout ce qu’il y a de plus réel. Contre toute logique, il fait le lien avec son jeu. Il se souvient en effet qu’elle lui avait parlé d’y insérer un Dragon.
-= La pauvre, elle as due faire l’amalgame entre son jeu et la réalité. Penses t’il.
Il aperçoit le sac de son micro-ordinateur. Le père en extrait l’appareil, le branche puis l’allume. Au début, rien ne se passe car la batterie est presque vide. Mais cinq minutes plus tard il s’allume.
-= Papa?
Le père croit halluciner lorsqu’il entend la voie de Jessica.
-= Papa?
Le père les larmes aux yeux: -= Jessica c’est toi?
L’image à l’écran se fixe et le visage de sa fille apparaît très nettement.
-= Ben oui, tu t’attendais à quoi?
-= Comment est-ce possible? Tu es morte!
-= Non, enfin oui. C’est un peu compliqué. Dans ce monde, je suis tout ce qu’il y a de plus vivante. Maman est là?
Le père:-= Euh oui. Surtout ne bouge pas…Reste bien là d’accord?
-= Ben oui, où veux- tu que j’aille?
-= Je, je ne sais pas. Je reviens. Nancy? Viens voir quelque chose.
La mère: -= Que veux-tu que je vienne voir?
-= Viens je te dit, tu verras par toi-même.
A peine la mère est t’elle rentrée dans la chambre: -= Bonjour maman!
Nnacy: -= C’est bien ce que je pense?
Le père: -= Oui c’est Jessica, elle n’est pas morte, enfin pas dans son monde. C’est bien ça?
-= Oui, enfin pour faire rapide je suis passé dans ce monde. Voulez-vous venir me rejoindre? Ici la vie est fantastique. Vous ne connaîtrez plus la maladie et vous n’aurez plus à travailler. Réfléchissez-y et revenez me voir ce soir autour de dix neuf heures, d’accord? Bon, il faut que j’y aille. A ce soir.
Son père: -= A ce soir.

Le soir lorsque Jessica apparaît à l’écran ses parents sont là et l’attende chacun avec deux grosses valises.
Sa mère: -= On peut emmener nos bagages avec nous?
Jessica: -= Ce n’est pas nécessaire, vous pourrez revenir sur terre quand vous voudrez.
Son père: -= C’est-à-dire que nous avons bien réfléchi et que comme tu es là-bas maintenant nous avons décidé de venir vivre avec toi, si ça ne te dérange pas?
Jessica: -= Au contraire, ça me fait énormément plaisir! Allez, avancez vous.
Une forte lumière les entoure. Ses parents disparaissent de la planète et rejoignent leur fille.
Plus jamais personne n’entendit parler d’eux.
Ils vivent à présent heureux avec Jessica. Les habitants des mondes d’ Ezelxior ont retrouvé leur joie de vivre d’antan. La paix et la bonne humeur est finalement revenue.


FIN.


CHANSON POUR LE GROUPE NIGHTWISH

Posté le 06/11/2007 à 12:00 par GAËL GRANGER
LOUP:


( mettre hurlement horde de loups au début de la chanson )

Mon frère, ton cri qui déchire la nuit m’ invite à venir admirer la splendeur de la lune

Ses rayons me pénètrent et m’emplissent de sa magie

J’aimerais être un loup à tes côtés, sauvage et pur

Dans ton hurlement je ressent toute la souffrance de la terre qui pleure, qui implore


Ton regard perçant ensorcelant transperce la nuit et m’apporte la lumière

Tu es mon guide dans ce monde amère ce monde qui court à sa perte

Peu à peu tu reconquiert ton espace vital, cette terre que les hommes ont souillé

La forêt te rappelle en son sein telle une ode à la vie et tu hurle ta colère

De la cime des arbres des milliers d’années ont passé mais tu as su rester

Comme les neiges éternelles tu réapparait encore plus fort sans que personne ne puisse altérer ta soif de vivre

Les neiges éternelles tu es toujours présent dans mon cœur comme un sort que l’on m’as jeté

Ce sort est jeté dans l’espoir que les générations futures apprennent à mieux t’apprécier et à te respecter toi le gardien de la forêt

Tu parcourt des kilomètres dans cette vallée sans jamais te retourner







WOLF

( Please insert howl horde wolf at the start of the sing. )

My brother, your cry rend the night request me to come to admire the splendour of the moon

Her rays earns to me and fill me of her magic

I would like to be a wolf like you an alpha

In your howl, i feel all the suffering of this earth who’s cry who’s implore

Your piercing look pierces the night and bring me the light

Little by little you recaptures your living space

This earth that mens have soil

The forest recall you within her such an ode of the life and you howl your anger

from the trees top some thousand of years have passed such permanent snow in my heart like a spell cast to me


J’ai écrit cette chanson pour le groupe classico-opéra NIGHTWISH mais je n’ai pas réussi à trouver d’adresse fiable où lui envoyer. Si quelqu’un pouvait lui faire parvenir ce serait extrêmement gentil de sa part. Merci par avance.
GAËL GRANGER.

manuscrit de mon livre "Pureté Cristaline"

Posté le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon
Je sort de mon sac un réchaud, les steaks et une bonne bouteille de vin avec deux gobelets.
-= Ce ne seras pas un vrai dîner aux chandelles mais c’est mieux que rien!
Karl: -= Du moment que je partage un moment avec toi c’est le principal.
Je sert le vin pendant que les steaks cuisent.
-= Tiens, ton verre, à quoi vas t’on trinquer?
Karl: -= Trinquons à nos retrouvailles.
Après avoir mangé nous passons chacun une tenue complète de Ninja: Veste, pantalon, manchons poignets, cagoules, sur-cagoule, ceinturons et tabis. En plus du holster dissimulé sous ma veste j’accroche un quarante-cinq automatique à ma cheville droite.
« Le Castillot » s’élève à trente mètres de hauteur sur neuf niveaux. Elle est surmontée d’un temple rectangulaire.
Après avoir gravi dans le noir les neuf niveaux, nous arrivons enfin au temple. Je suis surprise par l’activité qu’il y règne.
-= Ton indic. ne t’avais pas dit que la cérémonie devait avoir lieu demain?
-= Si, justement, c’est bien la première fois qu’il se trompe! Nous arrivons à nous glisser dans une infructuosité de la pierre, sorte de promontoire à la pièce faisant office de temple. L’autel est éclairé par les rayons de la pleine lune. L’ambiance est festive avec des danseuses parées de superbes robes et de la musique. J’ai vraiment l’impression d’avoir effectué un saut dans le temps ou d’être une comédienne dans un film de reconstitution historique. La musique s’interrompt. Un homme fait son entrée paré d’une robe blanche ornée de grandes plumes. C’est un prêtre. Il est suivit par treize hommes âgés portant chacun un crâne de cristal à la main. Ils déposent l’un après l’autre chaque objet sur l’autel.
Le prêtre: -= Mes chers amis nous sommes tous réunis ce soir pour célébrer une prophétie, la prophétie des Atlantes. Ces crânes en sont la preuve vivante. Ils détiennent des pouvoirs magiques qui permettent l’élévation spirituelle des hommes, la production spontanée d’images holographiques. En 1996 cinq de ces crânes ont été étudiés par le British Muséum qui en possédait un. Nous avons réunis cette collection pour célébrer ce mystère. La prophétie annonçait la date de ce grand évènement pour cette année 2012. Ils nous révèleront le secret de la vie car ils détiennent de grandes informations sur l’histoire de l’humanité et des anciennes civilisations. Outre leurs pouvoirs de divination et médiumniques ils possèdent de grandes facultés de guérison. Comme le Saint Graal, ces grands pouvoirs de guérison vont nous apporter l’immortalité.
-= C’est pour voir des vieux séniles que tu m’as emmené là?
Karl: -= Tais-toi et écoute!
Le prêtre: -= Nous devons tout d’abord apaiser la colère de Kukulkan le Dieu Serpent par un sacrifice. Faites entrer la jeune femme.
Deux gardes armés de lances forcent une jeune adolescente à entrer. Elle est ligotée à l’autel par des liens de lianes. Les crânes sont disposés tout autour d’elle. La jeune femme se débat avec force et tente de se libérer en vain. L’assistance semble complètement insensible à la scène. Le prêtre s’approche un long couteau à la main. Il le glisse sous le cou de l’adolescente.
Le prêtre: -= Que son sang versé apaise ta colère O toi Grand Kukulkan ! Donnes vie à ces crânes afin que se réalise la prophétie. L’assemblée commence à psalmodier des sortes d’incantations sur rythmes de tambours de plus en plus rapides. Juste avant que le prêtre n’ai le temps de lui trancher la gorge je sors mon révolver, j’effectue un saut périeux avant et j’atterrie au sol devant l’assemblée médusée.
-= Lâcher votre arme mademoiselle et il ne vous seras fait aucun mal.
-= Si je fait ça vous allez l’as tuer puis vous vous débarrasserez de moi, hors de question! Lâcher ce couteau et j’épargne votre vie.
Derrière moi une autre voix: -= Mademoiselle, retournez-vous doucement et jetez votre arme à terre, je tiens votre ami en otage.
Je me retourne et effectivement Karl s’est fait prendre. Un homme retiens mon associé un pistolet sur sa tempe.
-= Je suis désolé Alicia, je ne l’ai pas vu venir!
-= D’accord, je m’incline.
Je pose doucement mon révolver au sol. Pour la première fois je sent que la situation m’échapper, j’ai l’impression d’être nue comme un vers. Un garde s’approche de moi et me place une lance acérée au niveau des côtes flottantes pendant qu’un autre me fouille et me prend mon quarante cinq automatique à la cheville.
Le prêtre: -= Bien, je vois que vous êtes devenue plus raisonnable. Vous avez fait preuve d’un grand courage en venant jusqu’ici libérer cette jeune fille. Je vais donc être magnanime, je vais l’as libérer.
Il coupe les liens de la jeune prisonnière et deux gardes viennent l’aider à se lever.
-= C’est vous qui allez prendre sa place. Kukulkan sera honoré par votre sacrifice.
-= Vous êtes tarés! Faut vous faire soigner!
Quatre gardes armés m’attachent sur l’autel et un autre me bâillonne. Karl est forcé de s’agenouiller et de regarder.
Le prêtre: -= Mes chers amis, nous allons pouvoir reprendre notre cérémonie.
L’assistance psalmodie une sorte de prière puis s’arrête lorsque le prêtre va parler:
-= Je t’invoque O toi grand Kukulkan en cette année 2012 afin que se réalise la grande prophétie. Je te donne la vie de cette jeune femme afin d’apaiser ta colère.
Je sent la lame froide de son couteau sous mon cou commencer à me couper. Des gouttes de sang perlent sur ma peau. J’essaie poussée par un dernier geste de survie de me libérer en faisant pression de tout mon corps sur les liens. Malheureusement rien n’y fait. Prise de désespoir, je sent toutes les forces de mon corps s’échapper. Une étincelle de vie rejaillit en moi, non, je ne peut pas finir comme ça! Tout le sang de mon corps me monte d’un coup à la tête. J’ai l’impression que je prend feu de partout. Une intense chaleur m’envahit consumant chaque parcelle de mon organisme. Je rouvre les yeux sous le regard ébahit de tout le monde. Je me sent emplie d’une énergie incontrôlable. Le sol se met à trembler. Mes liens prennent feu puis cassent. Mon corps tout entier flotte à présent dans les airs. Le prêtre recule et s’écrie: -= O grand Kukulkan, tu as entendu ma prière!
Prise de colère je me redresse dans les airs dans la posture d’un Christ rédempteur.
-= Je ne suis pas Kukulkan! Appelle moi Alicia.
Je fait un signe dans les airs comme si je le giflait. Le prêtre se retrouve projeté à travers la pièce et termine sa course contre une colonne qui finit par lui tomber dessus. Toute l’assemblée se prosterne à mes pieds.
-= Levez-vous bande de loques!
Les crânes s’emplissent d’une lumière très vive. Ma lévitation s’arrête et mes pieds retouchent le sol. Cette lumière atteint son apogée si bien que plus personne ne peut plus garder le regard fixé dessus. Tour à tour chacun disparaît et laisse place à une personne. Treize individus apparaissent dans la pièce. Six hommes et sept femmes pour être exacte, tous habillés d’une toge blanche immaculée . Karl enfin libéré vient à mes côtés. Il me demande:
-= Tu sais qui ils sont?
-= Si la prophétie est exacte je dirais les Atlantes.
Les vieillards sont toujours prostrés au sol et continuent à psalmodier des prières.
L’un des nouveaux arrivés s’approchent de nous deux.
-= Bonjour. Merci de nous accueillir parmi vous.
Karl: -= Qui êtes vous? Le peuple des Atlantes?
-= Oui, enfin ce qu’il en reste. Pour échapper à énorme un raz de marée qui a enseveli notre île, nous nous sommes réfugiés à une autre époque que la nôtre. Le peuple des Mayas nous a recueilli et nous a nourri. En contre partie nous leur avons appris à construire leurs cités. Nous sommes partis lorsque leur société a atteint leur déclin en leur laissant les crânes en cristal en leur promettant de revenir. Puis nous sommes partis dans ce que vous appelez « le futur ». Nous sommes revenus vous apporter des réponses aux questions que vous vous posez sur l’histoire de l’humanité.
Le prêtre que je croyais assommé fait irruption avec mon pistolet à la main.
-= C’est moi qui vous ai fait venir. Donnez moi vos pouvoirs!
L’Atlante: -= Pouvoirs? Nous ne sommes pas revenus pour vous donner de quelconques pouvoirs. Vous me voyez désolé de ne pas pouvoir accéder à votre requête.
Le prêtre: -= Vous vous foutez de moi? Soit vous me donnez vos pouvoirs soit je vous tue!
L’Atlante: -= Faites comme vous voudrez mais vous ne pouvez rien contre moi avec une arme à feu.
Le prêtre tire. La balle traverse le corps de l’Atlante sans lui causer le moindre dommage. Avant que je n’ai le temps d’agir l’un des vieillard le désarme.
-= Arrêtes, tu nous as menti! Ils ne nous rendrons pas notre jeunesse.
Je me tourne vers l’Atlante: -= Je crois qu’ils attendaient de vous que vous leur offriez le Saint Graal.
L’Atlante: -= Le quoi?
-= L’immortalité.
Je me tourne à présent vers le prêtre: -= Mais pourquoi avoir tué toutes ces voyantes?
Une personne âgée prend la parole: -= Nous ne savions pas comment communiquer avec les crânes ni où les Atlantes allaient revenir. Le prêtre nous as dit qu’en faisant des sacrifices en leur arrachant à chacune un oeuil les crânes allaient nous parler. Lorsque nous nous sommes aperçus que monsieur Karl Kruger s’était infiltré parmi nous, nous avons créé la vidéo le mettant en scène avec la bonne sœur.
L ’Atlante: -= Je me rend compte que les hommes ne sont pas près à comprendre ce que nous voulions leur enseigner. Il faut croire que les siècles passés ne les ai pas rendus plus sages! Nous allons donc repartir. Heureux d’avoir fait votre connaissance Alicia et Karl. Peut-être nous reverrons-nous un jour sous de meilleurs hospices?
Je me tourne vers lui: -= Je l’espère sincèrement. Au revoir.


Les milliardaires ont tous été arrêtés. Ils seront extradés puis jugés pour actes de barbarie.
J’ai passé de nombreux tests au centre et il s’avère que mes « pouvoirs » proviennent de ma téléportation. Effectivement, lorsque je me concentre, mon organisme produit une molécule « dipositonium » ou Ps2. De l’anti-matière qui me permet de soulever de lourdes charges à distance. Mes recherches quantiques m’ont portées au-delà de toute espérance!



J’ai écrit cette chanson pour Tarja Turunen que j’adore. Si quelqu’ un pouvait lui envoyer car je n’ai effectivement pas son adresse mail. Je l’en remercie par avance :

MON ANGE:

Mon doux Ange aide moi à supporter cette existence

De tes cheveux blonds tu illumine mon âme

Remplit mon cœur de ta lumière, délivre moi de cette souffrance

Je sent ta chaleur m’envahir comme d’une flèche me transpercer

Ta connaissance m’éblouit, m’instruit puis me libère

Portes moi de tes ailes immaculées, emmène moi à Avallon

Ton Diadème d’émeraude resplendit de ta présence

Ta lumière irradie mon cœur empli sur cette terre de noirceur

J’ai peur, peur du vide qui m’envahit

Entends mon appel, écoutes ma détresse

Délivres moi de cette vide existence

Je t’en conjure mon Ange, je t’implore de tout mon cœur, de toute mon âme

Montres moi le chemin de la lumière

Soit mon guide, je serais ton esclave

Je te suivrais jusqu’au sommet de ta quintessence

Pour ne plus faire qu’Un avec toi

















































Pureté Cristaline

Posté le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon
PURETE CRISTALLINE

AVERTISSEMENT: CERTAINS PASSAGES DE CE MANUSCRIT SONT DE NATURE A HEURTER LA SENSIBILITE DE CERTAINS: JEUNES LECTEURS ET AMES SENSIBLES S’ABSTENIR!

Bonjour, je m’appelle Alicia. J’ai vingt cinq ans, suis brune aux cheveux longs et j’ai des yeux verts en amande. Je mesure un mètre quatre vingt cinq. Oui, en passant dans la rue beaucoup me prennent pour un mannequin, ce qui est loin d’être le cas!

J’ appuie à fond sur l’accélérateur de mon superbe bolide rouge. Le moteur de ma Corvette est poussé à plein régime et je dépasse une Porsche noire.
Après une magnifique queue de poisson, je laisse littéralement sur place l’autre véhicule qui klaxonne furieusement . Amusée, je lui répond.
J’ emprunte ensuite à très vive allure un sentier étroit. Le virage maîtrisé, mon véhicule est stoppé net au frein à main au seuil d’un magnifique château, ma demeure principale.
Sur excitée j’ entre en courant et je lance mes clés de voiture dans le canapé puis je me rend dans une pièce au plafond très haut. Il s’agit en fait d’une immense piscine couverte. Je porte une simple robe, très courte, rouge vif qui fait d’avantage ressortir la couleur de mes yeux.
Arrivée au bord du bassin, je scrute l’eau. Apparemment comme je l’ai demandé la veille, la personne chargée de l’entretient de la piscine est passée l’as nettoyer. Un bruit de moteur surpuissant suivit de crissements de pneus me font sursauter.
-= Mince, ils sont déjà là!
Effectivement, la Porsche noire fait irruption dans la cour de la somptueuse demeure et se gare à côté de la Chevrolet.
Je retire juste mes minuscules escarpins et plonge toute habillée dans l’eau. Lorsqu’ enfin je ressort la tête de l’eau, mes poursuivants sont là, assis bien tranquillement au bord de la piscine. Je bascule la tête en arrière et lisse ma magnifique chevelure.
La petite robe rouge colle à mon corps. Je sais parfaitement que mon arme de poing dissimulée dans un holster juste sous mon aisselle droite doit être visible maintenant mais je m’en moque.
Je leur lance: -= Alors, vous venez me rejoindre ou vous avez peur de vous mouiller?
Je fond littéralement lorsque mes deux poursuivants se déshabillent et se mettent en boxers pour laisser apparaître leur carrure athlétique. Il s’agit de deux jumeaux, blonds, d’un bon mètre quatre vingt dix. La seule différence qui les caractérise chacun est leur regard. L’un a les yeux bleus, l’autre a les yeux verts. A présent, ils me font penser à deux maîtres nageurs.
-= Je vais vous donner une motivation.
Je m’accroupis dans l’eau et nage tant bien que mal. Mes mains sont passées sous ma robe pour redescendre jusqu’à mes pieds.
Je leur lance ensuite mon magnifique string brodé aux pieds. Les deux garçons sont médusés. Ils plongent enfin et s’approchent de moi sous l’eau tels des requins sur leur proie. Igor, le blond aux yeux bleus sort la tête à la surface juste sous mon nez.
Je pousse un cri de surprise lorsque Youri sort derrière moi, me faisant sursauter. Un frisson traverse ma colonne vertébrale. Youri toujours derrière moi me soutient à la surface par le bassin pendant qu’ Igor m’embrasse à pleine bouche.
Une vague de chaleur et de désir intenses embrasent mon bas ventre.

