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Nom du blog :
lafilledudragon
Description du blog :
le livre raconte l histoire d une jeune femme qui en créant un jeu ouvre une porte sur 1 autre monde
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
06.11.2007
Dernière mise à jour :
15.09.2008

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moitié "Loup Dragon"

moitié "Loup Dragon"

Publié le 15/09/2008 à 12:00 par lafilledudragon
Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. En effet, tous les descendants des tribus alentour vont se rejoindre au lac Hudson durant toute la journée. A la tombée de la nuit, un lieu secret sera désigné pour y célébrer en cachette des rites ancestraux.
Noémie vit avec ses parents dans un chalet à Hermon dans la Maine.
C’est une jeune femme de vingt ans. Elle se lève de très bonne humeur en pensant à la fête qui l’attend ce soir. Noémie est à moitié de souche Iroquois. De l’autre des Hurons. Bien que très belle avec ses grands yeux noisette en amande et de très grandes nattes, elle a constamment droit à des brimades à son école. Surtout de la part des autres jeunes filles de sa classe, jalouses de son succès auprès des garçons. « Face de terre cuite » est bien entendu l’insulte la plus habituelle. Mais cette pensée est vite dissipée. Le sourire lui revient lorsqu’elle repense à ce qui l’attend lors du rassemblement : Les rites Chamaniques ayant évolué avec la civilisation, la femme Indienne est devenue au XXI ème siècle l’égale de l’homme.
Donc, pour marquer son passage à l’âge adulte, Noémie sera initiée à « L’animal Totem ».


Comme d’habitude, Kévin arrive encore en avance. Il vérifie nerveusement, une fois de plus le dépliant que lui a remis la veille son professeur d’histoire :Il s’agit bien du musée GUIMET à PARIS.
Dans le cadre d’un voyage d’étude, sa classe et lui y vont pour visiter l’étage consacré aux bouddhas.
Problème de taille, son avance puisque le jeune homme a au moins une heure d’avance. Il décide néanmoins de commencer la visite seul. Une fois s’être acquitté du droit d’entrée, il entre et arpente le couloir consacré à d’innombrables objets bouddhiques.
Son attention est particulièrement attirée par une statue en bois sous laquelle une étiquette métallique stipule qu’une expertise scanner a permis de déceler un chapelet dans la tête de ce bouddha.
Daté du XI ème siècle de l’époque KORYO, il s’agit d’une des plus anciennes statues de l’art Coréen.
Un gardien passe à ses côtés puis s’éloigne. Kévin tente d’attirer son attention et l’appelle dans l’espoir de l’interroger. Malheureusement, l’employé du musée paraît tellement absorbé par ses pensées qu’il ne semble pas l’entendre. Il continu son chemin puis finalement, s’engouffre par une petite porte, dans une parie du musée réservée aux employés seuls.
Malgré l’interdiction au public de passer, le jeune homme passe outre et le suit. A sa grande surprise, aucune trace du gardien dans la pièce où il vient pourtant de pénétrer. En observant l’espace qui l’entoure, il se rend compte qu’il est en fait dans un atelier de nettoyage et de rénovation.
D’innombrables statues, livres et objets sont disposés sur une très grande table en attendant une « cure de jouvence ». Son regard scrute ce trésor sans âge et est attiré par un superbe katana.
Malgré une très forte envie de le toucher et de le prendre, un incontrôlable picotement se fait ressentir au creux de sa nuque et le long de sa colonne vertébrale ;Sa bonne conscience le retient mais les paroles de son camarade de chambrée lui reviennent en mémoire- :Si tu ne passes jamais aucun interdit, comme un défit que tu te lances à toi-même, jamais tu n’auras le courage d’aborder une fille. C’est comme ça que l’on devient un homme !
Le sabre est entre ses mains sans qu’il n’est eu le temps de comprendre ce qu’il s’est passé. Le jeune homme scrute nerveusement la pièce comme s’il venait de commettre un terrible méfait. Personne, la pièce est déserte. Rassuré, ses mains sortent la lame de son fourreau.
Impressionné, l’étui est reposé sur la table afin d’en admirer les différentes gravures qui ornent le pommeau. Il s’amuse à fendre l’air. Pour la première fois de sa vie il, se sent libre. C’est une tout autre personne qui évolue à présent dans l’espace réduit de la petite salle. Ses coups sont portés avec dextérité et assurance.
Soudain, une personne fait irruption dans la pièce et vient casser cette synergie.
-:Qu’ est ce que vous faites là ?