Pour mieux vous expliquer qui je suis, je vais revenir dans mon passé: Il y a dix ans, j’ai travaillé pour le compte de la C.I.A, sur un nouveau projet qui remplaçait « Stargate ». Stargate avait effectivement été mis sur pied afin de prouver l’existence dans la population de « mediums ». Le projet fut abandonné car couronné d’échec! Il fut remplacé par des recherches sérieuses et très poussées sur la téléportation.
Quatre points différents et variés entrent dans ce domaine.
Le premier fait référence aux sorties astrales, ces sorties de l’esprit hors du corps obtenues après une longue pratique de la méditation. Ce premier point entre dans le domaine de la parapsychologie.
Le second concerne les voyages dans le temps obtenus après distorsion de « l’espace temps». La théorie dépasse de loin la pratique. Cette étude appartient au domaine des quantiques.
Le troisième est la téléportation d’un point à un autre dans l’univers. Il s’agit là plus de science fiction que d’une étude concrète car il inclus qu’il existerait une autre dimension voir des mondes parallèles au nôtre.
Le quatrième est celui sur lequel j’ai étudié. Il retint l’attention de la CIA tend les applications possibles étaient porteuses d’espoir. Il s’agit de téléporter un objet ou une personne d’un téléporteur à un deuxième télé porteur d’un endroit à un autre. L’expérience fut couronnée de succès lorsqu’il fut prouvé scientifiquement qu’il était effectivement possible de téléporter le laser. De là à téléporter un objet il n’y avait plus qu’un pas!
Je m’en souviens comme si c’était hier ; J’arrive un matin dans mon bureau. Je n’avais pas dormis de la nuit car je refaisait mentalement tous les calculs. Allongée dans mon lit, la chambre plongée dans le noir, d’innombrables chiffres défilaient devant mes yeux. Puis la solution est apparue! Pourquoi je n’y avait pas songé plus tôt? Je me rassoie dans mon lit, allume la lampe de chevet et griffonne la formule sur mon calepin. Ce n’est qu’après que je put trouver le sommeil.
A peine arrivée dans mon bureau, j’allume mon ordinateur puis je rentre la formule. Le logiciel que j’ai créé vérifie si le procédé est stable. Le verdict tombe après cinq longues minutes d’interminable attente: 99% de chance de réussite. Je télécharge la formule sur ma clé USB et me rend au laboratoire. C’est une immense pièce où deux téléporteurs sont reliés à un enchevêtrement de câbles, eux-mêmes branchés à un énorme ordinateur.
L’ordinateur à l’aide d’un spectromètre de masse analyse la composition moléculaire du matériaux déposé sur le sol du télé porteur Puis il créé un schéma moléculaire du matériaux ou de l’ADN s’il s’agit d’un être vivant. Ensuite, il synthétise la « formule » ainsi obtenue avant de désintégrer la matière. Enfin, il recréé la dite matière à l’identique du schéma précédemment obtenu.
Je programme la séquence sur ce dernier. A l’écran s’affiche: « Programme prêt pour la téléportation ». Je me rend au pied d’un téléporteur, j’ouvre la porte et j’y place un lourd cendrier en cristal. Puis je retourne à la console. J’entre mon code d’accès et je met en marche le système. Une voie synthétique annonce: « Attention, l’opération va avoir lieu dans 5 secondes. 4,3,2,1 ». Un grondement sourd empli toute la pièce qui est secouée par un mini séisme. La voie: -= « L’opération s’est déroulée avec succès ».
La porte du deuxième téléporteur s’ouvre et là, miracle: Le cendrier en cristal est posé à même le sol. Je cours jusqu’à lui et le prend. Aucun doute possible, c’est bien celui que j’ai placé dans le premier téléporteur! Je saute littéralement de joie. Je suis tellement contente de ma réussite que je n’ai plus qu’une seule chose en tête : Le tester sur une forme vivante!
Je regarde l’horloge: 5h55. Mes collègues arrivent à 7h00 ce qui me laisse une bonne heure. Le protocole de sécurité m’obligerait à attendre que toute l’équipe soit présente en supposant que l’expérience est été validée par la commission et que l’on m’ai donné le feu vert. Je bout littéralement car je sent que je touche au but. Aucune envie d’attendre deux longs mois pour savoir si j’ai raison ou tort!
Je vais rendre une petite visite à Violette la mascotte de l’équipe. C’est une petite souris blanche qui doit servir à l’expérience. Je l’as regarde. Elle dort paisiblement sur un petit lit de paille. Je l’observe mais je ne peut me résoudre à l’utiliser comme cobaye. Je me suis effectivement beaucoup attachée à elle. Souvent la nuit lorsque je suis seule à travailler au laboratoire, elle est ma confidente. Je lui raconte ma vie, mes états d’âme et l’avancée de mes recherches. Tout le monde est aux petits soins avec elle et il faut bien avouer que nôtre petite mascotte se porte plutôt bien. Chacun lui donne un biscuit ou un peu de graine chaque jour.
Non, je vais seule tenter le grand voyage!
Je retourne au laboratoire. Je me déshabille complètement et dépose mes vêtements sur un coin du bureau sur lequel est posé l’ordinateur. Je lance ensuite la séquence avec un décompte de trente secondes avant la « mise à feu ». La voix commence le compte à rebours: -= Trente, vingt-neuf…
Je cours jusqu’au téléporteur, en entrouvre la porte et pénètre dans ce qui m’apparaît à présent comme un potentiel tombeau, mon propre tombeau!
Je sais que c’est du suicide mais l’envie est trop forte. Mon cœur semble sur le point de lâcher lorsque la voie synthétique annonce: « …Cinq, quatre, trois, deux… ».
Le temps semble se suspendre. Une forte chaleur m’envahit et j’ai l’impression de flotter. J’entend la voix prononcer: « Un » puis c’est le trou noir intégral.
Lorsque je rouvre les yeux je me trouve à première vue dans l’infirmerie. Je suis allongée sur un lit. De nombreux instruments de mesure sont disposés ça et là dans la pièce. On m’as passé une sorte de robe propre à chaque hôpital. Le mur en face de moi est recouvert d’une immense glace sans teint. Bien que je ne puisse rien voir au travers, je peut sentir à travers elle le regard des personnes qui me regardent. Il ne fait d’ailleurs aucun doute que je suis en observation. Simple déduction logique: J’ai finalement réussi l’expérience sinon je ne serait pas là! J’aurais vraiment remplacé Violette la petite souris blanche jusqu’au bout puisque me voilà devenue cobaye à mon tour!
Mon alter ego est flatté d’avoir réussi cet exploit. Il l’est d’autant plus lorsque je me lève du lit. Je suis, comment dirais-je? Oui, c’est ça: Transformée! Juste avant de tenter l’expérience je devais peser environ dans les cent kilos. Je vais dans la salle de bain, m’enferme à clé puis fait tomber la guenille qui me recouvre. C’est avec stupeur que je découvre mon nouveau « moi » : Mon corps est littéralement métamorphosé! J’ai perdu toute masse graisseuse, les traits de mon visage sont redessinés et tous symétriques. Je ne porte également plus les traces de mes différentes tentatives de suicide aux poignets.
A partir de ce jour, je vit à cent à l’heure faisant ce que j’avais toujours voulu faire. Je me dope à l’adrénaline et profite de la vie à pleines dents.
On me fit passer une batterie de tests qui sans appel me placèrent sur la liste des rares personnes dont le QI atteint le record de 260.
D’autres changements avaient eu lieu en moi, je n’allait effectivement pas tarder à m’en rendre compte… youri Igor
A ma sortie, ma première envie fut de faire du sport car je ressentais le besoin de dépenser une immense énergie canalisée depuis mon changement. Comme je l’ai déjà dit précédemment, j’ai décidé de profiter pleinement de la vie. Le ski est un sport que je n’aurais jamais osé tenté de pratiquer auparavant. A présent, il faut que j ’essaie! Même si je dois me casser une jambe ou y laisser ma peau. L’agence me colle deux « moniteurs de colo » en guise de nounous. Youri et Igor dont je fait connaissance ce jour là. STOP

Va droit sur un enfant, au moment collision ne sent plus rien, elle traverse l enfant, se retourne pour regarder et se retrouve dans un bonhomme de neige, youri et Igor viennent l as dégager, sont morts de rires





A contre cœur, j’ai laissé mes deux Apollons au château, je suis à bord d’un jet privé à destination du Vatican. Mes longs cheveux sont coiffés en chignon et j’ ai passé une tenue plus adéquat: Une longue robe sombre qui camoufle aisément mes formes accompagnée de chaussures à talons plats. Une pensée subjective rapport à la folle nuit que j’ ai passé la veille me fait légèrement rougir. Pensée vite dissipée par l’annonce au micro du pilote: -= Mademoiselle, nous allons amorcer la descente, veuillez attacher votre ceinture s’il vous plait.
Ce qui m’exaspère le plus c’est que mon chef n’as rien voulu me dire: -= Non, non et non, je ne vous dirais rien! Vous saurez quelle est votre mission une fois sur place.
-= Tout ce que j’espère c’est que je n’aurais pas à me déguiser en bonne sœur!
Mon chef: -= Mais non, cette mission est tout à fait dans vos cordes…

A ma descente d’avion une voiture comparable aux voitures diplomatiques m’attend. De petits fanions flottent au dessus de chaque phare. Sur la plaque d’immatriculation un simple mot: « Vatican ».
-= Eh ben, ça promet!
Un homme descend du véhicule. Il porte un costume noir. Seule la croix accrochée à la pochette de sa veste le différencie du commun des mortels.
Je l’observe, au fond de moi-même je me dit que c’est bien dommage qu’il porte « la robe ». Le jeune homme vient à ma rencontre: -= Mademoiselle Shilova, c’est un honneur de vous accueillir en terre sainte. Vous avez fait bon voyage?
-= Très bon merci. Je me retient de dire qu’en fait je serait mieux dans mon château en compagnie de mes deux molosses plutôt qu’à devoir tenir compagnie à ce chaperon.

Vingt minutes plus tard je suis confortablement assise dans un fauteuil.
Le Cardinal Granti: -= Mademoiselle Shilova, laissez moi vous présenter le commissaire Di Gaggio de la police de Milano, euh Milan. Je ne vous présente pas Frère Angelus qui est venu vous chercher à l’aéroport. J’en vient à présent au faits. Cette affaire nous dépasse complètement, nous voudrions vraiment qu’elle ne sorte pas des murs de cette enceinte.
Je lui demande: -= De quoi s’agit t’il exactement?
Le commissaire Di Gaggio: -= Une bande vidéo a été envoyée au Vatican il y a un mois. Je vais vous l’as passer afin que vous vous fassiez une idée de quoi il retourne exactement.
Il clic sur la souris de l’ordinateur posé devant eux sur la table. Le film montre ce qui ressemble à une pièce de boucherie. De nombreux quartiers de viande sont en effet suspendus par des crochets aux murs. La caméra avance progressivement puis se fixe sur une sorte de grande table en bois. Sur cette même table est attachée une personne au corps nu, les bras et les jambes écartés. Il s’agit en fait d’une jeune femme allongée sur le ventre. La personne se débat avec force mais n’arrive pas à détacher ses liens. Au bout de cinq longues minutes d’attente, un homme nu, une cagoule noire sur la tête monte sur la table. Sans aucun regard à la caméra, il sodomise la jeune femme qui hurle et pleure implorant le seigneur. Elle demande pitié à son bourreau. La scène est d’une rare violence et aucun son n’est épargné. L’homme continu de l’as violer et lui enfonce une longue seringue dans l’oeuil gauche. Un craquement se fait entendre lorsque l’aiguille pénètre l’organe puis le transperce. Les trois hommes assis aux côtés d’Alicia détourne le regard. La jeune femme hurle une dernière fois et s’effondre. Son corps est secoué de soubresauts puis s’immobilise enfin. L’homme retire la seringue ensanglantée de son orifice et l’as dépose dans une coupelle métallique. Il descend de la table, l’image se trouble. Quelques secondes après réapparait une sorte de trouble à l’écran, le bourreau se tient devant l’objectif, il s’approche de la caméra et l’éteint. La dernière image est celle du regard d’un fou en pleine jubilation.
Le Cardinal dit: -= Il s’agit de sœur Catherine. On a aussi reçu son oeuil et la croix de son ordre. Si cela venait à se savoir…
Je m’exclame: - Je suis la seule à avoir remarqué?
Le Cardinal: - Remarqué quoi?
- Vous pouvez nous repasser la fin du film?
Le commissaire: - Oui, certainement.
Le film reprend lorsque l’homme cagoulé descend de la table. Il fait à présent face à la caméra, l’image se trouble, Alicia: - Là, arrêtez l’image!

Knoxville dans le Tenessee, les premiers rayons du soleil levant inondent la plaine puis viennent caresser le visage endormi de Léa. Peu à peu elle se réveille. Elle est frigorifiée, a des nausées et a atrocement mal à son oeuil gauche ainsi qu’ à la tête. Sa vue est troublée par un voile rouge. Apeurée elle tente de regarder autour d’elle. La jeune femme est ensevelie sous un tas de cadavres. Elle est obligée de les pousser pour pouvoir se frayer un passage. Une forte putréfaction s’en dégage. Lorsqu’ enfin elle réussit à s’extirper, Léa réalise qu’elle est nue. Son corps est recouvert d’insectes en tout genre et de vers rampants ainsi que de chair humaine. Un cri guttural sort de ses entrailles. En entendant ses hurlements par la fenêtre de son laboratoire, un étudiant du centre médical juste derrière arrive en courant. Ce qu’il découvre l’horrifie. Malgré son habitude des cadavres, il as du mal à supporter la vue de cette jeune femme vivante debout sur un tas de corps en état de décomposition avancée. En fait, il étudie la prolifération des insectes sur des morts dans cette « body farm ». En s’approchant de plus près il réalise qu’ elle a subi une ablation de son oeuil gauche. Il retire un vers de son orbite puis l’as couvre de sa blouse blanche. Arrivés au centre médical Léa dans un mêlé de sanglots: -= Je souffre, c’est horrible ce que j’ai mal à la tête!
John, l’étudiant, dit à ses collègues venus lui prêter main forte: -= Occupez vous d’elle, je vais appeler la police. Tenez, c’est tout ce que j’ai pour calmer la douleur. Faites l’as boire un peu en attendant les secours. Et il tend une flasque de whisky à son collègue. -=Désolé, c’est tout ce que l’on as ici mais ça lui feras du bien vu ce qu’elle as vécu.
Mark un autre étudiant l’allonge sur un lit, lui pose une compresse sur son orbite oculaire vide et lui tend la flasque après en avoir avalé deux grandes rasades afin de se calmer également.
Léa boit quatre fois avant de rejoindre les bras de Morphée.

J’ai quitté le Vatican. Je suis enfin seule dans mon bureau. J’ai passé une tenue qui convient mieux à mon humeur de la journée: Une longue robe en cuir noir, des rangers, et des bracelets de forces à mes poignets. Un lourd crâne en argent pend à mon coup. C’est incroyable ce que l’on se sent mieux lorsque l’on peut porter ce que l’on a envie!

Je passe en boucle le film visionné quelques heures auparavant et c’est toujours le même passage flou qui m’intrigue.
Je sort de mon bureau et vais frapper chez Henri.
Henri est resté un an en retraite mais a fini par renoncer à l’inactivité pour reprendre l’an passé du service. Il est un des meilleur « technicien » de la « boite ». « Un touche à tout », aussi à l’aise devant un écran d’ordinateur qu’avec un tournevis entre les mains.
-= Salut Henri, j’espère que je ne te dérange pas?
Sans lever le nez de son travail, la tête dans un coffre de voiture: -= Tient, bonjour mon Ange Noir. Cela fait un bail que tu n’est pas venue me voir. Qu’est-ce qui t’amène?
-= Aurais-tu un écran libre?
Henri: -= Tu n’as qu’à prendre le moniteur là-bas.
-= Est-ce qu’au moins tu pourrais regarder cinq minutes?
Le vieil homme sort la tête de la voiture et me répond: -= Oui, excuses-moi, j’arrive.
-= Sans indiscrétion, qu’est-ce que tu foutais dans le coffre de cette bagnole?
-= Je recherche des traces de poudre plus précisément, de la cocaïne pure. Une tête humaine a été retrouvée dans le garage où était garée la voiture. Je recherche de la poudre dans le coffre car le visage était effectivement recouvert d’une mince pellicule de coke. Si j’arrive à en retrouver sur la moquette cela prouveras que le propriétaire, un trafiquant notoire de drogue a pu transporter le corps voir même avoir tué la victime et s’être débarrassé du corps.
-= Et pourquoi avoir gardé la tête?
-= Sans doute afin de prouver à ses associés qu’il s’était débarrassé d’un « problème ». J’extrapole sans doute mais c’est un scénario tout à fait possible dans le monde du Cartel! Bon, et toi, qu’est- ce- qui t’amènes au juste?
-= Regardes et dit moi ce que tu en penses. Je met en marche le film et j’observe Henri du coin de l’oeuil . En vrai professionnel qu’il est, il ne sourcille pas un seul instant, rien dans son comportement ne trahit ses sentiments. Simplement il s’insurge en restant stoïque: -= Tout simplement abjecte!
Le film arrive à sa fin, le bourreau descend de la table puis l’image se trouble. Mon collègue se tourne vers moi: -= Reviens un instant en arrière s’il te plait?
Je m’exécute. L’homme cagoulé redescend à nouveau de la table puis le « flou » à l’écran réapparaît. Henri m’hurle aux oreilles: -= Là! Stop l’image!
-= Merde, tu m’as éclaté le tympan!
-= Oui, excuses-moi. Approches-toi de l’écran. Remet en marche le film s’il te plait, tu vois en fond on dirais une femme.
Dans le « flou » lorsque l’image disparaît de l’écran, une silhouette fantomatique apparaît, puis le bourreau reviens à nouveau très nettement.
-= Qu’est- ce- que c’est?
Henri: -= A mon avis il s’agit de traces d’une ancienne vidéo, c’est-à-dire que la personne qui a filmé a tenté d’en effacer une partie en enregistrant par-dessus. Attends on va en avoir le cœur net. Je vais tenter d’isoler la partie où il y a le « blanc » afin de reconstituer ce qui aurait due être effacé.
Mon collègue tape sur le clavier de son ordinateur. Un programme se lance et miracle, une jeune femme nue apparaît. Elle court à travers bois. Comme poursuivie elle n’arrête pas de se retourner. Les branches lui fouettent le visage et lacèrent son corps. Elle fini par tomber. L’image semble vouloir s’arrêter mais reprend. Un panneau apparaît. Henri met l’image en pause. « Université de KNOXVILLE ».

De retour dans mon bureau j’entre le nom du panneau sur internet.
« UNIVERSITE DE KNOXVILLE TENESSEE ». A part des Webcam disséminées un peu partout dans la ville rien d’intéressant. Sauf, peut-être…
Un article du journal « TIMES » attire mon attention. Il s’agirais d’une jeune femme retrouvée au beau milieu d’un tas de cadavre. Rien que d’y penser j’en ai la nausée beurk! Comment peut-on faire ça à quelqu’ un?
Un point attire particulièrement mon attention: Apparemment la jeune femme a subit le même sort que la bonne sœur. Elle aussi a été retrouvée avec un oeuil en moins C’est sûrement pas due au hasard! Je prend une fausse identité dans notre base de données puis j’appelle le shérif de KNOXVILLE.
-= Allo, shérif Alister? Inspecteur Mac Harty de la police de New York, matricule 5402620M. Je vous appelle au sujet de la jeune femme retrouvée à moitié morte dans la « body farm ».
-= Oui. Cette jeune femme est en vie et est hospitalisée à Knoxville. Puis-je savoir pourquoi vous vous intéressez à cette affaire?
-= Il se trouve que je travaille sur une affaire analogue. Puis-je passer voir cette personne? J’aimerais lui poser quelques questions.
-= Oui, bien sûr mais passez tout d’abord au commissariat afin que je vous accompagne car nous avons placé sa chambre sous surveillance policière. Je vous préviens, elle ne se souviens de rien. J’ai bien peur que vous ne fassiez le voyage pour rien.
-= Tant pis, je tente ma chance. J’attrape le premier avion et j’arrive. A demain.
-= Au revoir, à demain.
J’arrive à l’aéroport de KNOXVILLE. A ma grande surprise le shérif m’attend à la descente d’avion. Il tient dans la main une pancarte ou mon nom d’emprunt est inscrit: Mac Harty. Je m’approche de lui.
-= Bonjour shérif, je suis l’inspecteur Mac Harty.
Le shérif: -= Vous pouvez me présenter votre plaque s’il vous plait?
-= Euh, oui. Je lui tend ma fausse plaque qu’il observe sur toutes les coutures. Je peut savoir pourquoi vous me demandez de m’identifier?
-= Nous avons eu la semaine dernière un faux policier qui s’est avéré être un vrai journaliste d’où la fuite le lendemain de l’information auprès de tous les journaux. Nous n’avions pas besoin de cette publicité! Sans parler que le psychopathe risque de se méfier à présent!
-= Pas forcément! Le shérif me regarde à présent d’un air dubitatif.
-= En fait, il y a effectivement de fortes chances que le tueur lise la presse mais peut-être qu’il va au contraire et malheureusement en retirer de la satisfaction par conséquent il risque bien de perpétuer d’autres atrocités.
Le policier: -= Je n’avais pas vu les choses sous cet angle, c’est vrai.
Dans ma tête je me dit qu’il s’agit bien là d’un comportement macho; Le tueur est venu tuer sur le « territoire » du shérif Alister. Tout ce qui compte à présent pour lui c’est d’attraper le « contrevenant » et tant pis s’il y a d’autres victimes! Typiquement masculin, « on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs ». Je ne lui fait bien sûr pas part de ma pensée sous peine de voir mes chances de rencontrer la victime s’amenuiser.
Une heure après nous voilà enfin devant la chambre de la jeune rescapée. Un policier en faction monte la garde.
Son supérieur, le shérif: -= Salut John, voici l’inspecteur Mac Harty de la police de New York venue pour son enquête poser quelques questions à mademoiselle Ryan.
Le garde: -= C’est un plaisir de vous rencontrer mademoiselle Mac Harty. Je l’observe; Un beau morceau d’un bon mètre quatre-vingt dix! A chacun de ses gestes j’ai l’impression que les boutons de sa chemise vont exploser sous la pression de ses muscles. Il se lève poliment de sa chaise, retire ses lunettes de soleil pour laisser découvrir un regard mêlé de puissance et de sensualité, de surcroît vert comme je les préfère! En vrai gentleman il m’ouvre la porte de la chambre. Son regard croise le miens qui me transperce. Je fond sur place, mes mains deviennent moites, mon cœur bat de plus en plus fort et semble sur le point de vouloir quitter ma poitrine qui se redresse. Tout d’un coup je me sent intégralement nue, une peur m’envahit. J’ai l’impression qu’il sait réellement qui je suis!
Je sort de ma torpeur lorsque le shérif s’écrit: -= John, combien de fois dois-je te dire de ne pas porter tes lunettes de Play-Boy lorsque tu es en service? C’est dingue, dès que j’ai le dos tourné tout le monde en profite!
Mademoiselle Mac Harty on entre ou vous compter prendre racine?
Je recouvre mes esprits: -= Oui, excusez-moi.
Nous entrons dans la chambre. Une fois la porte refermée le chef de la police: -= Désolé pour la mise au point avec mon aspirant, il faut constamment les remettre dans le droit chemin. Ce qui m’exaspère le plus avec lui ce sont ses manières « si vous voulez bien vous donner la peine de rentrer …», une vrai gonzesse!
Je réprime un sourire en coin, je ne m’était vraiment pas trompé sur son compte; Un vrai plouc! Je préfère ne pas répondre à la perche qu’il me tend et m’approche du lit. La chambre est plongée dans la pénombre. La jeune femme allume la lampe de chevet comme un réflexe conditionné.
Son oeuil gauche est recouvert par un bandeau. C’est la peur imprimée que je lit dans son autre oeuil. Son visage est celui d’une jeune femme d’une vingtaine d’années pourtant j’ai l’impression de faire face à une personne âgée tellement ses traits son marqués par la souffrance. Son regard est fuyant incapable de se fixer sur quoi que ce soit plus de dix secondes. Je me dit qu’à chaque fois qu’à chaque fois qu’elle observe un point précis, de terribles images doivent traverser son esprit!
Je me retourne puis m’adresse au shérif Alister: -= Peut-être que ce serait mieux si je restait seule avec elle?
Comme soulagé il me répond: -= Je n’osait pas vous le dire! Restez le temps dont vous avez besoin. En sortant je vais donner des ordres au garde afin que personne ne vienne vous déranger. Quand vous aurez fini, passez me dire ce que vous avez pu retirer de la môme, d’accord?
Dans ma tête je me dit: « Compte là-dessus pauvre con! »
-= C’est d’accord, je passerais vous faire un compte rendu détaillé.
-= OK salut. Et là-dessus il me sert une poignée de main bien calleuse à souhait! Puis il quitte la pièce.
Enfin débarrassée je me rapproche de la jeune femme. Afin de l’as rassurer je sort mon insigne de police. Elle regarde l’insigne puis l’air gêné elle me susurre: -= Vous n’êtes pas flic n’est ce pas?
-= Non effectivement, comment vous avez deviné?
Elle me fait signe de regarder sa petite table de chevet. Un jeu de cartes y est posé.
-= Je peut?
La jeune femme: -= Oui oui allez y.
Je prend le jeu en main. Il s’agit en fait d’un superbe tarot. Je l’étale et en tire cinq lames. L’amoureux, le diable, la papesse, le chariot et la mort. Je me tourne vers elle: -= Qu’est-ce que vous pouvez me dire sur ce tirage mademoiselle Ryan?
-= Vous pouvez m’apeller Léa. Je suis désolée mais en ce moment mes visions sont troublées par d’horribles sensations.
-= Pouvez vous me décrire ces sensations Léa?
Dans un sanglots: -= J’ai peur et je souffre atrocement…Je m’excuse de ne rien pouvoir vous dire de plus. Je ne me souviens absolument de rien non plus comme si on avait effacé une partie de ma mémoire. Je crois que c’est-ce qui m’angoisse le plus, de ne pas savoir exactement ce qui m’est arrivé!
Je m’assied sur le lit et lui prend la main. -= Par expérience je sais combien il est difficile de chercher une réponse à ses questions et au final de se retrouver face au néant qui vous envahit et petit à petit vous consume. Pourtant si vous souhaitez aller mieux il vous faudras apprendre à vivre avec. Le temps fait bien les choses croyez moi.
Je regarde son visage endoloris. Sa souffrance m’affecte profondément. Elle est trop jeune pour endurer un tel calvaire. Je ne me sent pas le cœur de l’abandonner à son triste sort: -= Néanmoins, il existe peut être une alternative!
Elle me regarde comme si j’étais son sauveur. -= Qu’elle est cette « alternative »?
-= Je préfère être franche avec vous. Je n’ai jamais tenté une telle expérience ni testé le bien fondé de cette technique. Néanmoins vous me seriez d’un grand secours si vous acceptiez. Voilà, comme vous ne vous souvenez de rien ce que je vous propose c’est une séance d’hypnose. En effet, vous avez subit un grand choc qui explique que vous ayez pu occulté inconsciemment certains éléments dans votre subconscient. Apparemment, le fait de ne plus vous souvenir de rien vous affecte profondément. D’un côté, vous souvenir pourrait vous aider dans votre thérapie. De l’autre, si vous pouviez me communiquer certains éléments, cela pourrait m’aider et faire considérablement avancer mon enquête, voir sauver des vies en arrêtant la personne responsable de votre état avant qu’il ne recommence avec quelqu’ un d’autre. Vous avez tout le temps qu’il vous faut pour me donner votre réponse. Je vais vous laisser mon numéro de téléphone.
Une lueur d‘espoir dans le regard: -= Non, c’est tout réfléchi, j’accepte!
-= Vous êtes certaine? Il vaudrait peut être mieux que vous y songiez avant de prendre une décision. Vous risquez effectivement de vous remémorer certaines choses extrêmement difficiles à suporter.
-= Ce que je ne pourrais pas supporter c’est une existance remplie de ce vide qui m’envahit. Je fait peut être comme dit mon psychiatre une « fixation » mais ce que je sais c’est que je refuse de continer à vivre avec ça plus longtemps!
-= Je vais donc prendre ça pour un « oui ». Par contre j’ai oublié de vous préciser que j’ai besoin de vous maintenant. Vous êtes prêtes à quitter votre chambre dans une heure avec moi? Ce qui sous entend faire à nouveau face au monde extérieure. Dernier point important: Aucune question au sujet de mon activité. Vous avez deviné juste, je ne suis effectivement pas inspecteur de police. Tout ce que je peut vous dire c’est que je vais vous emmener là où je travaille. Là vous serez entourée de toutes les attentions dont vous pouvez avoir besoin. Nous avons les meilleurs médecins et spécialistes du pays. Alors toujours d’accord?
-= Oui, j’ai hâte de quitter cet endroit lugubre!
-= Bon, préparez vous, pendant ce temps là je vais faire le nécessaire pour que nous soyons partis au plus tard dans une heure.
Ce qui m’angoisse à présent ce n’est pas le voyage, c’est la lenteur administrative et certaine de l’hôpital pour me fournir le dossier médical de Léa. Tant pis, je vais au service des entrées et j’improvise: -= Bonjour, agent Destainville N.S.A. Sur ces bonnes paroles je pose une fausse carte sur le comptoir. Je ne lui laisse pas le temps de répondre et continue dans ma lancée: -= J’emmène mademoiselle Ryan avec moi. Je vous laisse une heure pour l’as préparer et me remettre son dossier médical.
Hébettée, la jeune femme: -= Je, je ne sais pas si je peut faire ça, je dois prévenir le docteur qui s’occupe d’elle.
-= D’accord, appelez le.
-= Je dois vous prévenir que je vais devoir également appeler le shérif.
-= Je m’en doute, il n’y a aucun problème, faites ce que vous avez à faire.
Maintenant, le plus dure vas être bien entendu de dépêcher deux « gardes du corps ». Je ne suis effectivement pas stupide au point de penser que la personne qui a attaqué Léa ne risque pas de vouloir terminer ce qu’il a commencé! J’appelle donc mon chef: -= Allo, chef? J’aime bien l’appeler « chef » puisque de toute façon personne ne connaît son vrai nom. En plus ça l’ennerve à chaque fois ce qui m’emplit de bonheur.
-= Alicia? Vous ne pouvez pas m’appeler par mon nom?
-= Je n’en voit pas l’intérêt. Bon, bref, j’aurais besoin de deux gorilles à l’hopital de KNOXVILLE.
-= Je vous préviens que si c’est pour épencher votre soif de mâles c’est non!
-= Vous n’y êtes pas du tout, je compte sortir une jeune patiente qui pourrait s’avérer d’un grand secours pour mon enquête. Malheureusement, elle a été victime d’un psychopathe. J’ai donc peur qu’il ne tente d’en finir avec elle. Alors vous allez m’envoyer quelqu’un?
-= Décidément, on ne peut jamais rien vous refuser. Vous allez être contente, j’avais envoyé vos deux amis Igor et Youri me faire deux ou trois courses au supermarché de KNOXVILLE. Je vais leur dire de vous rejoindre. Ils vous escorterons jusqu’ici.
-= Avouez, vous les avez envoyé pour m’espionner?
-= Vous n’y êtes pas du tout! Je les avais envoyé au cas où vous auriez besoin de secours ce qui est manifestement le cas. Mais si vous voulez je peut les rappeler avant?
-= Non non, vous avez très bien fait, merci de votre sollicitude. Au revoir.
A peine raccroché, le shérif fait irruption à l’hôpital comme prévu. Il sort son arme, me braque et me lance: -= Désolé ma jolie mais vous n’irez nulle part!
-= Agent Destainville N.S.A, j’emmène mademoiselle Ryan.
-= Et pour quelle raison?
-= La raison d’état. A votre niveau vous n’avez pas à le savoir. Maintenant vous allez me laisser partir avec la jeune femme.
-= Il faudras me passer sur le corps avant alors!
J’entend une voie dans son dos: -= D’accord.
Une grosse main s’abat sur son épaule droite, les doigts s’enfoncent dans la chair, ce qui contraint le poilicier à lâcher son arme. C’est Youri. Il continue son étreinte et me lance: -= Dit dont c’est pas gentil de nous avoir laissé poireauter au château l’autre jour!
-= Enfin vous voilà. Je suis bien contente de vous voir. On vas pouvoir y aller. Je vais chercher la petite. Tu m’accompagne Igor?
-= Avec plaisir.
-= Euh Youri, tu peut le lâcher à présent.
Mon numéro d’agent de la N.S.A fonctionne à merveille avec le garde.
-= Johnny, nous emmenons mademoiselle Ryan avec nous car elle peut m’être utile dans mon enquête.
Le jeune policier: -= Oui, je comprend. Le patron est au courant?
Igor: -= Mon collègue est en train de discuter avec lui…
Le shérif accompagné de Youri font irruption dans la chambre.
Le vieux shérif: -= C’est bon Johnny, laisse les partir.
Johnny s’approche de moi et me lance à nouveau son regard charmeur. Puis toujours en gentilhomme: -= Je me permet de vous demander, si vous repasser dans la région, je serais heureux de vous inviter à dîner Je vous laisse ma carte si vous le souhaitez?
-= Oui, je vous remercie, ce seras avec grand plaisir.
Je lui donne un baiser sur les lèvres en prenant la carte. En vrai professionnels qu’ils sont, mes accompagnateurs font mine de rien et aident Léa à ranger le reste de ses affaires dans son sac.
A la sortie de l’hôpital Igor ouvre sa malette et sous les yeux médusés du shérif en sort un lance roquette portatif qu’il épaule.
Youri: -= C’est pour dissuader quiconque de toute attaque.
Igor porte Léa dans ses bras après lui avoir passé son gilet parre balles.