Tentant de replacer l’arme dans son fourreau, Kévin s’entaille l’index droit. Il repose le sabre, le doigt en sang.
-: Montrez moi votre blessure.
Une plaie béante laisse échapper un flot discontinu de sang.
- : Attendez, restez ici, je vais chercher la trousse de secours.
Lorsqu’il revient, l’employé trouve le jeune homme assis sur une chaise toujours en pleine contemplation du sabre malgré le sang qui continu à se répandre sur la table.
-:EH !Vous avez vu ? D’un signe de tête, il lui montre la flaque rouge.
Kévin redescend les pieds sur terre -:Non, je ne m’étais pas rendu compte que cela coulait autant !
-:Approchez vous de la lumière que je vois ça de plus près. Eh ben mon vieux, vous ne vous êtes pas loupé ! Je ne pensais pas que ce sabre pouvait autant couper.
En même temps qu’il pose une énorme compresse sur l’entaille :- :Tenez, pressez sur votre blessure, ça arrêtera l’hémorragie. Alors, que faisiez vous là ?
-:J’ai traversé tout à l’heure le couloir où sont exposés les statues de Bouddha. J’en ai vu une sur laquelle une étiquette précisait que des scientifiques s’étaient amusés à en scanner la tête et avaient trouvé à l’intérieur un chapelet. Ensuite, j’ai vu passer un employé du musée. Je l’ai appelé mais il ne m’as pas entendu et est entré ici. J’ai pensé qu’en me permettant juste d’entrer, j’aurais peut être la chance de le retrouver afin de lui demander des renseignements sur cette fameuse statue. En fait, j’ai un exposé de la visite à rendre car j’étudie l’histoire de l’art. En entrant dans cet endroit, j’ai vu toutes ces magnifiques pièces et j’avoue que je n’ai pu m’empêcher de tomber en admiration pour ce superbe katana. Dites, vous n’allez pas me dénoncer à la police au moins ?
-: Sincèrement ? Non. Si on apprenait que vous êtes venu ici jouer les apprentis Zorro, je serais bon pour nettoyer les toilettes du musée de fond en comble jusqu’à la fin de mes jours. De plus, je crois que vous avez suffisamment été puni.
- : D’où vient t’il ce sabre ?
- : Nous le savons pas exactement. C’est une personne anonyme qui nous l’as envoyé du Japon en prétextant vouloir le mettre en sûreté. La lettre qui l’accompagnait a cela d’intrigant : Il s’agirait en fait d’une très ancienne arme qui aurait permis à un jeune villageois de tuer un dragon pou prouver son sa vaillance afin de conquérir le cœur d’une jeune femme. Le sang du dragon permettrai à la lame d’être inaltérable.
- : Avez-vous fait des tests pour voir si la lame résiste ?
- : Dans le domaine scientifique, il n’y a malheureusement aucune place pour la mythologie.
Kévin - : Qu’est ce que vous voulez dire ?
-: Ce que je veux dire c’est que l’existence des dragons n’ayant jamais été prouvée scientifiquement, il n’y a donc aucune raison que ce sabre est un quelconque pouvoir magique. De plus, l’analyse au carbone 14 nous laisse à penser qu’il là plus d’un canular que d’une quelconque relique. Le métal de la lame ainsi que l’ivoire du fourreau sont contemporains. Le XXI ème siècle pour être exacte. Désolé de vous avoir déçu. Votre doigt va mieux ?
- : Oui, apparemment ça ne coule plus.
Kévin retire la compresse. Un trou profond s’est insinué sur la première phalange.
Si ça ressaigne, il faudra que vous consultiez un médecin afin qu’il vous fasse des points de suture. Je vais vous mettre un pansement en attendant.
Une fois celui-ci apposé sur la blessure, Kévin rejoint le groupe de sa classe rassemblé à l’entrée du musée.
Son professeur - : Quelqu’un as vu Kévin ?
Kévin - : Monsieur Vulcain, je suis ici.
Le prof.-: J’étais inquiet de ne pas vous voir puisque vous êtes d’habitude toujours en avance. Bien, la visite peut donc commencer.

Noémie est encore devant le miroir de la salle de bain lorsque son père l’appelle. - : Noémie, ça fait plus d’une heure que tu te prépares. J’espère que tu vas te décider à sortir. Tu ne voudrais quand même pas manquer la fête ?
-: Non, non. Aucun risque. J’arrive !
Elle porte une robe marron clair parsemée de franges. De longues tresses retombent sur ses épaules. Telle une fusée, elle dévale les escaliers quatre à quatre. Le bruit des talons de ses San-Tiags empli la petite demeure.
Son père se retourne. - : Tu es superbe ma fille. Peut être vas-tu me faire le plaisir par enfin rencontrer un mari !
Sa mère -: Laisses la donc tranquille, elle a encore bien le temps pour ces choses là !
-: Oui mais j’aimerais qu’elle y songe. Surtout qu’au rassemblement, il n’y aura que des Indiens.
La mère - : Et alors, qu’est ce que ça peut bien faire qu’en bien même ce serait quelqu’un d’autre ?
-: Ben, euh…Rien. C’est juste que…
Noémie - : Arrêtez de vous chamailler. Je n’ai aucune envie de me caser alors détendez vous. Allez, on y va sinon on ne sera jamais à l’heure au lac Hudson pour connaître l’endroit choisit cette année pour la fête.
Le père - : T’entends ça ? Bientôt, elle va nous commander. C’est vraiment le monde à l’envers !
Noémie lui souris, le sert dans ses bras et l’embrasse. - : Je t’aime très fort mon papounet.
Le père - : Allez, tout le monde en voiture.
Il est 6h30 lorsqu’ils quittent le chalet. Ils arrivent presque les derniers après dix heures de route. Accueillis à bras ouverts, la fatigue du périple est vite dissipée. De longues embrassades s’ensuivent et à chaque retrouvaille on s’empresse de dire à Noémie -: Tu te souvient bien sûr de mon fils ? Et à chaque fois c’est la même réplique de la part de la jeune femme- : Je suis très bien toute seule, merci.
Son père retrouve Mike, plus connu sous le nom d’ « Oeuil de faucon ».
Mike - : Alors Aigle agile, vieux frère, comment vas-tu ?
-: Mieux, maintenant que je te revois. Tu connais bien sûr Maria ma femme. Et voici Noémie ma fille.
- : Et bien, elle a drôlement grandi. Vous voulez vous joindre à nous ? J’ai installé ma petite famille dans cette caravane là bas. Suivez moi.
Noémie - : Vous n’avez pas de fils à ce que je me rappelle ?
Mike - : Et non, malheureusement. Pourquoi ?
Noémie - : Tant mieux, pour rien, pour rien…
Lorsque la jeune femme s’est éloignée, Mike - : Pourquoi ta fille m’as t’elle demandé ça ?
Le père de Moémie -: Je crois qu’elle en a marre qu’on lui présente le fils de l’un puis le fils d’un autre. Tu comprends, aujourd’hui, elle passe son initiation à l’âge adulte.
-: D’accord, là, je comprend mieux !

Lors de la visite, Monsieur Vulcain remarque le pansement de Kévin:
-:Qu'est-ce-qu'il t'est arrivé?
-:Je me suis coupé mais maintenant ça va mieux.
La visite se poursuit sans encombre.

De retour à la chambre d'hôtel, Kévin raconte ce qu'il lui est arrivé à Jack son camarade de chambrée:
Jack-:Là tu m'épates! Un Katana ayant servit à tuer un Dragon, ouah! Ton histoire est géniale! Excuses-moi mais te connaissant, j'ai vraiment du mal à croire que tu ai osé le prendre sans parler que celà fait vraiment compte de fée.
Kévin-:Ah oui. Et comment tu expliques ça? Il retire le pansement et montre son doigt à son confidant.
Jack -:ça? Sans vouloir te véxer c'est ton doigt, mais je ne voit pas bien le rapport désolé.
-:Je ne te parle pas de mon doigt mais de l'entaille, et crois-moi si tu veux mais je ne me l'as suis pas fait, exprès pour confirmer mes dires. J'ai trop horreur de la vue du sang.
Jack-: Mon vieux tu débloques complètement! Y'as strictement aucune coupure sur ton doigt. C'est pas d'un toubib dont tu as besoin mais d'un psy!
-: Un quoi? Mais c'est pas possible, ça n'arrêtais pas de saigner cet après-midi!
Le jeune-homme a beau observer son doigt de plus près sous toutes les coutures, il doit bien se rendre à l'évidence: La plaie s'est bel et bien refermée.
Kévin -:Là, je n'y comprend plus rien.
Jack -:Ben moi ce que je comprend c'est que tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil.
-: Oui, tu as raison. De toute façon, je suis mort de fatigue.
Les deux jeunes s'allongent chacun dans leur lit.
Jack -:Tu m'as qu'en-même bien bleufé. Un moment, j'avoue que je t'aurais presque cru.