Après avoir pris un hélicoptère nous arrivons à l’agence. J’installe la jeune femme dans une des suites.
La jeune femme: -= Ouah, c’est vraiment superbe ici!
-= Vous êtes ici chez vous. C’est un peu à l’étroi mais on s’y fait. Vous resterez le temps que vous voudrez. Si vous avez besoin de quoi que ce soit vous décrochez le téléphone. Ne vous gênez pas, tout est gratuit. Bon, profitez de la nuit pour vous reposer. Une infirmière passeras vous voir dans la soirée. Je repasserais demain matin pour savoir si vous êtes prête pour la séance d’hypnose. Je vous rassure, rien ne presse. Si c’est dans une semaine ce n’est pas grave. Je vous ai laissé mon numéro de téléphone portable, n’hésitez pas à m’appeler si ça ne vas pas. Une dernière chose, il n’y a aucune caméra dans cette suite, je m’en suis assurée personnellement donc faite vraiment comme chez vous.
Léa s’approche de moi et me sert dans ses bras: -= Merci, je ne sais pas ce que je serais devenue sans vous.
-= C’est moi qui vous remercie d’avoir accepté de collaborer avec moi, a demain.
Je lui fait une bise sur la joue et l’as laisse seule. J’ai un pincement au cœur en partant. J’espère sincèrement que l’expérience de demain vas être concluante et que ce dont elle se souviendras l’aideras à surmonter cette terrible épreuve.

De retour au château, une idée traverse mon esprit. J’ai besoin de vérifier s’il n’y aurait pas un lien entre Léa et la bonne sœur assassinée. Je pirate la banque de données des services secrets du Vatican et entre le nom de ma recherche: « Sœur Catherine ». De bonne famille Italienne la jeune sœur est née le douze août 1981 à Rome. Rien ne l’as prédestine à entrer dans les ordres. Elle suit de brillantes études à l’école des beaux arts jusqu’au jour où son frère tombe gravement malade. Elle passe le pus clair de son temps à son chevet. Une nuit, alors qu’elle passe la nuit auprès de son frère elle lit une bible posée sur la table de chevet elle vas découvrir sa vrai vocation. Sœur Cathrine entre dans les ordres l’année suivante puis part quatre années en mission humanitaire au Kosovo. Cinq ans plus tard le Vatican lui propose de venir travailler à la bibliothèque ce qu’elle accepte. Bon, rien de passionnant. Je vais pour couper la connexion lorsqu’une page attire mon attention: « Sœur Catherine se plaint de faire de violants cauchemars où elle se voit se faire violer ligotée à une table. D’autres sœurs ont rapporté que souvent, ce qu’annonce sœur Catherine se réalise. Il se pourrait qu’elle possède des dons médiumniques. » Voilà le lien! Reste à savoir pourquoi on l’as assassiné.

Le lendemain matin, je retrouve Léa dans sa suite.
-= La nuit s’est bien passée?
Léa: -= Oui, ça m ’as fait du bien de sortir de l’hopital. C’est la première nuit où j’arrive un peu à dormir. Je me sent bien et en sécurité ici.
-= Tu est prête pour la séance ou tu préfère attendre?
-= Non, j’ai envie de savoir ce qui m’est arrivé afin de pouvoir enfin tourner une bonne fois pour toute la page. Comment ça va se passer?
-= Sincèrement je n’en ai aucune idée. Pour moi aussi c’est ma première séance d’hypnose. On y vas?
-= Passe devant je te suis.
Nous sortons de la chambre puis empruntons un couloir dont les murs sont tapissés de moquette bordeaux. Tout est vraiment fait pour que les « invités » se sentent le plus à leur aise possible. Nous arrivons devant la porte de l’ascensseur. La jeune femme est pris d’une sorte de peur panique et se met à reculer. Son teint est livide et ses jambes tremblent.
-= Léa qu’est-ce qui ne vas pas?
-= Je ne sais pas, j’ai envie de prendre l’ascensseur mais quelque chose me dit de ne pas monter dans la cabine!
-= Tu veux que nous prenions l’escalier?
-= Si ça ne te dérange pas je préfère.
Nous empruntons l’escalier. En tête elle dévalle les marches. Je n’avais pas remarqué qu’elle avait passé un superbe tailleur qui lui va comme un gant. Son handicap n’as pas l’air de l’as gêner et elle as passé une mèche de cheveux blonds sur son bandeau noir afin de le camoufler. Je l’as trouve rayonnante comme si une chance de refaire sa vie lui était donnée.
Un bruit sourd l’as fait s’arrêter net dans son envollée. Elle se retourne et m’observe interrogative.
-=Je ne sais absolument pas de quoi cela peut provenir.
Nous descendons encore un étage pour nous retrouver au rez de chaussée. Elle tente en vain d’ouvrir la porte.
-= Attends je vais te montrer.
Je passe mon coude devant une lentille optique, un petit bruit retenti enfin la porte se déverrouille
Léa: -= Qu’est-ce que c’est comme système de sécurité?
-= Le dernier en date. Il s’agit tout bonnement d’un implant que l’on m’as fait sous la peau.
-= Et ça fait mal?
-= L’implant? Non, pas du tout. Il s’agit d’une petite opération; On te glisse l’objet sous anesthésie locale. J’oublie même parfois que j’en porte un mais j’avoue que c’est bien plus pratique que d’avoir constamment besoin de présenter un laissez passer.
La porte s’ouvre dans un nuage de poussière. Une dizaine de personnes est agglutinée devant la cage d’ascensseur. Visiblement il a l’air endommagé. Je demande à un agent d’entretient: -= Qu’est t’il arrivé à l’ascensseur?
-= Il semblerait que le câble de la cabine est lâché alors qu’il a été vérifié récemment.
-= D’accord merci.
Je rejoint Léa.
-= Cela t’arrive souvent d’avoir ce genre de prémonitions?
-= Oui, constament. Tu vois, tu as bien fait de m’écouter.
Totalement absorbée dans mes pensées je n’écoute même plus la jeune femme qui me suis désespérément. Moi qui ne crois absolument pas à la voyance, je viens d’être servie! Enfin, nous allons peut être avoir la fin de l’énigme. J’entre la première dans le cabinet de l’hypnotiseur. Cette personne a déjà réussi à résoudre pas mal d’affaires. Par exemple une personne croise une voiture dont le conducteur vient de commettre un délit mais n’as pas penser à relever son numéro d’immatriculation, il parvint à le retrouver dans la mémoire enfouie de la personne qui a croisé le véhicule en question. Le cabinet ressemble à s’y méprendre à celui d’un psy. Une immense bibliothèque, un bureau au centre d’une immense pièce et de nombreux tableaux abstraits aux murs. L’ hypnotiseur se lève du canapé, la vingtaine, il porte un jean, une simple chemise et des basquettes, pas du tout le genre de personne sur laquelle je pensait tomber. Il nous met à l’aise: -= Bonjour mesdames. Asseyez-vous, souhaitez-vous boire quelque chose?
Léa: -= Pour moi non? Elle se tourne vers moi.
-= Rien pour moi non plus. Si nous commencions? Vous me paraissez bien jeune?
Monsieur Henry l’hypnotiseur: -= Je sais, c’est-ce-que tout le monde se dit en me voyant. J’ai lu votre dossier Madame Ryan. J’espère de tout cœur que je vous serais utile. Je m’explique, il arrive lors de grave traumatismes que la mémoire soit partiellement occultée. Dans ce cas il est impossible de savoir ce qui c’est passé. Voilà, c’est à peu près tout. Vous êtes prête Léa?
-= Oui. Où voulez vous que je me mette?
-= Vous n’avez qu’à vous allonger sur le canapé. Madame Shilova vous restez?
-= Si je peut je veut bien.
-= D’accord, asseyez-vous à côté de Léa.
Je suis impressionnée par la détermination de la jeune femme et par son sang-froid. Je lui prend la main. Son regard est empli de gratitude et d’espoir. Je met en marche mon camescope.
-= Je vais commencer, s’il vous plait, lâchez vous la main. Maintenant, vous allez allonger vos bras le long de votre corps et vous relâcher. Respirez normalement. A présent vous allez suivre mon regard, vous vous sentez de plus en plus fatiguée, vos paupières sont lourdes, vous avez de plus en plus de mal à les garder ouvertes, vous vous endormez, vous vous laissez aller, vous vous endormez peu à peu. Vous êtes calme et détendue.
Je n’en reviens pas, la jeune femme à mes côtés viens de sombrer dans le comat!
-= Elle est endormie?
L’hypnotiseur: -= Non, pas tout à fait. Je dirais qu’elle est dans une sorte d’état de conscience modifié. Léa, à présent vous allez revenir la nuit de votre agression, est-ce-que vous vous en souvenez?
Son visage se crispe. De longues larmes coulent le long de ses joues. Son teint devient cireux.
-= Oui je me souviens.
-= Pouvez-vous me dire ce qu’il s’est passé ce jour là?
-= Je venais de terminer une consultation avec un client, je le raccompagnait à l’entrée lorsque mon deuxième client est arrivé. Il ne s’agissait pas d’un client habituel.
-= Pouvez-vous essayer de le décrire?
-= Oui c’est une personne d’une quarantaine d’années en costume clair. Il a une calvitie mais c’est un très bel homme. Il mesure environ un mètre quatre vingt. Je l’invite à entrer, ce qu’il fait puis nous traversons le couloir d’entrée jusqu’à mon bureau. Enfin nous entrons, il me tend la main avec un sourire enjôleur. Je lui sert la main puis c’est le trou noir.
Je demande à monsieur Henry: -= Je peut lui poser une question?
-= Vous pouvez essayer mais je ne sais pas si elle va vous répondre.
-= Léa, seriez vous capable d’en faire un portrait si je vous donnais un crayon et une feuille?
-= Oui.
-= Léa, vous allez vous asseoir et ouvrir les yeux tout en restant endormie. Vous avez compris?
-= Oui.
Tel un robot, la jeune femme s’éxécute.
La forme du visage, la coupe de cheveux, tout me porte à croire que je connais cette personne. Plus les traits se précisent et plus mon impression de « déjà vu » se confirme.
-= Mince, je crois que je le connais!
Léa a fini son portrait. Je suis ébahit par tant de précision, tout y est même la légère cicatrice sous le menton.
Monsieur Henry: -= Je vous remercie Léa, à présent pouvez-vous me dire si vous vous souvenez ce qu’il s’est passé après vous être évanouhit?
De nombreuses images défilent anarchiquement dans son esprit, sans suite logique:
-= J’ouvre les yeux. Je suis dans une grande pièce, une lumière intense provient du plafond comme dans une salle d’opération. Je suis attachée à un fauteuil. Je ne peut pas regarder sur les côtés, seulement en face de moi. Je vois à présent un écran de cinéma. On me pose des questions.
L’hypnotiseur: -= Quelles questions?
La tête de la jeune femme est secouée de gauche à droite, de grosses gouttes de sueur coulent sur son visage.
-= Je n’arrive pas à me souvenir. Puis elle hurle: -= Non! Pas ça! Arrêtez! Non!
-= Léa, vous n’êtes plus dans cette salle, vous êtes à présent allongée sur une plage, vous entendez le bruit des vagues, il fait beau et vous êtes détendue. Vous n’avez jamais été aussi bien, la brise marine vous caresse le visage. Vous entendez le chant des mouettes, les cris des enfants qui jouent sur le sable.
La jeune femme qui paraissait prise d’une peur panique est à présent détendue et seraine, la frayeur laisse place à la béatitude. Un sourire angélique s’insinue peu à peu. Les traits tirés et les cernes sont gommés de ce doux visage.
-= : Je vais compter jusqu’à trois et vous allez vous réveiller. Vous aurez tout oublié, vous vous sentirez calme, reposée et détendue. Un, deux, trois, réveillez-vous!
La jeune femme émerge peu à peu de sa léthargie. Je me tourne vers monsieur Henry: -= Si avez terminé, j’aimerais l’emmener avec moi où vous voulez-vous procéder à une autre scéance?
-= Non, c’est fini pour aujourd’hui.
Je racompagne la jeune femme dans ses appartements. Elle est visiblement d’humeur joyeuse.
Léa: -= Je vais piquer une tête à la piscine, vous venez avec moi?
-= C’est gentil mais j’ai encore pas mal de travail. Je lui montre le portrait qu’elle a dessiné: -= Est-ce que cette personne évoque quelque chose pour vous?
La jeune femme: -= J’ai une vague impression comme si je l’as connaissait mais non je ne connais pas cet individu, pourquoi?
-= C’est vous qui avez dessiné ce portrait, voilà pourquoi.
-= Avec tout le respect que je vous dois vous devez faire erreur car je ne sais absolument pas dessiner alors de là à faire un portrait il y à de la marge!
-= Ce n’est pas grave, je vais voir ce que je peut tirer du dessin, je repasserais vous rendre visite plus tard. Reposez-vous bien.
Je retourne voir Henri celui qui a extrait la séquence de la femme poursuivie à travers bois de la vidéo du viol de la bonne sœur. J’entre dans son bureau.
-= Salut Henri, j’ai à nouveau besoin de tes services, t’es dispo.?
Henri: -= Pour toi princesse aucun problème!
-= Au fait qu’est-ce-que ça a donné ta recherche de poudre dans le coffre de la bagnole?
-= Ben c’était effectivement la même cocaïne que celle sur la tête retrouvée dans le garage du trafiquant.
-= C’est cool, il est sous les barreaux à présent?
-= Non, six pieds sous terre. Il y a eu une fuite car à peine la conclusion de mon rapport a été transmise qu’il a été exécuté Losque la police est arrivée chez lui pour l’arrêter il n’y était plus. Le corps a été repêché hier dans un marécage proche de Miami en partie becté par les crocodiles. Aparemment ses amis ont mis fin à leur collaboration. Qu’est-ce-que je peut faire pour toi aujourd’hui?
-= Je t’ai rapporté la vidéo du viol et un dessin. Tout d’abbord pourrais-tu isoler le visage de la femme poursuivie à travers bois?
J’entre le c.d dans l’ordinateur de mon collègue. Le film défile jusqu’à arriver au « blanc ». Henri isole le passage sur son p.c.
-= Bon, à présent voyons ce que l’on peut faire de ça.
La mini séquence vidéo reprend, une femme court à travers bois, un court instant elle se retourne sa tête faisant face à l’objectif. Henri remet la séquence depuis le début jusqu’à ce passage.
-= Là!
Il clic sur la souris et l’image se fige. Malheureusement, elle est trouble.
-= Attends je vais arranger ça. Un logiciel nettoie l’image qui peut à peut s’éclaircie. Lorsqu’enfin la « photo » se stabilise le visage de Léa apparaît à l’écran.
Henri: -= Satisfaite?
-= Oui, il s’agit bien de la jeune femme que j’ai retrouvée à Knoxville. Je l’ai ramené au centre et elle a subit une séance d’hypnose. Elle a fait ce portrait. Serait-tu à présent en mesure de voir s’il correspond à la tête du bourreau?
-= Je vais voir car si mes souvenirs sont exactes il portait bien une cagoule?
-= Oui. Mais j’espèrais que tu pourrais peut-être l’as retirer.
-= L’as retirer non. Par contre, on vas déjà isoler la « photo » de sa tête. Voilà qui est fait. A présent donne moi le portrait. Je le scanne, c’est fait. Enfin, je vais utiliser le programme de comparaison des empruntes digitales pour voir s’il y a des points de concordance entre les deux têtes.
L’ordinateur place le portrait fait par Léa sur celui du bourreau cagoulé extrait de la vidéo. Puis des points de concordance apparaissent au fur et à mesure sur l’écran dessinant un schémas jaune. Le verdict tombe une minutes après: « Match! »
Henri: -= Tu as de la chance, tu teint le portrait de l’agresseur.
-= Super! Je te remercie. Bon je te laisse j’ai du pain sur la planche.
-= On dirais oui! Repasses quand tu veux, c’est toujours un plaisir de t’aider.
De retour dans mon bureau je scanne à mon le dessin sur mon ordinateur. Plus je regardes le dessin plus je sent que je connais vraiment cette personne… J’entre à présent le visage dans le fichier d’interpol.
Steve Marble né le 24 mai 1972 à Détroit. Mort avec les honneurs militaires en mission de reconnaissance en 2004 à Berlin à 32 ans.
Nous sommes en 2012, il aurait donc pile 40 ans. Aucun doute possible néanmoins sur la personne. Je poursuit donc mon investigation et je pénètre maintenant dans les fichiers de la C.I.A.
Karl Kruger, 40 ans agent d’infiltration en activité. Adresse: 34 waterfall walk Détroit même l’adresse n’as pas changé. Cette fois j’en suis certaine, il s’agit bien de mon instructeur! Comment est-ce possible qu’il soit mêlé à cette histoire de viol? Invraissemblable lorsque l’on connaît le personnage! Je ne vois qu’un seul moyen de savoir: « Aller lui rendre une petite visite de courtoisie ».
Lorsque j’ai réussi la téléportation Monsieur Kruger vint me rencontrer pour me proposer de devenir agent de terrain toujours pour le compte de la C.I.A. Il fut mon instructeur pendant deux ans ce qui créé forcément des liens. Nous avons même eu une liaison qui ne dura pas très longtemps du fait de notre différence d’âge. Malgré tout il est resté pour moi l’un de mes meilleurs amants et je conserve de lui de très bons souvenirs. Karl est devenu par la suite une sorte de père pour moi prenant toujours soin de savoir ce que je devenais lorsque je suis devenue autonome. Enfin, nos chemins se sont définitivement séparés lorsque j’ai quitté la C.I.A pour intégrer l’agence pour laquelle je travaille à présent.
Le lendemain soir, je suis assise sur le canapé dans le salon de Karl. Je suis entré sans difficulté dans sa maison après avoir simplement chuinté le système d’alarme. Je commence à trouver le temps long. Cela fait environ deux heures que j’attend qu’il rentre. Pour passer le temps, j’ai retirer le chargeur de mon pistolet et je joue avec sa culasse et une balle que j’ai gardé. Je l’as fait monter puis je l’as retire. Je sais que ce n’est pas bon pour le ressort qui chauffe mais ça me détend! Je me lève, marre d’attendre. Je repasserais demain! Je m’aprète à partir lorsqu’ enfin j’entend une clé tourner dans la serrure. J’attrape le chargeur de mon arme sur la table basse et je l’as recharge. Enfin je pointe le pistolet en direction de l’entrée.
D’emblée ce que je trouve marrant c’est la surprise qui se lit sur son visage lorsqu’il m’aperçoit. Les cours me reviennent en mémoire: « Ne pas tenter de s’enfuir devant une personne qui vous braque d’une arme ». En vrai professionnel qu’il est il reste calme et détendu. Karl entre et accroche son par-dessus au porte manteau.
-= Je ne pensais pas que je te manquerais à ce point! Bon, visiblement tu n’est pas venue pour ça. Qu’est-ce-qui me vaut le plaisir de ta visite?
-= Ceci.
A l’aide de la télécommande je met en marche le téléviseur et le lecteur D.V.D. Le film défile. Karl s’assied. Au départ stoïke je le vois se décomposer au fur et à mesure que le film avance. A la fin je voit son visage littéralement se « liquéfier ».
-= Eh! Mais on dirais que c’est moi là! Comment c’est possible?
-= A toi de me le dire. Cette vidéo est celle du viol de sœur Catherine envoyée au Vatican accompagnée de la croix de son ordre. Crois-moi ils ont pris l’affaire très au sérieux! J’enquète depuis et je suis remonté jusqu’à toi. Tu peux m’expliquer?
-= C’est un montage vidéo voilà ce que c’est.
-= J’y ai bien pensé mais malheureusement pour toi le film est tout ce qu’il y a de plus authentique, je l’ai fait analyser avant de venir. Trouves très vite autre chose car pour l’instant tu es ma seule piste.
-= A mon avis ça a rapport avec l’affaire sur laquelle je travaille actuellement.
-= On t’as remis sur le terrain?
Karl: -= Oui, depuis le nombre croissant d’affaires impliquant la C.I.A, il est de plus en plus difficile de trouver des personnes désireuses de travailler pour nous donc on remet en service des vieux comme moi.
-= Sur quoi travailles-tu?
-= Je ne suis plus affecté aux « lourdes tâches ». On m’as refilé une affaire pourrie: Surveiller les activités de vieux milliardaires qui sont suspectés de trafic de cocaïne et de blanchiment d’argent. Ils voyagent énormément entre les États Unis et l’Amérique du Sud. J’ai découvert de quoi il s’agissait réellement. Cela n’as strictement rien à voir avec un simple trafic de drogue. Je me suis fait passer pour un vieux milliardaire ayant fait fortune dans la chaussure mais apparemment ils m’ont démasqué. La preuve en est cette abjecte vidéo me mettant en scène, qui plus est avec une bonne sœur! En faisant cela ils ont due s’imaginer que la compagnie chercherait à vite étouffer l’affaire en me faisant disparaître. Du coup ils auraient retrouvé la tranquillité dans leurs affaires.
-= Admettons que je te crois pour le film. Qu’est-ce-qui pousse ces personnes à voyager si souvent et à vouloir t’évincer de leurs affaires?
-= Tu te doute bien que je ne peut pas t’en dire plus sachant que tu ne fait plus partie de la compagnie! D’ailleurs pour qui travailles-tu à présent?
-= Ma « compagnie » n’as pas d’existence légale donc n’as aucun compte à rendre au pays. Par conséquent elle n’as pas de sigle.
Karl: -= Et pourquoi je te croirais?
-= Je te rappelle que c’est moi qui tient le pistolet.
-= Tout juste! Voilà ce que je te propose, demain je vais au Mexique pour mon enquête. Si tu veux tu m’accompagne, comme ça tu pourras remonter aux sources du film. Qu’est ce que tu en pense?
-= Et comment puis-je avoir confiance?
-= La confiance marcheras dans les deux sens puisque tu n’as aucune preuve à m’apporter concernant l’existence de ton patron.
-= C’est d’accord, je t’accompagne ça me rappelleras le bon vieux temps où nous travaillions ensembles. Par contre c’est moi qui m’occupe d’organiser le voyage puisque tu ne sais pas d’où viens la fuite sur ton identité.