Kévin -:Mais je te jure...Je sais pas ce qu'il y a eu...
Jack -:Aller, laisse tomber, ça resteras entre nous t'inquiètes pas.
-:Qu'est-ce-que tu veux dire?
-:J'ai absolument pas envie que tout le monde sache que je partage ma chambre avec un skyzophrène! Bonne nuit, à demain. Kévin n'entend pas ces dernières paroles, il est déjà plongé dans un sommeil profond.

Le père de Noémie secoue sa fille par l'épaule-:Réveilles-toi fainéante, nous sommes arrivés.
-:Où sommes-nous?
-:Tu t'es endormie pendant le trajet. Tu devais déjà être fatiguée par le voyage jusqu'au lac Hudson. A présent, nous sommes au lieu choisit pour le rituel.
-:Super! Et où sont les autres.
-:Descend de voiture et regardes par toi-même.
Noémie sort du véhicule. Un spectacle ahurissant l'attend: Un cercle gigantesque d'une bonne centaine de voitures tous phares allumés les encerclent. Celà donne une impression suréelle.
-:Où sommes-nous?
Son père -:Nous sommes près de Los Alamos, dans un désert au Nouveau-Mexique.
Noémie regarde tout autour d'elle. Le néant et l'obscurité font ressortit la lumière émanant de chaque véhicule. Chaque occupant est descendu et danse autour d'un feu improvisé au son des tambours pendant que d'autres montent un tipi.
Elle se joint à la ronde, très imitée par ses parents. Rapidement, le rythme s'accélère. La cadense atteint son paroxisme puis s'arrête net . Le temps semble comme suspendu. Un petit groupe de cinq anciens et le Chaman viennent l'as chercher puis l'accompagnent dans le tipi. A peine est-elle entrée que la musique et la "farandole" reprennent de plus bel. Le sorcier lui fait signe de s'accroupir sur une peau d'ours devant le feu.
Les anciens lui font face et ont le visage sérieux et froid donnant encore plus de poids à cet évènement.
Le sorcier commence alors par une lithuanie de mots qui n'ont auncun sens pour la jeune fille. Simultanément aux invocations, il jette au feu des poudres et des herbes qui s'enflamment au contact du brasier. Puis, un à un, chacun quitte les lieux. Avant de sortir à son tour, le chaman lui informe:
-: Je viens d'invoquer les anciens esprits afin de leur demander leur accord afin que tu accède au stade d'adulte. Il te faut à présent rester seule avec eux afin qu'ils jugent si c'est effectivement le bon moment pour toi. Restes ici, ne sort pas, fermes les yeux et attends mon retour.
Enfin, il quitte le tipi. A présent seule, les yeux clos, la jeune femme entend la musique des tambours et ressent les soubresauts des pas des danseurs sur le sol. Les seuls sons à ses côtés proviennent du feu qui crépite. Le temps semble une nouvelle fois s'être immobilisé. Après une attente qui lui parrait interminable, Noémie entend enfin le tipi s'ouvrir et une présence entrer. Elle n'ouvre pourtant pas les yeux désireuse de respecter les préceptes. Une vague d'air frais vient lui lécher le visage puis de nouveau la pénombre réapparait lorsque la peau qui fait office de porte se rabat. Elle ressent ensuite un souffle sur son bras droit suivit d'un picotement qui remonte le long de sa colonne vertébrale jusqu'à sa nuque. Malgré les recommandations du sorcier, sa curiosité exacerbée, elle finit par ouvrir les yeux et tombe nez à nez avec un superbe loup blanc. Plutôt surprise, elle regarde l'animal sans crainte. Le loup l'as fixe sans animosité. Une synergie s'opère entre eux.
Noémie -: Bonjour toi, qu'est-ce-que tu fait là?
Toujours dénuée de toute crainte -: Viens, n'ai pas peur.
Le canidé s'approche d'elle doucement. S'ensuivent des caresses; Lui s'assied puis lui lèche le bras juste là où perlent quelques gouttes de sang. Elle le sert dans ses bras. Pendant que Noémie lui parle, le loup continue à lécher la plaie.
-: C'était donc ça que j'ai ressenti tout à l'heure dans le bras. C'est toi qui m'as mordu?
Le canidé s'arrête le temps de l'as fixer un court instant puis reprend son labeur.

La scène dure un bon moment. Noémie l'enlace à nouveau et l'embrasse.
-: Merci mais tu n'était pas obligé. Il lui lèche le visage et se love contre elle. Puis, sans aucune raison il se relève d'un bond. Il s'enfuit après avoir jeté un dernier regard à Noémie. Le sorcier fait alors irruption et s'approche d'elle.