Nous arrivons à 13h45 à bord d’un jet privé à Mexico. Un sombrero vissé sur la tête, Youri vient nous accueillir.
Karl: -= C’est quoi ça? Plus discret tu meurt!
C’est vrai que malgré sa tenue décontractée: Jeans rappiécié, santiags usées et un collier de fleurs au cou, rien ne dissimule sa carrure de gymnaste accompli. Dur de croire qu’il s’agisse d’un simple touriste! Plus l’allure d’ un homme de main de la mafia avec son attaché-case noir à la main qui dissimule en fait un pistolet mitrailleur.
Ne sachant quoi lui dire tellement il a raison, j’ironise: -= Que veux-tu, l’art du camouflage se perd!
Youri retire ses lunettes de soleil: -= Vous avez fait bon voyage?
-= Oui, ça va. Tu as eu le temps de préparer notre petite excursion?
-= C’est sans problème! Tout est près mais c’est pour quand?
-= On ne sait pas encore mais en attendant on peut déjà profiter du pays.
-= O.k c’est cool, suivez-moi.
Karl: -= De mieux en mieux!
Un Humer nous attends garé devant l’aéroport. Igor en descend en tenue de camouflage: Un tee-shirt vert kaki manches courtes, un pantalon de treillis et pour finir le tableau une plaque de G.I autour du cou! Là, j’éclate d’un grand fou rire.
-= Excuses-moi Karl, c’est nerveux. Apparemment l’art du « camouflage » n’est pas leur fort.
-= Il aurais aussi bien fait de s’accrocher une pancarte dans la dos!
Une demi heure après nous arrivons à l’hôtel.
-= J’ai pris soin de réserver une grande suite avec quatre lits.
La suite est vraiment immense. Mes trois amants se comportent en vrai gentlemans avec moi. Il n’y a aucune compétition masculine entre eux, sûrement parce qu’ils sont en nombre impair. Je suis aux petits soins.
Karl sort de sa valise un petit ordinateur portable qu’il dépose sur la table basse du bar. Je m’approche de lui.
-= Je vais essayer de trouver un réseau wifi. Voilà j’en ai « accroché » un, il ne reste plus qu’à me connecter. Je vais lancer un programme qui va trouver la clé d’accès et me permettre de l’utiliser.
Igor: -= Que veux-tu boire Alicia?
-= Un scotch sans glace s’il te plait.
-= Tout le monde veut la même chose?
Comme personne ne semble s’intéresser à lui il sert quatre verre de scotch.
Karl: -= Je crois que cette fois c’est bon!
Il décroche ensuite un petit combiné téléphonique accroché à l’ordinateur.
-= C’est gratuit et en plus c’est quasiment impossible à repérer. Allo Carlos, c’est Karl. Je viens aux nouvelles.
Carlos: -= Salut Karl, tu fait bien de m’appeler car il y a du mouvement là haut. Je me suis rencardé. C’est pour demain.
-= Ok je te remercie. Salut. Carlos est mon indic. A la base c’est un agent infiltré de la D.E.A mais il n’est pas contre faire « un petit extra » en échange d’un service. Il doit y avoir une cérémonie Maya demain à la cité de Chichen Itza.
-= Une cérémonie Maya à notre époque tu veux rire?
-= Non, pas du tout. Vous croyez que vous pourriez obtenir un hélicoptère pou demain matin?
-= Oui rien de plus facile, avec un peu d’argent tout s’obtient au Mexique. Mais qu’est ce que tu compte en faire?
-= Le mieux est que nous y allions seuls tous les deux. Je ne tiens effectivement pas à attirer l’attention sur nous. L’avantage de l’hélicoptère est de pouvoir voler sous le contrôle radar pour sauter en parachute à proximité de la cité.
Je me tourne vers mes deux molosses:
-= Je vais devoir vous laisser ici. Igor, tu peux nous emmener?
Youri: -= On peut vous emmener mais le problème c’est la jungle. Igor va devoir vous lâcher au dessus d’une clairière. Je vais regarder sur une carte satellite, je peut utiliser votre ordinateur Karl?
-= Oui oui allez y.
Youri se connecte au satellite de notre agence.
-= Alors, le plus près de la cité est une clairière, là, regardez!
Il zoom sur l’image.
-= Ce sont des bûcherons néanmoins cette nuit ce sera désert, c’est l’endroit rêvé pour votre atterrissage.

Le lendemain matin nous survolons la dense forêt équatoriale à bord de l’hélicoptère. Au bout d’une demi heure de vol:
Igor: -= C’est bon, vous pouvez sauter!
Je me jette la première dans les airs. Mon compagnon saute juste après moi.
Je sent le vent fouetter mon visage. Plus nous descendons et plus l’air se réchauffe. La descente est de courte durée car Igor nous as lâché le plus bas possible afin de ne pas nous faire repérer. Au bout de trente secondes, je touche enfin le sol. Karl a moins de chance et fini sa course dans un arbre. Heureusement pour lui, il s’agit d’un petit arbre marqué d’une croix donc trop jeune pour être abattu. Je retire mon parachute puis je me rend au pied de l’arbre.
-= Alors, on a raté son entrée?
-= Ne m’en parle pas! Je crois que j’ai perdu la main depuis le temps. Tu peux m’aider à redescendre?
-= Avec plaisir.
Je remonte ma manche droite et saisis mon couteau de bras puis je grimpe à l’arbre.
-= Attention je coupe!
Je sectionne d’un coup la corde coincée dans la branche. Mon compagnon retombe de quatre mètres sur ses pieds sans dommage. Nous mettons en boule chaque parachute et je les dissimule dans les broussailles. Alors que je me relève il s’écrie:
-= Alicia, là, sur ton épaule!
A peine un regard jeté à mon épaule que j’envoie promener d’un revers de la main une énorme mygale.
J’hurle: -= Saloperie de bestiole!
Karl sort son

moitié "Loup Dragon"

Posté le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon
Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. En effet, tous les descendants des tribus alentour vont se rejoindre au lac Hudson durant toute la journée. A la tombée de la nuit, un lieu secret sera désigné pour y célébrer en cachette des rites ancestraux.
Noémie vit avec ses parents dans un chalet à Hermon dans la Maine.
C’est une jeune femme de vingt ans. Elle se lève de très bonne humeur en pensant à la fête qui l’attend ce soir. Noémie est à moitié de souche Iroquois. De l’autre des Hurons. Bien que très belle avec ses grands yeux noisette en amande et de très grandes nattes, elle a constamment droit à des brimades à son école. Surtout de la part des autres jeunes filles de sa classe, jalouses de son succès auprès des garçons. « Face de terre cuite » est bien entendu l’insulte la plus habituelle. Mais cette pensée est vite dissipée. Le sourire lui revient lorsqu’elle repense à ce qui l’attend lors du rassemblement : Les rites Chamaniques ayant évolué avec la civilisation, la femme Indienne est devenue au XXI ème siècle l’égale de l’homme.
Donc, pour marquer son passage à l’âge adulte, Noémie sera initiée à « L’animal Totem ».


Comme d’habitude, Kévin arrive encore en avance. Il vérifie nerveusement, une fois de plus le dépliant que lui a remis la veille son professeur d’histoire :Il s’agit bien du musée GUIMET à PARIS.
Dans le cadre d’un voyage d’étude, sa classe et lui y vont pour visiter l’étage consacré aux bouddhas.
Problème de taille, son avance puisque le jeune homme a au moins une heure d’avance. Il décide néanmoins de commencer la visite seul. Une fois s’être acquitté du droit d’entrée, il entre et arpente le couloir consacré à d’innombrables objets bouddhiques.
Son attention est particulièrement attirée par une statue en bois sous laquelle une étiquette métallique stipule qu’une expertise scanner a permis de déceler un chapelet dans la tête de ce bouddha.
Daté du XI ème siècle de l’époque KORYO, il s’agit d’une des plus anciennes statues de l’art Coréen.
Un gardien passe à ses côtés puis s’éloigne. Kévin tente d’attirer son attention et l’appelle dans l’espoir de l’interroger. Malheureusement, l’employé du musée paraît tellement absorbé par ses pensées qu’il ne semble pas l’entendre. Il continu son chemin puis finalement, s’engouffre par une petite porte, dans une parie du musée réservée aux employés seuls.
Malgré l’interdiction au public de passer, le jeune homme passe outre et le suit. A sa grande surprise, aucune trace du gardien dans la pièce où il vient pourtant de pénétrer. En observant l’espace qui l’entoure, il se rend compte qu’il est en fait dans un atelier de nettoyage et de rénovation.
D’innombrables statues, livres et objets sont disposés sur une très grande table en attendant une « cure de jouvence ». Son regard scrute ce trésor sans âge et est attiré par un superbe katana.
Malgré une très forte envie de le toucher et de le prendre, un incontrôlable picotement se fait ressentir au creux de sa nuque et le long de sa colonne vertébrale ;Sa bonne conscience le retient mais les paroles de son camarade de chambrée lui reviennent en mémoire- :Si tu ne passes jamais aucun interdit, comme un défit que tu te lances à toi-même, jamais tu n’auras le courage d’aborder une fille. C’est comme ça que l’on devient un homme !
Le sabre est entre ses mains sans qu’il n’est eu le temps de comprendre ce qu’il s’est passé. Le jeune homme scrute nerveusement la pièce comme s’il venait de commettre un terrible méfait. Personne, la pièce est déserte. Rassuré, ses mains sortent la lame de son fourreau.
Impressionné, l’étui est reposé sur la table afin d’en admirer les différentes gravures qui ornent le pommeau. Il s’amuse à fendre l’air. Pour la première fois de sa vie il, se sent libre. C’est une tout autre personne qui évolue à présent dans l’espace réduit de la petite salle. Ses coups sont portés avec dextérité et assurance.
Soudain, une personne fait irruption dans la pièce et vient casser cette synergie.
-:Qu’ est ce que vous faites là ?
Tentant de replacer l’arme dans son fourreau, Kévin s’entaille l’index droit. Il repose le sabre, le doigt en sang.
-: Montrez moi votre blessure.
Une plaie béante laisse échapper un flot discontinu de sang.
- : Attendez, restez ici, je vais chercher la trousse de secours.
Lorsqu’il revient, l’employé trouve le jeune homme assis sur une chaise toujours en pleine contemplation du sabre malgré le sang qui continu à se répandre sur la table.
-:EH !Vous avez vu ? D’un signe de tête, il lui montre la flaque rouge.
Kévin redescend les pieds sur terre -:Non, je ne m’étais pas rendu compte que cela coulait autant !
-:Approchez vous de la lumière que je vois ça de plus près. Eh ben mon vieux, vous ne vous êtes pas loupé ! Je ne pensais pas que ce sabre pouvait autant couper.
En même temps qu’il pose une énorme compresse sur l’entaille :- :Tenez, pressez sur votre blessure, ça arrêtera l’hémorragie. Alors, que faisiez vous là ?
-:J’ai traversé tout à l’heure le couloir où sont exposés les statues de Bouddha. J’en ai vu une sur laquelle une étiquette précisait que des scientifiques s’étaient amusés à en scanner la tête et avaient trouvé à l’intérieur un chapelet. Ensuite, j’ai vu passer un employé du musée. Je l’ai appelé mais il ne m’as pas entendu et est entré ici. J’ai pensé qu’en me permettant juste d’entrer, j’aurais peut être la chance de le retrouver afin de lui demander des renseignements sur cette fameuse statue. En fait, j’ai un exposé de la visite à rendre car j’étudie l’histoire de l’art. En entrant dans cet endroit, j’ai vu toutes ces magnifiques pièces et j’avoue que je n’ai pu m’empêcher de tomber en admiration pour ce superbe katana. Dites, vous n’allez pas me dénoncer à la police au moins ?
-: Sincèrement ? Non. Si on apprenait que vous êtes venu ici jouer les apprentis Zorro, je serais bon pour nettoyer les toilettes du musée de fond en comble jusqu’à la fin de mes jours. De plus, je crois que vous avez suffisamment été puni.
- : D’où vient t’il ce sabre ?
- : Nous le savons pas exactement. C’est une personne anonyme qui nous l’as envoyé du Japon en prétextant vouloir le mettre en sûreté. La lettre qui l’accompagnait a cela d’intrigant : Il s’agirait en fait d’une très ancienne arme qui aurait permis à un jeune villageois de tuer un dragon pou prouver son sa vaillance afin de conquérir le cœur d’une jeune femme. Le sang du dragon permettrai à la lame d’être inaltérable.
- : Avez-vous fait des tests pour voir si la lame résiste ?
- : Dans le domaine scientifique, il n’y a malheureusement aucune place pour la mythologie.
Kévin - : Qu’est ce que vous voulez dire ?
-: Ce que je veux dire c’est que l’existence des dragons n’ayant jamais été prouvée scientifiquement, il n’y a donc aucune raison que ce sabre est un quelconque pouvoir magique. De plus, l’analyse au carbone 14 nous laisse à penser qu’il là plus d’un canular que d’une quelconque relique. Le métal de la lame ainsi que l’ivoire du fourreau sont contemporains. Le XXI ème siècle pour être exacte. Désolé de vous avoir déçu. Votre doigt va mieux ?
- : Oui, apparemment ça ne coule plus.
Kévin retire la compresse. Un trou profond s’est insinué sur la première phalange.
Si ça ressaigne, il faudra que vous consultiez un médecin afin qu’il vous fasse des points de suture. Je vais vous mettre un pansement en attendant.
Une fois celui-ci apposé sur la blessure, Kévin rejoint le groupe de sa classe rassemblé à l’entrée du musée.
Son professeur - : Quelqu’un as vu Kévin ?
Kévin - : Monsieur Vulcain, je suis ici.
Le prof.-: J’étais inquiet de ne pas vous voir puisque vous êtes d’habitude toujours en avance. Bien, la visite peut donc commencer.

Noémie est encore devant le miroir de la salle de bain lorsque son père l’appelle. - : Noémie, ça fait plus d’une heure que tu te prépares. J’espère que tu vas te décider à sortir. Tu ne voudrais quand même pas manquer la fête ?
-: Non, non. Aucun risque. J’arrive !
Elle porte une robe marron clair parsemée de franges. De longues tresses retombent sur ses épaules. Telle une fusée, elle dévale les escaliers quatre à quatre. Le bruit des talons de ses San-Tiags empli la petite demeure.
Son père se retourne. - : Tu es superbe ma fille. Peut être vas-tu me faire le plaisir par enfin rencontrer un mari !
Sa mère -: Laisses la donc tranquille, elle a encore bien le temps pour ces choses là !
-: Oui mais j’aimerais qu’elle y songe. Surtout qu’au rassemblement, il n’y aura que des Indiens.
La mère - : Et alors, qu’est ce que ça peut bien faire qu’en bien même ce serait quelqu’un d’autre ?
-: Ben, euh…Rien. C’est juste que…
Noémie - : Arrêtez de vous chamailler. Je n’ai aucune envie de me caser alors détendez vous. Allez, on y va sinon on ne sera jamais à l’heure au lac Hudson pour connaître l’endroit choisit cette année pour la fête.
Le père - : T’entends ça ? Bientôt, elle va nous commander. C’est vraiment le monde à l’envers !
Noémie lui souris, le sert dans ses bras et l’embrasse. - : Je t’aime très fort mon papounet.
Le père - : Allez, tout le monde en voiture.
Il est 6h30 lorsqu’ils quittent le chalet. Ils arrivent presque les derniers après dix heures de route. Accueillis à bras ouverts, la fatigue du périple est vite dissipée. De longues embrassades s’ensuivent et à chaque retrouvaille on s’empresse de dire à Noémie -: Tu te souvient bien sûr de mon fils ? Et à chaque fois c’est la même réplique de la part de la jeune femme- : Je suis très bien toute seule, merci.
Son père retrouve Mike, plus connu sous le nom d’ « Oeuil de faucon ».
Mike - : Alors Aigle agile, vieux frère, comment vas-tu ?
-: Mieux, maintenant que je te revois. Tu connais bien sûr Maria ma femme. Et voici Noémie ma fille.
- : Et bien, elle a drôlement grandi. Vous voulez vous joindre à nous ? J’ai installé ma petite famille dans cette caravane là bas. Suivez moi.
Noémie - : Vous n’avez pas de fils à ce que je me rappelle ?
Mike - : Et non, malheureusement. Pourquoi ?
Noémie - : Tant mieux, pour rien, pour rien…
Lorsque la jeune femme s’est éloignée, Mike - : Pourquoi ta fille m’as t’elle demandé ça ?
Le père de Moémie -: Je crois qu’elle en a marre qu’on lui présente le fils de l’un puis le fils d’un autre. Tu comprends, aujourd’hui, elle passe son initiation à l’âge adulte.
-: D’accord, là, je comprend mieux !

Lors de la visite, Monsieur Vulcain remarque le pansement de Kévin:
-:Qu'est-ce-qu'il t'est arrivé?
-:Je me suis coupé mais maintenant ça va mieux.
La visite se poursuit sans encombre.