-: J'ai vu un loup sortir. Il ne t'as pas fait de mal au moins?
Noémie -: Non au contraire, il a été très gentil et même affectueux avec moi.
-: Montre moi ton bras. Le sorcier n'en crois pas ses yeux.
-: C'est lui qui t'as fait ça?
-: Oui...Enfin, je crois mais je n'en suis pas complètement sûre. Je crois qu'il m'as soigné en me lèchant.
-: Effectivement, la plaie a l'air cotérisée. Il t'as laissé son emprunte, c'est sa morsure que tu portes sur ton bras.
-: Et c'est grâve?
-: Au contraire! C'est un signe, un témoignage de l'au-delà qui signifie que tu es prête à être une femme.
-: Celà se passe toujours ainsi.
-: Non, il est extrêmement rare que quelqu'un rencontre son Animal Totem!

Les rêves de Kévin sont assez surprenants. D'une grande réalité, il rêve du musée. Il tourne en rond pendant des heures puis sans savoir comment il a atterit là, il se retrouve dans la pièce de restauration, le fameux katana à la main. En entendant quelqu'un actionner la poignée de la porte, Kévin tente de reposer le sabre sur la table. En vain puisque l'arme semble être collée à sa main. Il ne distingue pas la personne qui entre car il se retrouve à voler dans les airs. Ce ne sont plus les murs de la pièce qui l'entourent mais de superbes montagnes. Du haut de l'une d'elles, il observe en contre-bas et est pris de l' ivresse des hauteurs. Contre toute volonté, il s'élance alors dans les airs. Contrairement à ce qu'il s'imagine, tomber et s'écraser, son corps semble se soulever. Tels des battements de coeur, des ailes immenses apparaissent à ses yeux lorsqu'il tente de voir ce qui le transporte. Une peur panique l'envahit lorsque son regard aperçoit deux très grandes ailes de dragon. Il se débat et reçoit un coup au visage. Lorsqu'il ouvre enfin les yeux c'est pour voir son compagnon de chambre, un polochon à la main.
-: Excuses-moi mais tu n'arrêtait pas de crier. Encore un peu et tout le monde serait venu voir ce qu'il se passait.
-: Désolé, j'ai fait un cauchemard.

Quatre années se sont écoulées depuis. Son arrivée à l'université s'est très bien passée. Les cours ont l'air très intéressants. Son attention, outre les cours a été attirée par une superbe jeune-femme de sa classe, grande, brune aux cheveux tressés. Plusieurs regards ont été échangés mais il n'as pas osé faire le premier pas.
Après les cours, il se rend à la bibliothèque. Personne ne semble prèter attention à lui. A sa grande surprise, toutes les tables ont été prises d'assaut. Leurs professeurs leurs ont annoncé que des tests dans toutes les matières auront lieu la semaine prochaine afin de juger de leur niveau respectif. Son sac à la main, il n'ose pas déranger chaque étudiant pour lui demander si la place à leur table est libre. A regret, il préfère quitter l'endroit. Au moment où il va partir une main saisit son poignet. -= Tu peux t'assoir à ma table si tu veux.
Kévin est aux anges. -= Euh, oui merci.
-= C'est bien toi qui ne me quittait pas des yeux tout à l'heure n'est-ce-pas?
Kévin forcé de répondre:-= Oui...Il devient tout rouge.
-= Ne t'en fait pas, je ne t'en veut pas. Je m'appelle Noémie, et toi?
-= Kévin, je viens juste d'arriver à l'école.
A une autre table quelqu'un leur fait signe de se taire. Un surveillant observe la salle à la recherche des perturbateurs.
Noémie: -= On sort se ballader dans le parc?
-= Ok. Sort la première et je te suit.
Une fois dehors, Noémie: -= Ouf! C'est étouffant comme atmosphère!
Kévin: -= Je ne pensait pas que c'était si studieux ici.
Noémie: -= Et encore, t'as rien vu! Suis-moi, je connais un endroit plus tranquille. Elle l'emmène devant une mare.
-= C'est magnifique ici.
-= J'adore cet endroit. En plus, personne ne vient ici. Ils passent tous leur temps à étudier ou à faire la fiesta. D'où es-tu?
-= Je viens de New-York.
-= Alors tu es habitué à l'air pollué des grandes villes.
-= Non, pas complètement. Mes parents habitent près de Central Park donc j'ai la chance de vivre à proximité de la nature. Et toi, d'où es-tu?