De retour à la chambre d'hôtel, Kévin raconte ce qu'il lui est arrivé à Jack son camarade de chambrée:
Jack-:Là tu m'épates! Un Katana ayant servit à tuer un Dragon, ouah! Ton histoire est géniale! Excuses-moi mais te connaissant, j'ai vraiment du mal à croire que tu ai osé le prendre sans parler que celà fait vraiment compte de fée.
Kévin-:Ah oui. Et comment tu expliques ça? Il retire le pansement et montre son doigt à son confidant.
Jack -:ça? Sans vouloir te véxer c'est ton doigt, mais je ne voit pas bien le rapport désolé.
-:Je ne te parle pas de mon doigt mais de l'entaille, et crois-moi si tu veux mais je ne me l'as suis pas fait, exprès pour confirmer mes dires. J'ai trop horreur de la vue du sang.
Jack-: Mon vieux tu débloques complètement! Y'as strictement aucune coupure sur ton doigt. C'est pas d'un toubib dont tu as besoin mais d'un psy!
-: Un quoi? Mais c'est pas possible, ça n'arrêtais pas de saigner cet après-midi!
Le jeune-homme a beau observer son doigt de plus près sous toutes les coutures, il doit bien se rendre à l'évidence: La plaie s'est bel et bien refermée.
Kévin -:Là, je n'y comprend plus rien.
Jack -:Ben moi ce que je comprend c'est que tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil.
-: Oui, tu as raison. De toute façon, je suis mort de fatigue.
Les deux jeunes s'allongent chacun dans leur lit.
Jack -:Tu m'as qu'en-même bien bleufé. Un moment, j'avoue que je t'aurais presque cru.
Kévin -:Mais je te jure...Je sais pas ce qu'il y a eu...
Jack -:Aller, laisse tomber, ça resteras entre nous t'inquiètes pas.
-:Qu'est-ce-que tu veux dire?
-:J'ai absolument pas envie que tout le monde sache que je partage ma chambre avec un skyzophrène! Bonne nuit, à demain. Kévin n'entend pas ces dernières paroles, il est déjà plongé dans un sommeil profond.

Le père de Noémie secoue sa fille par l'épaule-:Réveilles-toi fainéante, nous sommes arrivés.
-:Où sommes-nous?
-:Tu t'es endormie pendant le trajet. Tu devais déjà être fatiguée par le voyage jusqu'au lac Hudson. A présent, nous sommes au lieu choisit pour le rituel.
-:Super! Et où sont les autres.
-:Descend de voiture et regardes par toi-même.
Noémie sort du véhicule. Un spectacle ahurissant l'attend: Un cercle gigantesque d'une bonne centaine de voitures tous phares allumés les encerclent. Celà donne une impression suréelle.
-:Où sommes-nous?
Son père -:Nous sommes près de Los Alamos, dans un désert au Nouveau-Mexique.
Noémie regarde tout autour d'elle. Le néant et l'obscurité font ressortit la lumière émanant de chaque véhicule. Chaque occupant est descendu et danse autour d'un feu improvisé au son des tambours pendant que d'autres montent un tipi.
Elle se joint à la ronde, très imitée par ses parents. Rapidement, le rythme s'accélère. La cadense atteint son paroxisme puis s'arrête net . Le temps semble comme suspendu. Un petit groupe de cinq anciens et le Chaman viennent l'as chercher puis l'accompagnent dans le tipi. A peine est-elle entrée que la musique et la "farandole" reprennent de plus bel. Le sorcier lui fait signe de s'accroupir sur une peau d'ours devant le feu.
Les anciens lui font face et ont le visage sérieux et froid donnant encore plus de poids à cet évènement.
Le sorcier commence alors par une lithuanie de mots qui n'ont auncun sens pour la jeune fille. Simultanément aux invocations, il jette au feu des poudres et des herbes qui s'enflamment au contact du brasier. Puis, un à un, chacun quitte les lieux. Avant de sortir à son tour, le chaman lui informe:
-: Je viens d'invoquer les anciens esprits afin de leur demander leur accord afin que tu accède au stade d'adulte. Il te faut à présent rester seule avec eux afin qu'ils jugent si c'est effectivement le bon moment pour toi. Restes ici, ne sort pas, fermes les yeux et attends mon retour.
Enfin, il quitte le tipi. A présent seule, les yeux clos, la jeune femme entend la musique des tambours et ressent les soubresauts des pas des danseurs sur le sol. Les seuls sons à ses côtés proviennent du feu qui crépite. Le temps semble une nouvelle fois s'être immobilisé. Après une attente qui lui parrait interminable, Noémie entend enfin le tipi s'ouvrir et une présence entrer. Elle n'ouvre pourtant pas les yeux désireuse de respecter les préceptes. Une vague d'air frais vient lui lécher le visage puis de nouveau la pénombre réapparait lorsque la peau qui fait office de porte se rabat. Elle ressent ensuite un souffle sur son bras droit suivit d'un picotement qui remonte le long de sa colonne vertébrale jusqu'à sa nuque. Malgré les recommandations du sorcier, sa curiosité exacerbée, elle finit par ouvrir les yeux et tombe nez à nez avec un superbe loup blanc. Plutôt surprise, elle regarde l'animal sans crainte. Le loup l'as fixe sans animosité. Une synergie s'opère entre eux.
Noémie -: Bonjour toi, qu'est-ce-que tu fait là?
Toujours dénuée de toute crainte -: Viens, n'ai pas peur.
Le canidé s'approche d'elle doucement. S'ensuivent des caresses; Lui s'assied puis lui lèche le bras juste là où perlent quelques gouttes de sang. Elle le sert dans ses bras. Pendant que Noémie lui parle, le loup continue à lécher la plaie.
-: C'était donc ça que j'ai ressenti tout à l'heure dans le bras. C'est toi qui m'as mordu?
Le canidé s'arrête le temps de l'as fixer un court instant puis reprend son labeur.

La scène dure un bon moment. Noémie l'enlace à nouveau et l'embrasse.
-: Merci mais tu n'était pas obligé. Il lui lèche le visage et se love contre elle. Puis, sans aucune raison il se relève d'un bond. Il s'enfuit après avoir jeté un dernier regard à Noémie. Le sorcier fait alors irruption et s'approche d'elle.
-: J'ai vu un loup sortir. Il ne t'as pas fait de mal au moins?
Noémie -: Non au contraire, il a été très gentil et même affectueux avec moi.
-: Montre moi ton bras. Le sorcier n'en crois pas ses yeux.
-: C'est lui qui t'as fait ça?
-: Oui...Enfin, je crois mais je n'en suis pas complètement sûre. Je crois qu'il m'as soigné en me lèchant.
-: Effectivement, la plaie a l'air cotérisée. Il t'as laissé son emprunte, c'est sa morsure que tu portes sur ton bras.
-: Et c'est grâve?
-: Au contraire! C'est un signe, un témoignage de l'au-delà qui signifie que tu es prête à être une femme.
-: Celà se passe toujours ainsi.
-: Non, il est extrêmement rare que quelqu'un rencontre son Animal Totem!

Les rêves de Kévin sont assez surprenants. D'une grande réalité, il rêve du musée. Il tourne en rond pendant des heures puis sans savoir comment il a atterit là, il se retrouve dans la pièce de restauration, le fameux katana à la main. En entendant quelqu'un actionner la poignée de la porte, Kévin tente de reposer le sabre sur la table. En vain puisque l'arme semble être collée à sa main. Il ne distingue pas la personne qui entre car il se retrouve à voler dans les airs. Ce ne sont plus les murs de la pièce qui l'entourent mais de superbes montagnes. Du haut de l'une d'elles, il observe en contre-bas et est pris de l' ivresse des hauteurs. Contre toute volonté, il s'élance alors dans les airs. Contrairement à ce qu'il s'imagine, tomber et s'écraser, son corps semble se soulever. Tels des battements de coeur, des ailes immenses apparaissent à ses yeux lorsqu'il tente de voir ce qui le transporte. Une peur panique l'envahit lorsque son regard aperçoit deux très grandes ailes de dragon. Il se débat et reçoit un coup au visage. Lorsqu'il ouvre enfin les yeux c'est pour voir son compagnon de chambre, un polochon à la main.
-: Excuses-moi mais tu n'arrêtait pas de crier. Encore un peu et tout le monde serait venu voir ce qu'il se passait.
-: Désolé, j'ai fait un cauchemard.

Quatre années se sont écoulées depuis. Son arrivée à l'université s'est très bien passée. Les cours ont l'air très intéressants. Son attention, outre les cours a été attirée par une superbe jeune-femme de sa classe, grande, brune aux cheveux tressés. Plusieurs regards ont été échangés mais il n'as pas osé faire le premier pas.
Après les cours, il se rend à la bibliothèque. Personne ne semble prèter attention à lui. A sa grande surprise, toutes les tables ont été prises d'assaut. Leurs professeurs leurs ont annoncé que des tests dans toutes les matières auront lieu la semaine prochaine afin de juger de leur niveau respectif. Son sac à la main, il n'ose pas déranger chaque étudiant pour lui demander si la place à leur table est libre. A regret, il préfère quitter l'endroit. Au moment où il va partir une main saisit son poignet. -= Tu peux t'assoir à ma table si tu veux.
Kévin est aux anges. -= Euh, oui merci.
-= C'est bien toi qui ne me quittait pas des yeux tout à l'heure n'est-ce-pas?
Kévin forcé de répondre:-= Oui...Il devient tout rouge.
-= Ne t'en fait pas, je ne t'en veut pas. Je m'appelle Noémie, et toi?
-= Kévin, je viens juste d'arriver à l'école.
A une autre table quelqu'un leur fait signe de se taire. Un surveillant observe la salle à la recherche des perturbateurs.
Noémie: -= On sort se ballader dans le parc?
-= Ok. Sort la première et je te suit.
Une fois dehors, Noémie: -= Ouf! C'est étouffant comme atmosphère!
Kévin: -= Je ne pensait pas que c'était si studieux ici.
Noémie: -= Et encore, t'as rien vu! Suis-moi, je connais un endroit plus tranquille. Elle l'emmène devant une mare.
-= C'est magnifique ici.
-= J'adore cet endroit. En plus, personne ne vient ici. Ils passent tous leur temps à étudier ou à faire la fiesta. D'où es-tu?
-= Je viens de New-York.
-= Alors tu es habitué à l'air pollué des grandes villes.
-= Non, pas complètement. Mes parents habitent près de Central Park donc j'ai la chance de vivre à proximité de la nature. Et toi, d'où es-tu?
Noémie: -= Je suis d'Hermon dans le Maine. Tu connais?
-= Pas vraiment, désolé.
-= C'est un Etat à proche de la frontière Canadienne. En fait, toute ma famille descend des Indiens. Je suis à moitié Huron et l'autre moitié Iroquoise.
Kévin: -= Moi je suis de souche Irlandaise. Il s'assied sur un banc à côté d'elle. C'est Kévin qui relance la discussion: -= Tu ne te sent pas seule loin de ta famille?
-= Des fois si. Mais je suis vraiment heureuse d'avoir fait ta connaissance. On rentre?
-= Oui, je commence à avoir des crampes à rester assis.
Sur le chemin du retour, elle lui prend le bras. Le garçon n'as jamais été aussi heureux de toute sa vie.

L'amphithéâtre se remplit peu à peu. Le chahut d'entrée des éudiants fait place à un silence de glace.
Le professeur: -= Merci très chers jeunes gens. Nous allons pouvoir commencer ce cours par la dissection de l'appareil génital féminin. Ensuite, nous approfondirons la physiologie de chaque organe.
Kévin regarde sa voisine et lui dit: -= Super! A quand la dégustation?
Noémie -= Arrête, tu vas me faire vomir!
Kévin -= Les filles t'ont parlé de la sortie qu'elles organisent ce week-end?
-= Oui, Charlen m'as dit qu'elle organisait une sauterie dans la cabane de chasse de son père. Et bien sûr, elle a invité Jack! Franchement, moi, ça ne me dit rien d'y aller!
-= C'est à cause de Jack que tu ne veux pas qu'on y aille?
-= Oui, enfin, en partie. Ce tas de muscles a un pénis à la place du cerveau. En plus, toutes les filles ont invité un gars qu'elles convoitent, ça va finir en partouze vu comme c'est parti!
-= Charlen m'as dit qu'elle nous réservait la chambre de ses parents.
-= Celle avec un trophée accroché au dessus du lit? Je crois même que c'est une tête de sanglier! Je préfèrerais que l'on passe le week-end ensembles.
Kévin -= Et qu'est-ce-que tu proposes?
-= Une balade romantique en barque, un petit diner aux chandelles et peut-être plus...si affinité.
-= ça, c'est ce que l'on a déjà fait le week-end dernier.
-= Alors on n'as qu'à se faire une sortie cinéma.
-= C'est ce que l'on a fait il y a quinze jours. On vit comme des reclus, un couple de petits vieux!
-= Mais c'est parce-que je veut te garder pour moi toute seule.
-= Ce que je veut dire c'est que l'on ne fait plus rien. On ne voit plus personne!
-= Bon, très bien, on y vas mais si c'est nul ou si ça passe mal on rentre. D'accord?
-= Ok. C'est promis. De toute façon j'avais l'intention de prendre ma voiture, au cas où.
Le professeur -= ça y est, vous avez fini les deux toutereaux? La classe éclate de rire.
Jack -= Laissez M'sieur. Ils ne se sont sûrement pas tout dit cette nuit sous l'oreiller.
Le professeur -= Jack, ce serait bien qu'un jour vous cessier de penser avec vos testostérones. Bon, ce cours est fini. A lundi. Vous pouvez sortir mais n'oubliez pas, interro. surprise à la première heure lundi matin.
A la sortie Charlen les interpelle: -= Alors, vous venez? Dites-moi oui. Sans vous on vas trop s'ennuyer.
Noémie -= C'est bien parce-que Kévin a insisté. Moi, personnellement, ça ne me dit rien de tous vous voir picoller et vous vautrer tout le week-end!
Charlen -= Merci merci merci. La jeune-femme saute sur place de joie et embrasse tour à tour Noémie et Kévin sur la joue.
Le lendemain matin, tous se sont donné rendez-vous devant la maison de Charlen. La voiture stoppée, Kévin se tourne vers Noémie. -= Tu veux rentrer? Si tu préfère on décampe.
-= Non, ça va mais je l'as sent pas cette fête.
Tous deux descendent de voiture et rejoignent les autres. Le groupe comprend bien évidemment Noémie, d'origine Indienne d' Amérique, elle est brune, un mètre quatre-vingt, coiffée de longues tresses aux yeux verts.
Charlen, l'instigatrice de la fête, blonde, yeux marrons, de taille moyenne. Principales caractéristiques: Candide et très portée sur le sexe.
Katie quant à elle est rousse aux yeux bleus, très attirée par Mike.
Brune avec deux couettes et de petites lunettes rondes, Anabelle est l'intellectuelle du groupe des filles.
Enfin Cindy, ronde aux cheveux décolorés en violet très court, joue l'hétérosexuelle.
Celui des garçons comprend Kévin brun aux yeux verts, petit ami de Noémie.
Il y a également Jack. Lui se caractérise par son obsession sexuelle. Gros porc, il pue la sueur et l'alcool. Très con. Il est attiré par tout ce qui a des nénés. Il est rouquin et est le petit ami de Charlen.
Phil, énemi de Jack. Blond aux yeux bleus. C'est un hippy aux cheveux longs.
Steve, noir, athlétique. Est également présent Robbie, asiatique, intellectuel avec de petites lunettes et très sportif.
Pour finir, Mike. Air benet, maigre, fume des cônes et est coiffé en "dred-lock". Il écoute du reggea. De loin, Katie ne quitte pas Mike des yeux. Jack est présent et impressionne les trois autres garçons avec une superbe dague de chasse. Steve et Robbie sont également subjugués par le 4X4 de Jack. Deux énormes cornes ornent le capot.
Noémie -= Pathétique!
Kévin -= Je sais, il fait pitié ce gros con mais que veux-tu, Charlène tenait vraiment à ce qu'il vienne.
-= Tu veux dire qu'elle a envie qu'il l'as baise oui!
-= C'est une autre façon de dire les choses mais oui.
Charlen -= Ah, les enfants, on n'attendait plus que vous.
Bon, tout le monde a le plan? Oh, pardon. Voici le vôtre. Alors tout le monde me suit d'accord? Je monte avec Jack. Anabelle et Cindy vous montez avec Katie...Jack l'interrompt -= Les autres P.D vous montez avec Philou. Avant qu'ils n'aient le temps de répondre Jack est déjà au volant de l'énorme Land Cruiser de son père, la musique à fond. Il donne des coups d'accélérateur.
Charlen -= Allez, on y vas. A tout à l'heure.
Au bout de vingt minutes de route Noémie hurle -= Kévin attention! Le gros con ballance une canette par la fenêtre. Le jeune-homme a juste le temps de donner un coup de volant pour l'éviter. La voiture fait une embardée et évite de justesse le fossé. Le projectile vient percuter de plein fouet le capot de Phil. Très énervé, il klaxonne et tente malgré le virage un dépassement. Alors que sa Mustang est lancée à pleine puissance, un camion déboulle à toute vitesse en sens inverse. Le poids lourd allume tous ses phares et klaxonne furieusement à son tour. Phil a juste le temps de se rabattre et reprend sa place initiale juste derrière les deux amoureux. Le 4X4 reprend encore de l'avance!
-= Fumier! Hurle Kévin.
Noémie -= Qu'est-ce-que tu vas faire?
-= Tu vas voir.
Un deuxième grand virage se dessine à l'horizon dont le rayon est entrecoupé en son centre d'une petite clairière. Ce lieu sert aux services de voirie à entreposer des graviers et du sable. Au lieu de suivre la courbe du virage, la Corvette des amoureux coupe par un petit chemin qui débouche sur ce dépot. Après avoir contrebraqué pour stabiliser le véhicule, le jeune homme passe une dernière vitesse et réaccélère. Arrivé à la fin du chemin, le bolide débouche sur la route. Kévin tire le frein à main puis braque le volant. La Chevrolet retrouve le bitume et passe devant Jack. Ses pneus crissent en laissant une épaisse fumée blanche derrière eux.
-= Voilà, le gros bouffon n'est pas près de nous rattraper maintenant!
Noémie -= "Domaine de la vallée noire" vas y freine c'est là.
Kévin -= Eh ben, ça va, on n'as pas mis trop longtemps. Par contre là, on a un problème. Il y a un gros cadenas à la barrière.
Noémie -= Non, c'est pas grâve. Sur le plan c'est écrit que le cadenas ne serait pas fermé à clé: "Ouvrir le cadenas et lever la barrière. Ensuite, suivre le chemin jusqu'à la cabanne de chasse. Bises. Charlen."
Ils suivent les instructions. Le chemin est entourré d'une végétation dense. Plus ils avancent et plus l'impression de quitter la vie hurbaine se fait sentir.
Kévin -= C'est le bout du monde ici!
-= Je te parie qu'il n' y a même pas l'eau courante!
Le jeune homme coupe le contact et dit: -= Bienvenue au club merde!
Noémie -= L'endoit est encore plus pourri qu'en carte postale. Tu sent cette odeur? C'est quoi à ton avis?
-= Sais pas. On dirais un mélange de viande avariée et de moisissure.
Noémie -= Vraiment charmant! Je m'attendait à mieux pour un petit coin dans la nature.
Un grondement les fait se retourner. La voiture de Jack fait irruption devant le chalet suivie des deux autres véhicules.
Jack -= Eh ben, t'en as dans le froque ma poule! En s'adressant à Kévin.
Phil qui regarde sa Porsche hurle: -= Pauvre con! T'as vu ce que t'as fait à ma bagnole!
Jack -= T'auras qu'à dire que t'as grimpé une poule sur ton capot! Quoique non, c'est vrai que personne ne vas te croire. T'auras qu'à dire une truie à la rigueur!
-= Salopard! Tu me cherches?
-= Pas besoin, tu pues tellement que ce serait difficile de te perdre!
Charlen -= Oh les gars, vous n'allez qu'en même pas me foutre ma fiesta en l'air!
Phil -= Ok, ok, je ne dit plus rien.
Jack -= Enfin, l'air vas peut-être finir par s'assainir! En parlant de ça, c'est vrai que ça sent bizarre dans le coin.
Phil -= C'est sûrement un de tes vieux caleçons que t'as ramassé vite fait ce matin dans la corbeille de linge sale.
Jack -= Vas te faire foutre! Non, là je ne déconne pas. J'ai jamais senti un truc pareil!
Anabelle -= Oh oui, on dirait comme un animal mort en état de décomposition avancé!
Jack -= Non, c'est pas ça.
Phil -= Et comment tu peut savoir gros malin?
Jack -= Contrairement à toi je passe pas tout mon temps dans les salles de danse à agiter mon tutu. Je chasse et je peut vous dire qu'une carcasse d' animal sent pas si mauvais.
Cindy -= Et si on rentrait plutôt que de rester dans cet antre de la puanteur.
Charlen -= Cindy a raison, rentrons nous installer.
Katie -= Plus qu'à espérer qu'ils aient pensé à fermer les fenêtres!
Effectivement, une fois le pas de la porte franchit, l'air redevient respirable.
Charlen -= Ouf. J'avais peur que l'on soit obligés de porter des masques. Mettez-vous à votre aise et faites comme chez vous.
Extérieurement d'apparance austère, le châlet ressemble ressemble plus à une maison cossue une fois à l'intérieur.
Charlen -= Il y a six chambres. Une pour Noémie et Kévin au premier étage à côté de celle de Jack et moi. Deux au deuxième étage et deux au rez-de-chaussée, on vous laisse vous débrouiller avec les autres.
Les jeunes filles inspectent la salle de bain.
Katie -= Les filles, qu'est-ce-que vous pensez de Mike?
Cindy -= Franchement? Il a l'ar con. Bon, déjà il est tout maigre! On dirais qu'il a laissé ses muscles au coffre de peur de se les faire voler!
Katie -= Oui mais au moins il ne ressemble pas à ce gros porc de Jack!
Anabelle -= C'est clair, ce mec me donne envie de vomir! Je me demande ce que Charlen peut bien lui trouver!
Cindy -= Sûrement son odeur de transpiration mêlée à l'alcool.
Anabelle -= C'est un obsédé oui! Chaque fois qu'il me regarde j'ai l'impression d'être toute nue.
Cindy -= Si on arrêtait de parler "mecs" et qu'on allait voir la chambre?
Katie -= Moi je vais voir ce qu'il fabrique.
Anabelle -= Qui? Jack?
Katie -= Mais non, t'es conne! Mon p'tit Mike.
Les sacs des garçons sont posés en vrac dans l'entrée exepté celui de Kévin qui s'installe dans sa chambre avec Noémie. Phil, Robbie et Mike sont affalés dans le canapé à regarder un match de football Américain.
Jack -= Alors les filles, vous êtes encore en train de vous pignoler devant des beaux mecs tout musclés! Je vais vous mettre un vrai film pour des hommes.
Steve -= Tu vas pas encore nous faire chier avec un de tes films?
Jack -= Vous allez voir, c'est un très bon film: "Titan Nick".
Katie -= Oh mon dieu! Qu'est-ce-que c'est que cette horreur?
Jack -= Un film sur la conception.
Katie -= Mais c'est dégueulasse!
Jack -= Tout dépend de quel point de vue on se place, au dessus ou en dessous. Bon, je vais voir ce que fabrique Charlen...
A peine parti Robbie retire le film.
Katie -= Je peut m'assoir à côté de toi Mike?
Mile -= Ouaih, vas-y poses-toi. Tu veux un latte?
Katie -= J'veut bien merci.
Le joint circule de main en main. Pendant ce temps Kévin et Noémie s'installent et vident leurs sacs.
Noémie -= Mon chéri, tu peux me passer ma robe de chambre s'il-te-plait?
Kévin -= Oui, tiens attrape. Alors, tu vois, elle est pas si mal cette piaule. Bon, c'est vrai, elle ne paie pas de mine mais elle est confortable. Qu'est-ce-que tu fait?
La jeune femme jette son vêtement sur la tête de sanglier suspendue juste au dessus de la tête de lit.
Noémie -= Voilà, comme ça elle me plait encore plus cette chambre! Non mais, je ne peut qu'en même pas dormir avec une tête d'animal mort qui en plus tire la langue juste au dessus de moi!
Kévin -= Ok, là je suis d'accord...Attends, tu sent?
Noémie -= Oui, ça sent le crevé comme dehors!
Kévin -= Viens, on vas vérifier dans le reste de la maison.
A peine passés le pas de la porte que l'odeur s'amplifie.
Noémie -= Non mais c'est pas posible! Moi je reste pas là si c'est pour que ça pue le cadavre tout le week-end! Charlen? Charlen?
Noémie ouvre la porte de sa chambre d'un coup en grand. Elle éclate de rire devant le spectacle: Jack est déguisé en cochon, marche à quatre pattes et grogne. Charlen porte une combinaison en cuir avec une cagoule et le fouette.
Noémie -= Désolée...Je voulais pas...Et elle sort.
Kévin -= Qu'est-ce-qui se passe?
Noémie -= Si je te le dit tu vas pas me croire!
Charlen les rejoint toujours dans la même tenue.
Kévin -= Ah, d'accord, là je comprend mieux!
Charlen -= Vous dites rien aux autres hein?
Noémie -= T'inquiètes pas, de toute façon les autres ne nous croirais pas!
Kévin -= Ne croirais pas quoi?
Charlen -= Rien du tout! Pourquoi est-ce que tu nous as dérangé?
Noémie -= Je voulais te dire, au cas où t'ai pas remarqué, que ta baraque se met à trop puer!
Charlen hûme l'air. -= Ah ouaih, comment ça se fait?
Kévin -= Sûrement les égouts qui remontent. Allons voir au rez-de-chaussée.
Noémie -= Moi de toute façon, j'ai aucune envie de rester dans cette "fosse septique", je refait mes valises et je me casse!
Charlen -= Oh non, je t'en prie reste!
Noémie -= Et qu'est-ce-que tu proposes, un bal avec des masques à gaz? Tu me diras, ça ne dépareilleras pas avec vos tenues!
Robbie les rejoint. -= Au cas où vous auriez pas remarqué...
Kévin -= C'est bon, on s'était rendu compte! ça schlingue!
Robbie -= Ouaih mais c'est à cause des autres, ils ont ouvert toutes les fenêtres de la baraque.
Charlen -= Mais qu'est-ce qu'ils sont cons! Elle débarque dans le salon. Une épaisse fumée blanche flotte dans les airs. Un rapide coup d'oeuil dans la pièce lui donne un aperçu de la situation: Ils sont tous affalés dans le canapé et complètement défoncés. Quelqu'un a remis le film de Jack. Katie et Mike sont juste devant le téléviseur à refaire passer certaines scènes et à exploser de rire à chaque fois qu'un truc dégueulasse se passe.
Mike -= Vas-y, remet ça.
Katie -= Attends, j'en peu plus. Ouf, ouf. C'est bon j'ai repris mon souffle. Allez, on remet ça, c'est parti mon kiki!
Les autres sont occupés à fumer au shilom.
Charlen débarque dans la pièce et hurle: -= Mais merde, c'est quoi ce bordel?
Steve -= Ben toi alors, t'es jamais à court d'idées loufoques. Je savais pas que c'était un gala sado-maso!
Charlen -= Toi, ta gueule! Je peut savoir pourquoi vous avez ouvert toutes les fenêtres?
Mike -= Ben, au début vu qu'on a un peu fumé, on s'est dit que t'allait gueuler avec toutes ces vapeurs. Alors on a pensé qu'en ouvrant, ça s'arrangerait. Mais on s'était pas souvenu comme ça puait dehors. On a donc refermé. Et pour plus que ça daube, il a fallut que l'on refume.
Noémie et Kévin débarquent chacun leur valise à la main dans l'"aquarium géant".
Kévin -= Qu'est-ce-qu'il s'est passé ici, y'as eu le feu?
Charlen -= Mais non, ces cons ont tellement fumé de pétards que ça a rempli toute la pièce!
Alors que tout le monde regarde un peu gêné le sol, Jack fait irruption dans la pièce. Chacun leur tour, leur regard se pose sur lui et c'est l'escalade des fous-rires.
Jack -= Maîtresse, que fait-tu?
Charlen -= Mais merde, t'aurais pu te changer!
Jack -= Maîtresse, mais toi non plus tu ne t'es pas changé.
Charlen -= Silence esclave, tu parleras quand je te le dirais!
Jack -= Oui oui maîtresse. Il marche à quatre pattes et vient lui baiser les pieds.
L'explosion de rires atteint son apothéose.
Charlen -= Mais arrête bouffon, tu ne vois pas que tu te donnes en spectacle! Elle lui assène un coup de pied en plein visage. -= Remonte et vas te changer!
Jack -= Oui maîtresse.A vos ordres. Et il s'en va.
Charlen -= Bon, chacun prend une douche. Rendez-vous dans une heure dans l'entrée. Que ceux qui veulent partir s'en aille. Pour ceux et celles qui veulent bien continuer la fête, je connais un endroit super sympas pour camper dans les bois autour d'un feu. Le congèlateur est plein à craquer de viande de quoi faire un barbecue géant. ça vous tente? Noémie?
Noémie -= J'adore camper en pleine nature donc pour Kévin et moi c'est d'accord.
Le reste de "la troupe" a déjà pris d'assaut les salles de bain. Ils s'aspergent de mousse à raser et de gel douche. Le chalet semble habriter une colonnie de vacances tellement l'ambiance est festive. Passé le raz de marrée, tout le monde est prêt et rassemblé dans l'entrée.
Charlen -= Les garçons, suivez-moi dansle garage. On va prendre les tentes. Les filles, je vous laisse prendre à manger dans le congèlateur. Il est dans la buanderie à côté de la cuisine.
Après avoir pris chacun sa part de chargement ils sortent. L'air est lourd voir pesant et toujours chargé d'une odeur visqueuse.
Katie -= Beurk, c'est équeurant! Tu es sûre que ton chalet n'as pas été bâtit sur un ancien cimetière?
Phil -= Non , c'est sûrement une décharge à proximité.
Charlen -= Sincèrement c'est la première fois que ça pue ici. D'habitude, ça sent même très bon ici avec la forêt de pins.
Noémie -= Bon, qu'est-ce-qu'on attend pour se barrer? Je propose même que l'on se casse tout de suite! Vas-y Charlen, tu connait le chemin j'espère?
Charlen -= T'inquiètes, je viens ici depuis l'âge de cinq ans.
Jack -= T'aurais qu'en même pu nous prévenir qu'on allait camper!
Charlen -= Si j'avais su tu crois que j'aurais mis une jupe gros naze?
Jack -= Ben en tout cas elle te vas très bien cette jupe.
Anabelle remonte nerveusement ses lunettes -= Mais c'est pas possible, t'es sûre que c'est le bon chemin car c'est bourré de ronces! Moi qui voulait passer un week-end tranquille dans un chouette chalet c'est gagné! En plus ça pue toujours le marais. Une heure que l'on marche dans les horties et les épineux, tout ça pourquoi?
Cindy -= Du calme, Charlen nous a dit qu'elle connaissait le coin comme sa poche. Dans combien de temps on arrive Charlen?
Charlen -= Je sais pas...C'est bizarre, le chemin a disparu comme si personne n'était passé par là depuis longtemps.
Phil -= ça veut dire quoi?
Anabelle -= En clair qu'on est perdus!
Noémie -= C'est pas vrai? Dit-moi que c'est pas vrai!
Anabelle -= Mais si que c'est vrai. Cette conne ne sait même pas où on vas ni où on est! J'ai pas raison?
Charlen -= Non. Enfin si mais je suis sûre d'une chose: on est dans la bonne direction.
Noémie -= J'en ai rien à foutre de savoir si on est dans la bonne direction. Je te demande si tu sais où on, est oui ou non?
Charlen -= On est perdus...
Jack -= Vas-y, répètes-moi ça!
Charlen -= Je sais pas où on est. Je ne reconnais pas les lieux.
Anabelle -= Vous voyez, qu'est-ce-que je vous disais! On vas crever dans ces bois et personne ne vas nous retrouver! Et elle tombe en sanglots.
Noémie -= Calmes-toi Ana! C'est pas en pleurant que ça va arranger les choses.
Cindy s'approche d'elle et l'as prend dans ses bras. -= Aller, aller, on vas s'en sortir tu verras.
Jack -= Si je joue la veuve épleurée tu viens aussi me consoler?
Cindy se retourne d'un trait l'air furieux. Il n'as pas le temps de se reculer qu'elle lui assène un coup de pied dans les parties. -= Tiens, ça calmeras tes ardeurs obsédé!
Charlen -= Non mais malade, il ne t'as rien fait!
Cindy -= Heureusement pour lui sinon je les lui aurait coupé!
Le jeune homme est plié en deux. -= Salope, je vais te tuer! Ah...Mais qu'est-ce-que c'est que ça? Il casse la branche morte d'un arbustre au sol et se relève. -=Venez voir, on dirais...
Phil -= A mon avis, la petite Cindy a tapé tellement fort qu'une de tes noix a éclaté!
Jack -= Pauvre naze t'y connait rien, ça c'est de la cervelle réduite en bouillie.
Un morceau de chair grisâtre pend au bout du bâton.
Mike -= Eh les gars, venez voir ce que j'ai trouvé.
Kévin -= T'es où?
Mike -= Ici, juste derrière les buissons.
Steve et Robbie arrivent les premiers.
Steve -= Ouah! Génial on est sauvés. Venez tous, Mike a trouvé une voiture abandonnée.
Tout le monde accourt. Mike admire son trophée.
Katie -=Mike t'es un dieu!
La jeune femme lui saute dans les bras.
Robbie -=La voiture n'est pas fermée, y'as même les clés sur le contact.
Noémie -=Attends avant d'y monter. On ne sais jamais, si ça se trouve le propriétaire est seulement parti se soulager.
Kévin -=Non, je viens de toucher le capot, il est froid.
Il s'agit d'un Range Rover noir.
Mike -=Moi je m'en fout je rentre, marre et crevé!
Katie -=Ouaih, t'as raison, je te suis.