Noémie: -= Je suis d'Hermon dans le Maine. Tu connais?
-= Pas vraiment, désolé.
-= C'est un Etat à proche de la frontière Canadienne. En fait, toute ma famille descend des Indiens. Je suis à moitié Huron et l'autre moitié Iroquoise.
Kévin: -= Moi je suis de souche Irlandaise. Il s'assied sur un banc à côté d'elle. C'est Kévin qui relance la discussion: -= Tu ne te sent pas seule loin de ta famille?
-= Des fois si. Mais je suis vraiment heureuse d'avoir fait ta connaissance. On rentre?
-= Oui, je commence à avoir des crampes à rester assis.
Sur le chemin du retour, elle lui prend le bras. Le garçon n'as jamais été aussi heureux de toute sa vie.

L'amphithéâtre se remplit peu à peu. Le chahut d'entrée des éudiants fait place à un silence de glace.
Le professeur: -= Merci très chers jeunes gens. Nous allons pouvoir commencer ce cours par la dissection de l'appareil génital féminin. Ensuite, nous approfondirons la physiologie de chaque organe.
Kévin regarde sa voisine et lui dit: -= Super! A quand la dégustation?
Noémie -= Arrête, tu vas me faire vomir!
Kévin -= Les filles t'ont parlé de la sortie qu'elles organisent ce week-end?
-= Oui, Charlen m'as dit qu'elle organisait une sauterie dans la cabane de chasse de son père. Et bien sûr, elle a invité Jack! Franchement, moi, ça ne me dit rien d'y aller!
-= C'est à cause de Jack que tu ne veux pas qu'on y aille?
-= Oui, enfin, en partie. Ce tas de muscles a un pénis à la place du cerveau. En plus, toutes les filles ont invité un gars qu'elles convoitent, ça va finir en partouze vu comme c'est parti!
-= Charlen m'as dit qu'elle nous réservait la chambre de ses parents.
-= Celle avec un trophée accroché au dessus du lit? Je crois même que c'est une tête de sanglier! Je préfèrerais que l'on passe le week-end ensembles.
Kévin -= Et qu'est-ce-que tu proposes?
-= Une balade romantique en barque, un petit diner aux chandelles et peut-être plus...si affinité.
-= ça, c'est ce que l'on a déjà fait le week-end dernier.
-= Alors on n'as qu'à se faire une sortie cinéma.
-= C'est ce que l'on a fait il y a quinze jours. On vit comme des reclus, un couple de petits vieux!
-= Mais c'est parce-que je veut te garder pour moi toute seule.
-= Ce que je veut dire c'est que l'on ne fait plus rien. On ne voit plus personne!
-= Bon, très bien, on y vas mais si c'est nul ou si ça passe mal on rentre. D'accord?
-= Ok. C'est promis. De toute façon j'avais l'intention de prendre ma voiture, au cas où.
Le professeur -= ça y est, vous avez fini les deux toutereaux? La classe éclate de rire.
Jack -= Laissez M'sieur. Ils ne se sont sûrement pas tout dit cette nuit sous l'oreiller.
Le professeur -= Jack, ce serait bien qu'un jour vous cessier de penser avec vos testostérones. Bon, ce cours est fini. A lundi. Vous pouvez sortir mais n'oubliez pas, interro. surprise à la première heure lundi matin.
A la sortie Charlen les interpelle: -= Alors, vous venez? Dites-moi oui. Sans vous on vas trop s'ennuyer.
Noémie -= C'est bien parce-que Kévin a insisté. Moi, personnellement, ça ne me dit rien de tous vous voir picoller et vous vautrer tout le week-end!
Charlen -= Merci merci merci. La jeune-femme saute sur place de joie et embrasse tour à tour Noémie et Kévin sur la joue.
Le lendemain matin, tous se sont donné rendez-vous devant la maison de Charlen. La voiture stoppée, Kévin se tourne vers Noémie. -= Tu veux rentrer? Si tu préfère on décampe.
-= Non, ça va mais je l'as sent pas cette fête.
Tous deux descendent de voiture et rejoignent les autres. Le groupe comprend bien évidemment Noémie, d'origine Indienne d' Amérique, elle est brune, un mètre quatre-vingt, coiffée de longues tresses aux yeux verts.
Charlen, l'instigatrice de la fête, blonde, yeux marrons, de taille moyenne. Principales caractéristiques: Candide et très portée sur le sexe.
Katie quant à elle est rousse aux yeux bleus, très attirée par Mike.