résumé "Loup Dragon"

Posté le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon

Le manuscrit raconte l’histoire de Noémie et de Kévin.
Noémie se fait mordre par un loup. Kévin se coupe avec un katana ayant servit à tuer un dragon. Au contact d’un extra-terrestre, ils obtiennent la faculté de se transformer. Elle en loup et lui en dragon. Ils combattent l’extra-terrestre puis deviennent des super héros.



moitié "Ludivine"

Posté le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon

Ludivine se réveille en pleine forme. Sa chambre est inondée par les premiers rayons du soleil. Elle sort de son lit et entre ouvre la fenêtre.
Le chant des oiseaux ainsi que la chaleur finissent de l’as convaincre de se lever ; Ludivine se change, attrape son sac et quitte enfin sa maison après avoir récupéré sa voiture au garage. Direction la mer !
Au bout d’un quart d’heure de route, l’immensité bleue est en vue.
Ludivine descend de son véhicule et observe le remout des vagues.
Comme tous les samedis matins, elle ne travaille pas ; C’est l’occasion rêvée pour se rendre à la plage encore déserte à cette heure matinale.
Le soleil est déjà brûlant. Le contact de ses pieds nus avec le sable blanc lui fait oublier la fatigue et le stress de la semaine passée sur les bancs de la fac de droit.
Folle de joie, elle fonce dans l’eau, nage un peu et se laisse porter par les vagues.
Puis elle va s’allonger sur sa serviette de bain. Ludivine regarde sa montre -=Dix heures trente, c’est bon, je vais rentrer à onze heures. Elle ferme les yeux. Les rayons du soleil l’ as sèchent.
Détendue, Ludivine finit par s’endormir, bercée par le son des vagues.
Tel un kaléidoscope, de vives et superbes couleurs dansent à vive allure devant ses yeux. La jeune femme se rend compte de ce qu’elle est en train de vivre :
-=Ouah ! Génial ! Je ne sant plus rien !
Tout son corps semble s’enfoncer dans le sable. Une sensation de bonheur intense l’envahit. Elle semble monter, s’élever dans les airs comme portée par une énergie invisible.
Sous ses pieds apparaissent des montagnes. En les observant plus attentivement, elle distingue une station de ski.
-=Vous me voyez ?
Oh , oh ! Ludivine appelle les gens en vain car la fine couche qui l’as retient suspendue dans les airs semble ne laisser filtrer aucun son.
Sans aucune peur ni appréhension, elle continue à avancer. Devant elle, à une distance qui lui parait infinie, elle aperçoit un halo de lumière.
Bien qu’elle soit très intense, la clarté ne la gène pas. C’est une lumière bénéfique et attirante.
Sa lente progression continue. Maintenant, c’est une ville qui se dessine sous ses pieds.
-= Qu’est-ce- qu’ils sont petits les gens, c’est marrant ! Des vrai petites fourmis !
C’est à ce moment précis qu’elle réalise qu’elle ne porte plus son maillot de bain mais une robe. Une longue robe blanche immaculée, juste tenue par deux fils d’or aux épaules. Soudain, dans la lumière, se profile la silhouette d’une femme. Ludivine court dans sa direction.-
=Madame ! Madame ! Excusez-moi…
Cette fois-ci, elle passe au dessus d’un magnifique lac. Le paysage est calme et serein.
-=Ah, vous voilà enfin Ludivine.
-=Comment connaissez-vous mon nom ? « Qu’est ce qu’elle est belle ! » penses t’elle.
La jeune femme est littéralement subjuguée par la beauté qui émane de cette personne.
C’est une personne de son age vu sa taille mais les traits de son visage sont si fins, sa peau si lisse, qu’elle paraît encore être une enfant.
De longs cheveux roux comme les siens parsèment son visage .Elle porte également la même robe. La seule différence : Le médaillon à son cou.
-=Je suis Eléonor ton guide. On m’envoie pour t’aider.-
Qu’est-ce- que ça veut dire ?
-=Avant de t’en dire plus, ferme les yeux et donne moi tes mains.
Ludivine s’exécute. Lorsqu’ elle les rouvre, elle découvre qu’elle est en pleine mer entourée de magnifiques dauphins.
L’eau est d’un magnifique bleu turquoise. Les dauphins tournent en farandole autour d’elle.
Il lui semble les entendre chanter. Elle explose d’un cri de joie tellement elle se sent bien à nager en leur compagnie ; C’est son rêve le plus cher qui est bel et bien en train de se réaliser ! La jeune femme a l’impression d’être des leurs.
Ses yeux fixent un instant le reflet d’un rayon solaire sur une vague ; Un flash intense l’éblouit puis de nouveau apparaît la sensation de flottement ainsi que les vives couleurs.
-Mademoiselle ! Mademoiselle ! Vous allez bien ?
Un homme est penché sur elle et l’as secoue par l’épaule.
-Oui oui, ça va
. Elle entre -ouvre les yeux, s’assied et regarde autour d’elle. La plage est littéralement noire de monde à présent. Ludivine ressent à nouveau son corps et se lève pleine d’énergie, de très bonne humeur.
Sa montre indique onze heures trente.
–Mince, il faut que j’y aille !
Son rêve s’efface d’un coup de sa mémoire. La serviette en boulle est jetée dans son sac.
Elle reprend place au volant et démarre le pick-up dans un épais nuage de poussière. Le véhicule regagne la route en direction du foyer familial où elle est attendue pour manger.

(Autre possibilité lorsque Ludivine rencontre Eléonor son guide =)
La seule différence vestimentaire réside dans le médaillon qu’elle porte. Il est orné d’un magnifique pentacle.
-= Je suis Eléonor, ton guide. Avant de t’en dire plus, tu vas prendre ce grimoire. Il contient des secrets que seuls quelques initiés ont pu toucher ou entrevoir. Je t’en fais cadeau.
-= Je n’y comprend rien !
-= Ce n’est pas grave. Prends en soin. Lit le et imprègne toi de son savoir. Maintenant approche.
Ludivine fait deux ou trois pas vers sa lumière. La jeune femme décroche son pentacle et le passe autour du cou de la fillette.
-= C’est un porte-bonheur, garde le précieusement, il te protègeras. Nous allons nous quitter à présent.
-= Est-ce que je vous reverrais un jour ?
-= Oui, mais ce seras alors à toi de retrouver le chemin pour revenir ici, le jour où tu seras prête.
-= Mademoiselle, mademoiselle, vous allez bien ?
Elle entre ouvre les yeux. Un homme est penché sur elle et l’as secoue par l’épaule.
-= Oui, oui, ça va.
Elle s’assied et regarde autour d’elle. La plage est littéralement bondée de baigneurs maintenant. Son corps se fait à nouveau ressentir. Elle se relève en pleine forme et de très bonne humeur. Sa montre indique onze heures trente.
-= Mince, il faut vraiment que j’y aille !
La serviette en boulle est jetée dans son sac. Elle reprend place au volant et démarre son pick-up dans un épais nuage de poussière. Le véhicule regagne la route principale en direction du foyer familial où elle est attendue pour manger.
Arrivée avant midi chez eux, Ludivine trouve sa mère dans la cuisine.
-= Bonjour maman.
-= Bonjour ma puce. Alors, l’eau était bonne ?
-= Oui ! Méga chaude !
-= Bon, dépêche toi de prendre une douche. On passe à table dans vingt-cinq minutes.
Elle fait une bise à sa mère, l’as sert dans ses bras puis monte à la salle de bain.
Après avoir vu son reflet dans le miroir, elle s’exclame :
-= Génial, il ne manquait plus que ça !
Sa peau d’habitude laiteuse est rouge et enflée.
-= Encore un coup de soleil, c’est pas possible, j’ai vraiment pas de bol ! On dirait une écrevisse ! Un fou rire enfantin empli la pièce.
Alors que Ludivine retire son maillot de bain, un bruit étrange attire son attention. En plus de son maillot, quelque chose de lourd vient de heurter le sol. Son vêtement ramassé à la main :-= Qu’est –ce -que c’est que ça ?
A ses pieds, un bijou attaché à une chaîne jonche sur le tapis de bain.
-= Le rêve…Le médaillon…
Tel un puzzle, tout se remet en place dans son esprit ; Une image floue mais persistante s’insinue dans sa mémoire : Celle de « l’apparition » puis très nettement ce qu’elle a ressenti lors de son « sommeil ».
-= Ce n’était donc pas un rêve !
Sans prêter attention à l’eau qui coule dans la baignoire depuis bientôt cinq minutes, elle soupèse le médaillon et s’exclame :
-= Mince, ce qu’il est lourd !
Il s’agit d’une étoile à cinq branches entourée d’un cercle qu’elle passe à son cou. La serviette extirpée du sac, ses mains en retirent aussi un épais livre qui est ensuite déposé sur le lavabo. Le même symbole que le pendentif est gravé dans la couverture. Sans être ouvert, le bouquin est enfouit sous une pile de serviettes dans l’armoire. Elle passe rapidement sous la douche puis descend rejoindre ses parents à table.
(Ou : Autre possibilité)
A sa grande surprise, les pages ne contiennent aucune formule magique ni de rituel compliqué. La première page contient les phrases suivantes : …
(Ou :)
Ludivine trouve le pentacle à son cou (ou dans son maillot de bain) mais il n’y a plus de grimoire.
Elle se passe rapidement la tête sous la douche. Et c’est sans se poser plus de question sur la provenance de l’ouvrage qu’elle s’habille et descend.
(Ou :)
Tout en essayant de rappeler sa provenance, elle retourne dans sa chambre. Devant la coiffeuse, le reflet du pentacle dans le miroir lui rappelle vaguement quelque chose mais elle n’arrive pas à classer chronologiquement les événements dans sa mémoire. Effectivement, ses seuls souvenirs se résument à la baignade, ensuite de son repos sur la serviette. Enfin, de cet homme qui l’a secouait par l’épaule. Une impression omniprésente d’avoir oublié quelque chose…Oui, mais quoi ?!
-=Alors Ludi ! Tu descends ? Sa mère est juste derrière la porte de sa chambre.
-=Oui oui, j’arrive !
Elle se lève et se rend compte qu’elle pas encore habillée.
-=Mince, faut vraiment que je speed !
Après avoir passé un jean, un tee-shirt, enfin s’être arrangé les cheveux, elle se rend dans la salle à manger. Bizarrement, en prêtant l’oreille, il semble y avoir de l’animation. Elle entend des rires et des voix qui lui semble familières. Ses soupçons sont effectivement bien fondés car lorsqu’elle fait son apparition, c’est pour tomber nez à nez sur sa grand-mère.
-=Bonjour ma puce. Alors, tu viens faire un bisou à mamie ?
Ludivine surprise et hébétée reste immobile dans l’entrée de la salle, à dévisager tout le monde en cherchant à comprendre la raison de leur présence.
Sa mère
-= Et bien ! Qu’est –ce -qu’il t’arrive ? On dirait que tu as vu un fantôme ! Tu ne te souviens plus que tout le monde devais venir aujourd’hui ?
-=Ben…Non.
Grand-mère
-= Bon anniversaire ma puce !
Les membres de sa famille se lèvent de leurs fauteuils pour l’embrasser tour à tour. Sont présents, sa grand-mère Susie, son grand-père Tom, son oncle Ryan, et enfin tante sa Jessie. Pour l’occasion, la salle à manger à été re-décorée et un petit coin détente a été aménagé d’un sofa et d’un rétro - projecteur. A l’écran elle reconnaît les images de ses précédents anniversaires lorsqu’elle était enfant. Sur un pan de mur sont exposés ses différents dessins. La jeune fille y passait souvent des heures afin d’en améliorer le contenu des graphismes, ne les raccrochant au mur quand elle considérait qu’ils étaient enfin achevés. Des bougies allumées ont été placées au centre de la table, ce qui a pour effet de l’as rendre plus conviviale. Ludivine est assise face à sa mère. Le repas arrive enfin : En entrée, les invités se délectent de langoustines et le champagne coule à flots.
-=Ludivine, qu’est –ce – que tu as ?
sa mère n a en effet pu s’empècher d’observer sa fille passer et repasser sa main sous son tee-shirt.
-=Rien, c’est le soleil.
-=En effet, tu es toute rouge ! Tu as encore due prendre un coup de soleil.
En réalité, ce ne sont pas les coups de soleil qui l’as démange ;au contraire, elle ne cesse de palper le pendentif dissimulé par le vêtement. La discussion entre les membres de sa famille n’a guère d’attrait pour elle. D’ailleurs, pour chasser l’ennui, elle ne cesse d’admirer comme si elle les découvrait pour la première fois, chaque objet accroché au mur. Sans qu’elle ne se soit rendue compte de rien, sa mère a apporté un superbe gâteau parsemé de bougies. Son père
-=Allez, souffle tes 17 bougies !
En s’avançant vers la table, elle pose inconsciemment la main sur son bijoux, va pour souffler. Soudain, elle se souvient de tout ce que son esprit a occulté ; Tout d’abord les montagnes. De somptueuses couleurs de bleu très intense et de blanc refont surface à sa mémoire .Au loin, la jeune femme aperçoit un mégalithe. Elle est pieds nus dans la mousse.
Ludivine prend un bain dont l’eau est hyper chaude et s’y endors Dans son sommeil, la femme de son premier rêve réapparaît.
-=Donnes moi tes mains.
Ludivine les lui donne et elles survolent maintenant une magnifique forêt par un soleil radieux. Elles plongent ensuite en direction du sol. Il est recouvert d’une mousse spongieuse qui elle-même, est traversée par endroits de magnifiques fleurs multicolores. Ludivine s’étend sur ce parterre et ferme les yeux. Elle ne s’est jamais aussi bien sentie.
-=A présent, tu inspire profondément deux secondes. Tu retiens ton souffle quatre secondes. Enfin, tu expires durant deux secondes. Etend les bras le long de ton corps. Imagine qu’une sphère de lumière monte de tes doigts de pieds, qu’elle traverse ton corps et qu’elle finisse par arriver jusqu’à ta tête.
Elle s’exécute tout en gardant le rythme respiratoire tout en imaginant cette fameuse sphère lumineuse. Au bout d’un certain temps, elle sent son esprit s’échapper de son corps. Une sensation de chaleur intense l’envahit. Soudain, elle réalise qu’elle regarde son propre corps « d’en haut ». La projection hors de son enveloppe charnelle ne dure que quelques secondes. Elle s’y retrouve comme projetée et réintègre son corps à une vitesse inoui.
-=Tu es vraiment très douée ! Pour pouvoir rester plus longtemps hors de ton corps matériel, tu dois d’abord apprendre à faire le vide complet dans ta tête. Puis faire abstraction de tout ce qui t’entoure. Maintenant, je vais t’apprendre autre chose. C’est un exercice très facile ; Tu vas d’abord vider ton esprit. Fait ensuite, tout en étant assise, remonter l’énergie de tes pieds dans tout ton corps. Une fois cette énergie canalisée au niveau de ton nombril, tu l’enverras dans l’écran de ton téléviseur. Tu verras enfin l’image se brouiller.
La femme se penche et embrasse Ludivine sur le front. A cet instant précis, Ludivine revoit le kaléidoscope et réintègre son corps encore endormi dans la baignoire. Elle sort de son bain, se sèche et s’habille. Dans la salle à manger, elle retrouve son père qui regarde un match de football. Très surpris mais sans rien dire, il l’as laisse s’installer à côté de lui. Ensuite, le regard fixé à l’écran, elle fait le vide dans sa tête, se détend puis a très vite la sensation que tout son corps s’enfonce dans le fauteuil qu’il fait partie intégrante de tout. Ainsi que tout fait partie de lui. Un très grand « Tout ». L’univers en entier. Enfin, elle visualise qu’une sphère de lumière remonte de ses pieds jusqu’à son nombril. A ce moment, lorsqu’elle ressent la boule chaleur intense présente dans son bas-ventre, elle as l’impression d’entrer dans la télévision comme si elle fusionnait avec l’appareil. L’énergie ainsi canalisée est ensuite projetée ; Elle envoie la sphère visualisée, donc invisible, à travers l’écran. Une sensation de béatitude et de bonheur intense l’as traverse. Son corps et son esprit ne font plus qu’Un et elle est littéralement subjuguée par cette force indescriptible.
En voyant l’écran vide de toute image, son père furieux se lève d’un bond et tente en vain de régler le téléviseur. Ludivine se lève à son tour, un sourire aux lèvres, qu’elle a d’ailleurs du mal à réfréner. C’est sans rien dire, qu’elle regagne la chambre d’amis. Sortie de la pièce, le match revient à la normale. A table, le soir avec ses parents, son père explique que bizarrement, sans aucune raison apparente l’image du téléviseur a disparu de l’écran.
Un ange passe ; Le père est troublé, il trouve étrange que sa fille soit présente juste à ce moment précis. L’idée lui parait néanmoins saugrenue puisqu’elle était assise à ses côtés. Son intuition lui sort donc de la tête aussi vite qu’elle est apparue. Quant à elle, elle arbore un large sourire. En effet, elle réalise que ses parents ne pourraient pas comprendre de quoi il s’agit réellement. Néanmoins, amusée par la situation, Ludivine annonce :
-= Le téléphone va sonner. Ce sera grand-mère au bout du fil.
A peine a-t-elle fini de prononcer sa phrase que le téléphone se met à sonner. Ses parents restent comme paralysés, son père reste même avec la main bloquée à quelques centimètres de sa bouche, ne pouvant prendre la bouchée qui est sur la fourchette et que ses doigts eux- même ont du mal à retenir. Malgré la surprise, sa mère se lève et va répondre.
-=Tiens, c’est drôle ! Ludivine vient juste de nous dire que tu allais appeler.
De retour à table.
-=Comment savais-tu que mamie allait effectivement appeler ?
-=Aucune idée. Une intuition…Enfin, je le savais, c’est tout !