Brune avec deux couettes et de petites lunettes rondes, Anabelle est l'intellectuelle du groupe des filles.
Enfin Cindy, ronde aux cheveux décolorés en violet très court, joue l'hétérosexuelle.
Celui des garçons comprend Kévin brun aux yeux verts, petit ami de Noémie.
Il y a également Jack. Lui se caractérise par son obsession sexuelle. Gros porc, il pue la sueur et l'alcool. Très con. Il est attiré par tout ce qui a des nénés. Il est rouquin et est le petit ami de Charlen.
Phil, énemi de Jack. Blond aux yeux bleus. C'est un hippy aux cheveux longs.
Steve, noir, athlétique. Est également présent Robbie, asiatique, intellectuel avec de petites lunettes et très sportif.
Pour finir, Mike. Air benet, maigre, fume des cônes et est coiffé en "dred-lock". Il écoute du reggea. De loin, Katie ne quitte pas Mike des yeux. Jack est présent et impressionne les trois autres garçons avec une superbe dague de chasse. Steve et Robbie sont également subjugués par le 4X4 de Jack. Deux énormes cornes ornent le capot.
Noémie -= Pathétique!
Kévin -= Je sais, il fait pitié ce gros con mais que veux-tu, Charlène tenait vraiment à ce qu'il vienne.
-= Tu veux dire qu'elle a envie qu'il l'as baise oui!
-= C'est une autre façon de dire les choses mais oui.
Charlen -= Ah, les enfants, on n'attendait plus que vous.
Bon, tout le monde a le plan? Oh, pardon. Voici le vôtre. Alors tout le monde me suit d'accord? Je monte avec Jack. Anabelle et Cindy vous montez avec Katie...Jack l'interrompt -= Les autres P.D vous montez avec Philou. Avant qu'ils n'aient le temps de répondre Jack est déjà au volant de l'énorme Land Cruiser de son père, la musique à fond. Il donne des coups d'accélérateur.
Charlen -= Allez, on y vas. A tout à l'heure.
Au bout de vingt minutes de route Noémie hurle -= Kévin attention! Le gros con ballance une canette par la fenêtre. Le jeune-homme a juste le temps de donner un coup de volant pour l'éviter. La voiture fait une embardée et évite de justesse le fossé. Le projectile vient percuter de plein fouet le capot de Phil. Très énervé, il klaxonne et tente malgré le virage un dépassement. Alors que sa Mustang est lancée à pleine puissance, un camion déboulle à toute vitesse en sens inverse. Le poids lourd allume tous ses phares et klaxonne furieusement à son tour. Phil a juste le temps de se rabattre et reprend sa place initiale juste derrière les deux amoureux. Le 4X4 reprend encore de l'avance!
-= Fumier! Hurle Kévin.
Noémie -= Qu'est-ce-que tu vas faire?
-= Tu vas voir.
Un deuxième grand virage se dessine à l'horizon dont le rayon est entrecoupé en son centre d'une petite clairière. Ce lieu sert aux services de voirie à entreposer des graviers et du sable. Au lieu de suivre la courbe du virage, la Corvette des amoureux coupe par un petit chemin qui débouche sur ce dépot. Après avoir contrebraqué pour stabiliser le véhicule, le jeune homme passe une dernière vitesse et réaccélère. Arrivé à la fin du chemin, le bolide débouche sur la route. Kévin tire le frein à main puis braque le volant. La Chevrolet retrouve le bitume et passe devant Jack. Ses pneus crissent en laissant une épaisse fumée blanche derrière eux.
-= Voilà, le gros bouffon n'est pas près de nous rattraper maintenant!
Noémie -= "Domaine de la vallée noire" vas y freine c'est là.
Kévin -= Eh ben, ça va, on n'as pas mis trop longtemps. Par contre là, on a un problème. Il y a un gros cadenas à la barrière.
Noémie -= Non, c'est pas grâve. Sur le plan c'est écrit que le cadenas ne serait pas fermé à clé: "Ouvrir le cadenas et lever la barrière. Ensuite, suivre le chemin jusqu'à la cabanne de chasse. Bises. Charlen."
Ils suivent les instructions. Le chemin est entourré d'une végétation dense. Plus ils avancent et plus l'impression de quitter la vie hurbaine se fait sentir.
Kévin -= C'est le bout du monde ici!
-= Je te parie qu'il n' y a même pas l'eau courante!
Le jeune homme coupe le contact et dit: -= Bienvenue au club merde!
Noémie -= L'endoit est encore plus pourri qu'en carte postale. Tu sent cette odeur? C'est quoi à ton avis?