Virginia est une très belle femme de 39 ans très stylée. Elle travaille comme comptable dans une petite société fabriquant des jouets pour enfants. Divorcée depuis peu, elle vit à présent seule dans une magnifique maison. Ses deux enfants sont partis s’installer à New-York où ils ont montés une Start-Up.
Au siège à côté d’elle se trouve un charmant jeune homme d’environ 21 ans. Etant très avenant c’est lui qui commence les présentations : -Bonjour, je me nomme Léo Bridget. Je suis représentant pour « CIFER » grande société Suèdoise, fabriquant des allumettes. Je me rends au pays du Scotch pour y passer un contrat. Mais aussi pour des vacances. Autant allier l’utile à l’agréable. Et vous, vous y allez aussi pour visiter De violentes bourrasques de vent empéchent l’appareil de descendre sur la piste. Le pilote
-=Mesdames, messieurs, comme vous avez pu le constater, des vents très violents nous empêchent toute progression en destination d’Edinburgh. Par conséquent, nous sommes contraint de mettre le cap sur Glasgow. Merci de votre compréhension.
Le jeune homme à côté d’elle lui glisse à l’oreille
-=Ne vous en faites pas, je connais personnellement le pilote ; On peut avoir confiance ! Virginia ne peut s’empêcher de sourire. Durant toute la traversé de New -York à Edinburgh, il n’as pas cessé d’essayer d’y voir clair en elle ; L’histoire sur cette jeune fille Ludivine le fascine. Il est de plus littéralement subjugué et irradié par la personnalité qui émane de sa voisine et boit ce qu’elle lui raconte. Le garçon a ses côtés pourrait être son fils.
Virginia regarde un des bras du jeune -homme ; Malgré son apparence détendue, les poils de ses bras sont hérissés. Elle ne peut s’empêcher
-= Cela ne me regarde sûrement pas mais j’ai remarqué que vous avez la chair de poule. Vous avez peur ?
-=J’avoue que la mort est une perspective qui m’effraie de plus en plus à mesure que le temps passe !
-=Qu’est-ce qui vous effraie dans la mort ?
-=Je pense comme tout le monde : Qu’il n’y a plus rien après la vie, le néant !
-= Je peut vous assurer au contraire que vous vous méprenez.
-=Ah bon ? Et qu’y as - t’il ensuite ?
-=Une autre existence. Voyez-vous, l’univers tout entier ressemble à votre corps.
-=Là, je ne vous suit pas.
-=Il vous faut vous représenter vos atomes comme des planètes gravitant eux aussi autour d’un soleil. Bien entendu, la taille est infiniment réduite. En fait, l’univers lui-même fait partie d’un système encore plus complexe, plus grand et plus vaste. A l’échelle de vos atomes par rapport aux planètes.
-=Et alors, quel est le rapport avec la mort ?
-=J’y viens, en fait lorsque notre corps charnel cesse de vivre, il libère deuxième enveloppe. Certains l’appellent l’âme. Nous le nommerons « le corps éthérique ». La charge électrique de tout votre corps en est son reflet. Donc, notre corps éthérique ainsi libéré de sa prison matérielle se dilate afin de reprendre sa taille initiale. En définitive, nous ne passons pas dans un autre monde. Nous accédons à une autre existence, beaucoup plus grande. C’est celle du niveau de l’univers. En gros, si j’ai bien compris, on pourrait comparer cela aux poupées Russes ?
-=En imagé c’est ça ; Vous passez de la plus petite poupée dont vous êtes libéré à votre décès, dans la poupée suivante et ainsi de suite. Les extra-terrestres n’existent pas dans le sens où nous l’entendons. Il s’agit simplement des esprits défunts qui reviennent faire un saut sur terre. Effectivement, une fois libéré, l’esprit éthéré peut également se comprimer afin de reprendre sa forme initiale ou rester comme tel et apparaître en sphère de lumière et d’énergie ressemblant à un « vaisseau spatial «. L’inverse est également possible mais reste néanmoins réservé à quelques rares initiés qui effectuent des sorties hors du corps. Dans ce qui est appelé vulgairement « l’astral ».
-=Et nous allons continuer à monter longtemps ?
-=Ce n’est pas comme cela qu’il faut voir les choses. Lorsque vous « montez « comme vous dites, il s’agit de réintégrer un « Tout « gigantesque qui se reforme petit à petit jusqu’à retrouver sa forme initiale ; Vous, moi, toutes les personnes de la planète formons un ensemble que le temps ressoude pièce par pièce.
-=Et pour vous, y –as –t’il de la vie ailleurs ?
-=Oui, mais également dans un autre sens que celui que vous entendez. Il faut déjà admettre que le moindre mouvement dans l’univers est une forme de vie. En considérant ce point de vue, il apparaît clair qu’une planète en est une forme puisque la terre elle-même vie et respire. A présent, il vous faut vous imaginer que la forme humaine n’est qu’une forme primitive par rapport à toutes les autres qui viennent ensuite car elle est matérielle. De plus, elle est minuscule. Si l’on considère le travail qu’effectue S.E.T.I , il est bien évident qu’il faudrait du matériel beaucoup, énormément plus conséquent afin de voir la ou les vies « d’ensuite « . Le paradoxe, c’est qu’il faudrait pouvoir se placer à une taille gigantesque de vue pour pouvoir se rendre réellement compte de l’immensité et de l’infiniment géant de notre existence future, tout entière. Le second problème à surmonter consisterait à gérer des informations. Cela suppose tout d’abord de pouvoir en stocker des milliards de milliards. Ensuite, d’analyser ces paramètres mais aussi, de traiter des données arrivant à une vitesse encore inconnue pour l’homme. Effectivement, même la chauve-souris qui en traite des milliards à la seconde en serait bien incapable !
-=Et en admettant que l’homme y parvienne un jour ?
-=Vous me demandez donc d’admettre l’absurde ?
-=Il me semble bien en effet.
-=Par conséquent, en admettant qu’il y parvienne enfin, il faudra encore qu’il admette ce qu’il a sous les yeux et qu’il accepte l’évidence !
-=En tout cas, votre théorie m’as plu et m’as énormément remonté le moral. Malheureusement, si c’est vrai, on ne le saura donc jamais puisque la science et la technologie ne seront jamais assez performantes.
-=Bien sûr que si, il existe heureusement un autre moyen.
-=Quel est t’il alors ?
-=La sortie astrale.
-=Du corps éthéré ?
-=Oui, c’est ça. En échappant au corps physique, le corps éthéré atteint la vitesse de la lumière, qui est la vitesse nécessaire afin d’atteindre le « monde » suivant. La lumière est le résultat de vibrations de particules. En atteignant ce degré de vibration, cette vitesse, le corps éthéré parvient à voir la réalité telle qu elle est
-=et a quoi ressemble –t il, au juste, ce monde astral ?
-= Il est malheureusement indescriptible. Néanmoins, tout le monde est à – Même de l atteindre.
-= Puisque vous me dites qu’il s’agit de l’existence après la mort, autant attendre patiemment d’y aller.
-= En effet, c’est une façon de voir les choses. Une autre optique consiste à s’y préparer, comme l’on fait à leur époque les Egyptiens, donc à ne pas avoir peur, le jour venu.
L autre motivation est de quitter ce monde matérialiste pour s’abstenir des souffrances physiques qu’engendre l existence humaine d’une part .De s’élever spirituellement pour enfin vivre réellement avec ses propres pensées afin de vivre pleinement ses propres aspirations, d autre part.
-= J’avoue être surpris car j adhère totalement à votre théorie. Peut-être d ailleurs parce -qu’elle m’arrange bien !
-= Peut-être effectivement. Mais il est probable aussi que vous ressentez, au plus profond de vous-même que ce que je vous raconte vous interpelles, non ?
-= En effet, c’est effectivement le cas ! Comme si j’en connaissais quelques bribes. Néanmoins, je ne parviens pas à en recoller les morceaux pour que cela prenne enfin un sens ou une tournure cohérente. Je n arrive pas à m expliquer pourquoi . Le commandement de bord
= » Mesdames, messieurs, nous arrivons sur Glasgow . Assurez-vous d être toujours bien attachés .Le jeune homme
= - nous arrivons enfin, je respire ! Acceptez – vous de partager mon taxi jusqu à Edinburgh ? J ai vraiment adoré discuter tout au long de ce vol avec vous et il me tarde de connaître la suite de l histoire de Ludivine.
-=Je ne me rend pas exactement à la capitale, je suis en effet attendue au château Dumottar au sud de Stonchaven , dans la propriété de ma cousine . Sa fille va s y marier le week-end prochain. J’y vais pour l’aider à préparer les noces. Accompagnez-moi si vous voulez. Vous verrez, l’endroit est vraiment magnifique. Pour ce qui est du taxi, ce ne sera pas nécessaire. Nous prendrons un jet privé jusqu'à Aberdeen. Le chauffeur de ma cousine aura fait le déplacement pour venir nous chercher. De là, il nous conduira au château.
-=Mon rendez-vous d’affaire n’as lieu que dans deux jours. Je m étais en effet arrangé pour séjourner plus tôt en Ecosse afin de découvrir le pays .J avoue être tenté mais je ne sent gèner vis-à-vis de votre famille.
-= Ils seront ravis car ils adorent rencontrer de nouvelles personnes. Cela vous fera également une occasion rêvée pour visiter un lieu typique. Et ne vous inquiétez pas pour le logement, il y a vingt chambres d’amis. Que décidez –vous alors ?
-= J accepte avec le plus grand plaisir ! Merci .
Virginia et Léo sont accueillis à la descente de l’avion par Greane.
-= Madame as- t’elle fait bon voyage ?
-= Excellent, merci.
Le chauffeur est un homme d’une soixantaine d’années vêtu d’un complet noir, d’une redingote, de petites lunettes rondes, et pour finir, d’un chapeau melon. Tout en lui inspire la confiance tellement il se dégage de bonté chez lui. De par sa tenue tirée à quatre épingles, ses manières et son langage distingué et surtout, par sa bonhomie.
-= Puis-je vous débarrasser de votre bagage madame ?
-= C’est gentil à vous mais non merci .Mais peu –être que Monsieur…en faisant un signe de tête. Léo avait apparemment le plus grand mal à porter le sien.
-=Excusez- moi monsieur.
Greane lui pris la valise des mains avant qu’il na le temps de comprendre ni de répondre.
-= Je n’en reviens pas !
Léo resta ébahit par la force de cet homme pourtant de trente ans son ainé ! A l inverse, il ne fut pas surpris : une superbe Jaguar les attendais sur le parking. Le septuagénaire leur ouvrit les portières avant de prendre place à son tour. Après un voyage d’une bonne heure par des petites routes plantées dans un splendide paysage, ils arrivèrent enfin à la propriété. A l’instar de ce que lui avait dépeint Virginia, le château en pierres apparut au bord d’un lac immense. Une brume épaisse le recouvrait en partie, laissant une part à l’imagination pour deviner à quoi l’étendue ressemblait par temps clair.
-= Vous verrez, lorsque la brume se dispersera
= c est réellement magnifique !
-= Je vous crois sans mal !
Plus ils approchaient, plus Léo réalisait la chance qu il avait d’avoir rencontré Virginia, pas seulement pour sa simple compagnie.
-= S’il –vous- plait, racontez- moi autre chose sur Ludivine.
-= Soyez patient, nous aurons tout le temps ce soir au château. Tout ce que je vous demande c’est de ne pas en parler à nos hôtes.
Le repas du soir a lieu dans une immense salle à manger. Les murs sont encore d’époque construits en pierres apparentes. Seuls les tableaux qui y sont accrochées semblent témoigner des différentes époques qui s’y sont succédées. Une succession de personnages aux vêtement anciens débutant par le moyen –âge, puis à l’époque de la renaissance. Puis, pour finir, par une coupe contemporaine. Pour l’occasion, la table est recouverte de chandelles. La tante et l’oncle de Virginia ont très bien accueillis leurs invités.
-= Vous verrez, vous allez très bien vous plaire ici.
C’est évident puisque Léo a à sa disposition une suite avec tout le confort moderne ; lit à baldaquin dans un décor d’époque, ce dont Léo s’attendait. Mais à sa grande surprise la pièce du fond était un bar véritable avec un comptoir ainsi qu’un billard. Plus étonnant encore : La deuxième pièce n était autre qu’une petite salle à manger avec une cuisine attenante. Pour finir, la chambre était équipée d’un écran géant avec un projecteur, un ordinateur et un jaccouzie. Comment Léo, dans ces conditions pourrais- t’il être déçu ! Plus tard dans la nuit, Virginia l’y rejoint.
-=Votre séjour se passe bien ?
-= Merveilleusement bien ! Merci. Pouvez - vous m’en racontez plus sur …Oh , je vous ennuie avec ça !En plus, vous devez être fatigué par le voyage .
-= Non, ne vous inquiétez pas, je vais vous raconter la suite. La jeune femme a grandi et entre maintenant dans sa dix-huitième année. Eléonor, son mentor vient toujours régulièrement lui rendre visite. Le chemin que Ludivine devait retrouver s’est avéré en définitive très facile, une fois retrouvé à emprunter ; Effectivement, la démarche était la suivante : Avant d’aller se coucher, si elle était fatiguée, elle devait boire un café, un thé ou tout autre excitant susceptible de l’as tenir éveillée. Ensuite, elle allait s’étendre sur son lit. Son corps tout entier se décontractait puis tombait dans un sommeil profond. Le plus difficile consistait à tenir son esprit éveillé. Soit en se remémorant un film soit des vacances point par point, ou même sa journée dans ses moindres détails.
Au final, à force d’entraînements, Ludivine avait réussi à atteindre le « rêve éveillé ». Celui-ci correspond au bas astral où l’attendait chaque fois son guide spirituel. A présent, en très peu de temps, il lui suffisait de s’allonger pour se rendre dans les hauteurs de l’astral. Lieu où elle avait été conviée la première fois par Eléonor lorsqu’elle avait marché au dessus des montagnes.
Un après midi, après avoir fini les cours, la jeune fille décide pour se détendre d’aller piquer une tête à la piscine. Elle est devenue, au fil des années une superbe jeune femme. Tout en elle évoque la pureté et l’innocence. Il émane de sa personnalité une sorte de rayonnement qui lui vaut d’être rejetée par les autres filles de la fac extrêmement jalouses.
Aujourd’hui, comme à son habitude, elle est habillée comme toutes les jeunes femmes de son âge. Elle porte un pantalon noir très moulant « taille basse » qui laisse entrevoir sa fine peau laiteuse ainsi que le haut en dentelle d’un string blanc. Son haut est un tee shirt moulant, échancré dans le dos.
Malgré les remontrances de ses parents et de ses professeurs, l’emploi abusif du parfum est inné, un peu comme une seconde nature.
Elle traverse la pelouse donnant sur les vestiaires sans un regard, même furtif pour les jeunes garçons littéralement subjugués par son déhanchement et ses seins. Folle de rage, Sandy lance à Gil, son petit ami
- : Vas y connard, te gêne surtout pas pour moi ! Rinces toi bien l’oeil !
Gil - : Mais…Ma pupuce…
Il na pas le temps de finir sa phrase qu’elle le gifle violemment avant de s’enfuir en pleurant. Elle est rapidement talonnée par ses deux amies.
Laissés sur place, les trois garçons n’ont pas le temps de comprendre ce qui leur est arrivé. Gil, plus vif d’esprit, est le premier à réagir - : D’abord on n’as rien fait de mal. Et puis tout ça c’est de la faute de cette salope de Ludivine ! Elle na qua pas s’habiller comme une pute ! C’est vrai, on est des mecs après tout ! Qu’est ce que vous diriez d’aller l’as mater cinq minutes aux vestiaires ?
Karl - : Je sais pas trop. En plus, elle ne nous a rien fait ! Sans parler des ennuis que l’on risque d’avoir…
GIL - : T’es vraiment qu’une pédale ! Qu’est ce qu’il te faut de plus ? Cette salope nous a humilié. En plus, j’aurais vraiment de la si Sandy accepte de me revoir dans les six mois qui viennent. Allez, on y va !
Les trois caîds sortent de l’enceinte de la piscine, escaladent ensuite le grillage. Enfin, ils montent sur un muret donnant directement sur le vestiaire des filles. Il leur suffit juste d’avancer un peu pour être à la hauteur de Ludivine. Ne se doutant de rien, elle se douche. L’eau ruisselle le long de son maillot de bain noir, une pièce. Ses longs cheveux roux et soyeux sont plaqués en arrière.
Gil n’en peut plus - : Jack, file moi ton téléphone que je fasse deux ou trois photos de cette chienne en chaleur !
: Non mais t’es taré ! Rien qu’avec ce que l’on est en train de faire, c’est la taule assurée si on se fait piquer !
Karl - : Jack a raison, on ferait mieux de foutre le camp avant qu’on nous voit !
Gil - : Mais non, ça risque rien ! En plus, j’ai bien envie de trafiquer les photos sur mon ordinateur pour les mettre après sur un site Internet pornographique. Comme ça ma poule verra bien que je tiens bien à elle.
Jack - : Oui, mais…
: Mais quoi ? Tu ne veux pas que je me retape Sandy ? Je vous signale que si Sandy n’était pas là, ses copines non plus. Alors ?
Jack voyant son état d’excitation, fini par le lui donner à contre cœur. Gil règle l’appareil et vise Ludivine. Il s’apprête à enfoncer le déclencheur tout en attendant le bon moment et en savourant l’ironie de la situation. Frénétiquement, sa langue passe sur ses lèvres, ses yeux sont injectés de sang. La jeune femme, elle, ne se doute de rien et continue à prendre sa douche, rince ses cheveux, se retourne et ferme les yeux.
Gil - : Joli, joli ! Il règle le zoom sur son postérieur. A ce moment précis, les doigts fins de Ludivine pressent ses longs cheveux pour les remonter en chignon au dessus de sa nuque. Elle refait face aux trois garçons,se passe le visage sous le jet d’eau puis,finit par entre- ouvrir les yeux .A la vue des voyeurs,le sang lui monte d’un coup à la tête. En une fraction de seconde, elle réalise la scène et se relâche. Ludivine se concentre, referme les yeux et visualise ; Cet une masse énorme qui apparaît alors à l’écran du portable .Au lieu des fesses, deux yeux rouges vif les fixe en leur glaçant le sang. Une gueule béante s’ouvre sur des crocs gigantesques accèrés. Une gerbe de flammes est projetée dans leur direction qui vient lècher la vitre, juste sous leur nez. Des hurlements de terreur retentissent dans tout le bâtiment suivis de la fuite des trois jeunes. L’image du dragon aux ailes de chauve-souris s’estompt pour laisser place à l’adolescente qui réapparait encore plus rayonnante qu’aupparavent. Une petite flamme rouge traverse la prunelle de ses yeux verts. La serviette passée à son cou, cet avec beaucoup d’assurance,un sourire au coin des lèvres,qu’elle se rend au grand bassin. Dans l’eau elle fait le point sur ce quelle a fait, notamment sur la notion de tripartisme.Il s’agit d’une sorte de karma magique qui stipule qu’a tout sort jeté, bon ou mauvais, un choc multiplier par trois est revient à son expéditeur .Néanmois bien que Gil n’ai eu le temps de prendre une photo, ce concept n’interdit nullement l’utilisation de la magie pour l’auto défense, qui plus est,en ne blessant personne,et sans invocation ;que la magie spirituelle. Eleanor le lui avait enseigné afin qu’elle n’abuse pas de ses capacités à des fin personnels .Pour que Ludivine comprenne le fonctionnement de la visualisation, elle avait du apprendre et admettre que le monde est « Maya ».En d’autre termes : faut donc qu’il n’existe pas. A l’époque, la fillette avait rétorqué :-il est bien réel puisque je peu toucher des objets ! Eléanor :
-Non, ce que tu perçois n’existe pas. Enfin, pas dans le sens ou tu l’entend. Je vais t’expliquer : ce que tu perçois avec tes cinq sens n’es qu’une partit infime de se que recelle en réalité le monde
.-= Vous voulez dire qu’il y a autre chose ?
-= Parfaitement ! Par exemple, penses tu qu’une fourmis, poutant bien réelle, soit capable de persevoir ce que l’homme voit, touche ou entend ?
-= Non,là c’est évident !
-= Et bien, il en va de même pour l’homme, ce n’es pas parce que les ondes magiques ne se voient pas à l’œil nu qu’elles n’existe pas. L’être humain ne voient pas non plus l’électricité, pourtant elle existe bien. A l’instar de la magie, tout un monde invisible aux sens humain, co-existe avec se qu’il définissent comme « monde réel ou réalité ».Si tu suis le principe, il ne s’agit nullement d’une quatrième dimension ou d’un quelconque monde parallèle ; mais simplement d’une réalité qui échappe à l’entendement des hommes.
-=Si j’ai bien compris, c’est une réalité cachée ?
-=Non elle n’est pas cachée, elle est omniprésente. Seulement,elle reste invisible aux personne incapables de s’abstreindre d’une vision de la réalité,inculquée depuis la plus tendre enfance .Vision malheureusement érronée au vue de nombre incessant de guerre perpétrées,effectivement,en prenant conscience qu’il existe autre chose à sa portée,l’homme pourrait enfin se résoudre à vivre en harmonie avec le monde qui l’entoure,plutôt que d’essayer par tous les moyens de se l’accaparer bêtement pour le matérialisme,tout en sachant au fond,que ce n’est pas ce qu’il recherche. Mais en faite de pouvoir s’extraire de sa prison métabolique qui est son corps. Ce n’est pas non plus en attendant les évènements que l’on apprend a dompter son esprit. La maitrisse ne peu venir que d’une foie absolue en ce que l’on fait et d’une volonté a toute épreuve. Par contre pour celui qui se donne la peine de l’as percer à jour, la récompense est incommensurable tant la vie recelle de surprises. Allongée sur sa serviette, Ludivine se met a rire ; elle revoit l’image de ses voyeurs face au dragon. Ce n’était vraiment pas ça qu’ils était venus chercher en l’as matant sous la douche, les pauvres ! Une chose est sur a présent, ils ne risquent pas de revenir l’ennuyer ! Et encore moins de raconter leur mésaventure. Qui serait capable de les croire ?
-=Monsieur l’agent, venez vite ! Il faut que vous arrêtiez un vilain dragon, qui plus est dans les douches des filles !
Elle explosa de rire avant de se lever et de partir. Le lendemain matin, en classe, ils firent mine basse en regagnant leur places. Il scrutait le sol comme s’ils avaient perdu quelque chose. L’histoire eu du bon respecter a présent des trois « terreurs », Ludivine gagna progressivement l’estime de toute sa classe, surtout des trois petite amies. Lorsque Virginia fini de parler, Léo, tellement plongée dans l’histoire a l’impression de se réveiller. C’est comme si, ce qu’elle lui avait raconter l’avait traverser de part en part.-=Exusez moi vous raconter si bien que vous devriez écrire un livre.
-=Je suis bien contente que ça vous ai plu .Seulement il ne s’agit pas d’un récit mais d’une histoire vrai.
-=Vous voulez rire bien sur ?
-=Vous ai-je seulement donné l’impression de ne pas croire se que je racontait ?
-=Non ,ce n’est pas ça,mais il s’agit plus d’un contes de fée pour endormir les enfants qu’autre chose
.-=Je vous assure qu’au contraire que vous vous m’éprenez. Ludivine existe bel et bien.-=Il me tarde de la rencontrer alors ! -=Mais elle est ici, juste en ce moment, dans cette pièce
.-=Très bien, j’ai enfin compris .Ludivine c’est vous ? A vrai dire je m’en doutait un peu…
-=Vous faites fausse route .ce n’est en effet pas moi.
-=Alors ou est t’elle ?
-= La, elle se tien juste derrière vous ! Léo se retourne. Une superbe jeune femme se tien assise à quelque mètres de lui et lui sourit .Léo sursaute et se lève d’un trait.
-=Comment a-t-elle fait pour arrivée là ? Il vérifie en regardant les portes et les fenêtres : toutes sont fermées.
-= Je n’ai rien vu ,rien entendu !c’est impossible ,je dois rêver !Il bondit hors de son fauteuil .Léo finit par se reprendre.
-=Enchantée Mademoiselle. Il avance la main tendue,droit sur elle. Ludivine
-= Atendez…
-=Virginia ma beaucoup parler de vous. J’avais vraiment hâte de vous rencontrer !
Virginia-=Léo…non !Attendez au moin que je vous explique.Malheureusement elle n’as pas le temps de finir sa phrase que la main du jeune hommetente d’attraper celle de Ludivine.A sa grande surprise ,elle ne rencontre que le vide et passe a travers.Dans un réflexe conditionné,il plie d’abord frénétiquement son bras puis se recule ensuite très rapidement de cinq mêtres.Tellement surpris,aucun son ne sort de sa bouche.Après quelque secondes,ses esprits retrouvés,un balluciement-=C’est…c’est un fantôme ? Ludivine=-Non,non.Au contraire.Je suis bien réelle ! La preuve puisque je vous parle en ce moment même.Léo-=ça ne prouve strictement rien !De plus nous sommes dzns un château Ecossais,alors…Virginia=- Allons ne faite pas l’enfant.Ce n’est pas une apparition phantasmagorique ni un revenant.Son corps n’est pas présent c’est tout.Léo=-C’est un hollogramme alors ?Ludivine=- je vais vous expliquer mais tout d’abord asseyer vous.Léo s’exécute.-=Avez-vous déjà entendu parler du don d’ubicuité ? Léo=-Il me semble bien,oui.Il s’agit de bien pouvoir apparaître ou l’on veut ? Ludivine=- C’est presque ça .En fait je me trouve en ce moment devant vous.Mais je suis aussi ,enfin mon corps se trouve chez moi,tranquillement allongé dans un lit.Vous comprenez ?-=Une partie de moi l’admet,mais l’autre plus cartésienne le réfute totalement ! -=C’est simple en définition ;vous avez devant vous mon corps éthéré,ou astral si vous préférez.Appelez le comme vous voulez.-=Je me sentirai mieux si je vous avais réellement en face de moi.-=Oui,je vous comprend.Virginia,si vous voulez,vous pouvez passer chez moi ce soir.-=Je suis pour.Léo ça vous tente ?-=Je suis trop curieux de rencontrer Ludivine après tout se que j’ai vu.Arriver a un manoir ils descendent de voiture .Comme promis la jeune femme les attend sur le perron.Elle porte une superbe robe noir très longue.Léo-=Enfin on se rencontre .Ludivine-=Je suis contente que ça vous fasse autant plaisir .Virginia-=Alors tu ne nous invite pas a entrer ?-=Oui excusez moi,venez dans le salon.L ‘entrée du manoir n’es pas éclairée.Ils suivent un long couloir pour enfin aboutir à une lourde porte en chêne .Une fois celle-ci ouverte,c’est un spectacle époustouflant qui attend Léo ;Sur chaque mur en pierres apparentes brulent des torches que les flammes lèchent .Il y a une immense table recouverte de bougies.Elles sont disposer de sorte à former une étoile à cinq branches avec en son centre un épais livre.Son attention se porte sur la force de la lumière ambiante qui s’en dégage.-=Prenez place sur le canapé.Que désirez-vous boire ?Léo_=Un scotch s’il vous plait.Virginia-=La même chose s’il te plait.Ludivine apporte les verres.-=Vous ne vous sentez jamais seule dans cette grande maison ?Ludivine-=Non,j’ai toujours heureusement quelque chose a faire.J’en oublie donc la solitude.Ou vous êtes vous connu ?Virginia nous nous somme rencontrer dans l’avion qui devait nous enmenner à Edinburgh .Malheureusement,à cause du temps,il a du se poser à Glasgow .J’ai invité Léo à passer quelque jours au château.Léo a du mal a tenir en place sur le canapé.Il est mal à l’aise chaque fois que la jeune femme croise son regard.Il est emprunt de bonté de générosité.Mais c’est surtout un feu brulant qui le consume peu à peu dès qu’il appercoit cette étincelle de joie de vivre au fond des yeux vert de cette très belle rousse .Son cœur semble vouloir sortir de sa poitrine tellement ses battement son forts et sacadés.Il est réconforter et se sent pousser des ailes lorsque pour lui donner son verre ,elle lui frôle la main ;son regard figée dans le sien.Elle s’assit en face de lui de l’autre côté de la petite table basse . Virginia=- Je lui ai raconté quelques bribes de ta vie.Notamment l’histoire de la plage et de ta rencontre avec Eléanor ainsi que celle du « Dragon »…Elle se rend vite compte que ce n’est plus la peine de continuer ;Les jeunes sont a des millier de kilomètres .Les yeux dans les yeux,ils sont comme deux aimants qui s’attirent , effet manifeste du coup de foudre.Au bout d’un long moment de rêve Ludivine : -= tu m’as parlé Virginia ?-=Non non, ne t’inquiète pas. Ce n’était pas important. Je crois que je vais rentrer. Je te le confie.Tu as toujours une chambre d’amis ? C’est a son tour de se réveiller=- Non.Attendez je ne veux pas déranger .Ludivine-= Etes vous sur de ne paas vouloir rester ? La voie est volontairement douce et affectueuse .-=N’ayez crainte j’ai effectivement une chambre d’amis à l’étage.Elle lui lance un regard qui le fait fondre sur place .-=Je vous ramènerai demain au château c’est promis .Virginia-=Mais oui, rester, vous ferrez plus ample connaissance comme çà ! Léo-= D’accord j’accepte .Ludivine est aux anges. Euphorique ,elle replonge dans un état de somnolence et de bien-être. Leur regard se croissent à nouveau. Elle est maintenant a califourchon sur lui.Son corps monte et descent en rythme de plus en plus vite .Son visage ruiselle de sueur.Leur souffle est saccadé.Sur le dos il la tien par les reins .Les mouvement s’intensifient encore avant que Ludivine ne finisse par s’immobiliser. Les bras en « V » en direction du plafond ,la jeune femme rejete la tête en arrière. Tel un volcan entrant en erruption,son corps tout entier est traverser par un puissant orgasme.Un hurlement de plaisir intensess’extirpe de ses entrailles ;Ses membres inférieurs son prie d’un violent spasme. A ce moment précis Ludivine retrouve ses esprits.Virginia et Léo la regarde. Son visage devient rouge écarlate -=Je m’excuse, je viens d’avoir un flash…Virginia-= Jai cru que tu était tombée en transe tellement tu as transpiré .La jeune femme palpe ses vêtements-=C’est vrai ma chemise est trempée ,excuser moi je vais me changer.Elle quitte la pièce, l’esprit encore chamboulé par son flash se voyance.Elle a du mal a regagner sa chambre tellement ce qu’elle a resenti durant sa vision était emprunt de véracité. Elle s’assied un moment sur son lit pour reprendre ses esprits .
Léo - = Que lui est - t’il arrivé ?
Virginia - = Elle perçoit parfois des images plus ou moins nettes du passé, du présent ou du futur. Si ce qu’elle voit est violent, elle en ressent l’intensité comme si elle y était. C’était apparemment le cas aujourd’hui. Elle devait même vraisemblablement être impliquée.
Le lendemain matin, ils se réveillent côte à côte. C’est lui le premier qui ouvre les yeux. Des sensations de plaisir intense lui reviennent en mémoire. En tournant la tête il l’observe. Elle est allongée sur le ventre. Seul un drap recouvre ses fesses. Tout s’est passé si vite cette nuit qu’il n’as pas remarqué la perfection plastique du corps de sa compagne. D’un geste Amoureux, sa main glisse sur son visage poupain et en retire une longue mèche rousse. Il est envahit de stupéfaction par tant de beauté ; Les traits de sa figure sont parfaits. Son nez est fin et proportionné. Sa faussette au dessus du menton vient encore ajouter une touche de perfection. Ses lèvres paraissent même avoir été dessinées. Jusqu’aux lobes collés de ses fines oreilles. Tout en elle éveille ses sens, lui plait et surtout le fait vibrer de béatitude. Pas de doute possible, il est amoureux. Il se love contre elle et se rendore. C’est emprunt de calme, de sérénité et d’épanouissement qu’il se réveille dans l’après-midi, le sourire aux lèvres. Sa compagne n’est plus à ses côtés. Seul un lourd médaillon orné d’un superbe pentacle trône sur son oreiller. Par curiosité, Léo le prend puis le soupèse surpris qu’il pèse aussi lourds. Son poids est vraiment très étonnant. Il le repose, s’habille et descend au salon. Les rideaux sont tirés. La pièce est plongée dans la pénombre. Seule une bougie éclaire la table où Ludivine étale un jeu de cartes.
Léo est gêné et s’extirpe à pas légers. Très concentrée -: Tu peux venir, j’ai terminé.
-: Tu joue aux cartes ?
-: Non, pas exactement. Approche, je vais te montrer.
Ils s’embrassent, se serrent tendrement dans les bras puis- : Regardes, c’est un tarot de Marseille. Il sert à prédire les évènements futur mais il permet également à voir le présent ou le passé.
-: Et pour qui tires-tu les cartes ?
-: J’essaie de retrouver une personne. Je me suis branché sur elle et j’ai ensuite tiré trois lames.
Léo observe. « La Lune, le Diable et la Maison-Dieu ».
: Quelle est la signification de ces trois cartes?
: La Lune représente les rêves, l’imagination et la création artistique. Le Diable, les désirs refoulés et les phantasmes.
: C’est une mauvaise carte alors ?
: Non, pas forcément. On peut l’associer au Baphomet.
: Au quoi ?
: Au Baphomet. C’était un Dieu jadis vénéré par les moines de l’ordre des Templiers. Il représente à lui seul l’ésotérisme ; Le jour et le nuit, la lumière et les ténèbres. Par extension, également le bien et le mal. D’ailleurs, regarde cette lame-ci. A la fin du nom « Amoureux », tu as bien en écriture inversée les lettres V et X qui en chiffres contemporains donnent 15. La lame qui porte ce numéro est le Diable qui correspond à la tentation. A présent, si tu effectues la même opération en prenant juste chaque chiffre séparément, par conséquent X et V, tu obtient avec X « La Roue de la Fortune » qui est la carte de la chance.
Avec le "V", c'est le pape qui ressort et qui représente l'accord ultime et absolu du souverain de l'église catholique, donc la réussite de toute entreprise. Lame que tu retrouve en plus de la 15 dans "Les Amoureux" au milieu du nom.
"La Maison-Dieu" n'est autre que la tour de Babel : Supercherie, échec et tromperie l'as caractérisent. Néanmoins, comme son nom l'indique, il peut également s'agir d'un très bon présage. Effectivement, bien que la première impression laisse suposer d'une punition divine, une flamme venant détruire cette tour, l'autre interprètation est que la flamme qui vient du ciel présage également du souffle divin. En quelque sorte, il s'agirait donc d'une aide extérieure, ou d'une prière exaussée. Toute lame a donc un double sens. Leur nom n'est pas forcément l'instar de leur signification réelle. Au final, c'est par l'interprètation que l'on voit vraiment de quoi ou de qui il s'agit. Egalement, de quelle situation, placée dans quel contexte. En ce qui me concerne, j'ai également des impressions de "déjà vu" qui s'ajoutent à l'interprètation du tarot. Parfois même des flashs. Les cartes viennent donc en complément de mes prémonitions, comme pour illustrer un message.
-= Et que présagent ces trois cartes pour cette personne?
-=Rien de bon, j'en ai bien peur! Avant de t'en dire plus, je vais te montrer quelque chose. Comme tout le monde, tu suis les informations?
-=Oui. Enfin, j'essaie de me tenir au courant en lisant le journal ou Internet de ce qui se passe dans le monde.
-=Tu as donc vu ce qui a eu lieu le mois dernier à Bombay?
-=Oui. Bien que l' Inde connaisse cette année une mousson sans précédant, avec son lot habituel d'innondations, une bonne partie de la ville a été ravagée par les flammes. C'est incompréhensible!
-=Hong Kong sera la prochaine ville sinistrée par les flammes. Et crois moi, ce sera pire qu'à Bombay!
-=Alors, pourquoi tu ne prévient pas les autorités Chinoises?
-=J'y vais et je leur explique que j'ai eu une prémonition. A ton avis, tu crois vraiment qu'ils vont me prendre au sérieux?
-=Non, c'est sûr que vu sous cet angle...
-=Je m'y rend demain alors accompagnes-moi si tu veux. Regardes ces photos.
Léo jette un rapide coup d' oeuil. Ce qu'il voit l' horrifie; Des rues désertes où des corps calcinés sont entassés. Des maisons qui ne sont plus que des petits tas de cendres. La pire montre une poupée qui par la châleur a fondu dans la main d'une fillette dont la détresse et la souffrance sont perceptibles dans les yeux. Le regard n'est plus celui d'une enfant tellement il est emprunt de tristesse et de peur nocive.
Léo -=Ah! C'est dégueulasse! Qu'est-ce-qui a bien pu provoquer ça ?
-=Je te dirais ce qu' Eléonor a bien voulu me raconter demain dans l'avion qui nous emmèneras en Chine. Viens, allons nous coucher pour l'instant car nous avons une grosse journée en perspective.
-=Je te fait remarquer que je n'ai pas dit que j'allais t'accompagner!
-=Pas la peine...Je vais appeller au château pour que le chauffeur apporte ta valise.Il viendras nous rechercher pour nous emmener à l' aéroport.

A plus de deux cent trente kilomètres heure, une voiture fait route en direction de Berlin.Son chauffeur, un jeune-homme d' une vingtaine d' années se rend dans un grand restaurant où l' attend une jeune-femme rencontrée deux jours auparavent en discothèque. Hans est très fier de sa réussite. La Porsche Carrera 4 est le cadeau de son richissime père. Banquier à Zurich, il tenait à féliciter son fils pour l'obtention de son diplôme de fin d' étude à Arward. En plus de l'auto., son père lui a confié le poste de vice-président en vue qu'il le remplace prochainement lors de son départ à la retraite.Hans n' as donc qu'un soucis en tête. C'est d'arriver le moins en retard possible à sa table habituelle. Aucune patrouille de police en vue. Une dernière vitesse est passée, le moteur rugit de plus bel et c'est la barre des trois cent kilomètres heure qui est franchie. Il double un camion qui a l'air de faire du "sur-place" et dans la foulée une voiture qui disparait presque instantanément du champ de vision de son rétro-viseur.
L'asphalte défile tel un tapis de goudron, à vive allure. Il vérifie sa montre, midi.
-=C'est bon, je ne devrait pas avoir plus d'une demi-heure de retard. Soudain, au milieu de la chaussée apparait une forme humaine. Hans retire ses lunettes de soleil et se frotte les yeux. Malheureusement, il ne rêve pas. C'est bien une personne qui est assise tranquillement en plein milieu et qui fixe la voiture de sport. Hans enfonce le klaxon à plusieurs reprises sans obtenir plus de résultat.
-=Mais il est taré ce con! Il écrase la pédale de frein et contrebraque afin d'éviter le suicidaire. La voiture est comme muée par une force invisible, elle continue sa course effrénée vers son point d'impact. Les pneus fument. Une large bande de caoutchouc brûlé apparait sur la chaussée. Du sillage laissé sur l' asphalte s'échappe une fumée blanchâtre. La Carrera quatre refuse de s'immobiliser malgré les manoeuvres désespérées du jeune conducteur pour reprendre le contrôle du véhicule. La dernière image perçue est celle du psychotique qui se relève d'un bond et se retourne pour ne plus faire face au bolide. Stella lève le bras gauche au ciel et ordonne: -=Stop! De trois cent vingt kilomètres heure, le véhicule s'arrête net. Le crissement des pneumatiques s'estompe pour laisser place à celui du craquement des os facials contre le pare-brise suivit presque instantanément par le bruit sourd de la nuque qui se brise lorsque le corps est projeté contre le siège. Le pare-chocs est maintenant à quelques centimètres du pantalon noir du magicien. -=Ouh, ça a due faire mal! Il éclate de rire, se retourne et va voir son chef d'oeuvre. Stella ouvre la portière et hurle: -=Oh non, fait chier, y en a au large, c'est dégueulasse! La vitre avant est recouverte d'une matière verdâtre et visqueuse parsemée de petits os concassés.
-=Pousses-toi de là connard! Stella attrape le pantin disloqué par les cheveux. Il est ensuite extirpé de son siège puis jeté comme une poubelle mal-odorante sur le sol. L'amas de chair sanguinolante s'écrase sur le bitume tel un oeuf frais serais jeté dans le Grand Canyon.
L'imperméable en cuir est lancé sur la banquette arrière. Plus à son aise, il s'installe au volant et essuie la vitre d'un revers de la main. De longs fils pendent le long de sa manche à présent. La voiture repart aussi vite qu'elle s'est arrêtée quelques instants auparavent. Le pilote allume un cigare, le sourire narquois au coin des lèvres, non avec un briquet, tout simplement avec la flamme qui sort de son index. Simultanément, le corps étendu sur la route entre en combustion spontanée.

résumé "Ludivine"

Posté le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon
Le manuscrit raconte l’histoire d’une jeune- femme magicienne qui un jour après s’être baignée, s’allonge sur la plage. Elle s’ endore et se retrouve dans le monde astral. Ludivine, la jeune- femme, survole notre monde et rencontre Eléonor son guide spirituel. Eléonor lui apprend les bases de la magie blanche qui vont lui permettre de combattre Stella un être doué de pouvoirs maléfiques et destructeurs.