-= Sais pas. On dirais un mélange de viande avariée et de moisissure.
Noémie -= Vraiment charmant! Je m'attendait à mieux pour un petit coin dans la nature.
Un grondement les fait se retourner. La voiture de Jack fait irruption devant le chalet suivie des deux autres véhicules.
Jack -= Eh ben, t'en as dans le froque ma poule! En s'adressant à Kévin.
Phil qui regarde sa Porsche hurle: -= Pauvre con! T'as vu ce que t'as fait à ma bagnole!
Jack -= T'auras qu'à dire que t'as grimpé une poule sur ton capot! Quoique non, c'est vrai que personne ne vas te croire. T'auras qu'à dire une truie à la rigueur!
-= Salopard! Tu me cherches?
-= Pas besoin, tu pues tellement que ce serait difficile de te perdre!
Charlen -= Oh les gars, vous n'allez qu'en même pas me foutre ma fiesta en l'air!
Phil -= Ok, ok, je ne dit plus rien.
Jack -= Enfin, l'air vas peut-être finir par s'assainir! En parlant de ça, c'est vrai que ça sent bizarre dans le coin.
Phil -= C'est sûrement un de tes vieux caleçons que t'as ramassé vite fait ce matin dans la corbeille de linge sale.
Jack -= Vas te faire foutre! Non, là je ne déconne pas. J'ai jamais senti un truc pareil!
Anabelle -= Oh oui, on dirait comme un animal mort en état de décomposition avancé!
Jack -= Non, c'est pas ça.
Phil -= Et comment tu peut savoir gros malin?
Jack -= Contrairement à toi je passe pas tout mon temps dans les salles de danse à agiter mon tutu. Je chasse et je peut vous dire qu'une carcasse d' animal sent pas si mauvais.
Cindy -= Et si on rentrait plutôt que de rester dans cet antre de la puanteur.
Charlen -= Cindy a raison, rentrons nous installer.
Katie -= Plus qu'à espérer qu'ils aient pensé à fermer les fenêtres!
Effectivement, une fois le pas de la porte franchit, l'air redevient respirable.
Charlen -= Ouf. J'avais peur que l'on soit obligés de porter des masques. Mettez-vous à votre aise et faites comme chez vous.
Extérieurement d'apparance austère, le châlet ressemble ressemble plus à une maison cossue une fois à l'intérieur.
Charlen -= Il y a six chambres. Une pour Noémie et Kévin au premier étage à côté de celle de Jack et moi. Deux au deuxième étage et deux au rez-de-chaussée, on vous laisse vous débrouiller avec les autres.
Les jeunes filles inspectent la salle de bain.
Katie -= Les filles, qu'est-ce-que vous pensez de Mike?
Cindy -= Franchement? Il a l'ar con. Bon, déjà il est tout maigre! On dirais qu'il a laissé ses muscles au coffre de peur de se les faire voler!
Katie -= Oui mais au moins il ne ressemble pas à ce gros porc de Jack!
Anabelle -= C'est clair, ce mec me donne envie de vomir! Je me demande ce que Charlen peut bien lui trouver!
Cindy -= Sûrement son odeur de transpiration mêlée à l'alcool.
Anabelle -= C'est un obsédé oui! Chaque fois qu'il me regarde j'ai l'impression d'être toute nue.
Cindy -= Si on arrêtait de parler "mecs" et qu'on allait voir la chambre?
Katie -= Moi je vais voir ce qu'il fabrique.
Anabelle -= Qui? Jack?
Katie -= Mais non, t'es conne! Mon p'tit Mike.
Les sacs des garçons sont posés en vrac dans l'entrée exepté celui de Kévin qui s'installe dans sa chambre avec Noémie. Phil, Robbie et Mike sont affalés dans le canapé à regarder un match de football Américain.
Jack -= Alors les filles, vous êtes encore en train de vous pignoler devant des beaux mecs tout musclés! Je vais vous mettre un vrai film pour des hommes.
Steve -= Tu vas pas encore nous faire chier avec un de tes films?
Jack -= Vous allez voir, c'est un très bon film: "Titan Nick".
Katie -= Oh mon dieu! Qu'est-ce-que c'est que cette horreur?
Jack -= Un film sur la conception.
Katie -= Mais c'est dégueulasse!
Jack -= Tout dépend de quel point de vue on se place, au dessus ou en dessous. Bon, je vais voir ce que fabrique Charlen...
A peine parti Robbie retire le film.
Katie -= Je peut m'assoir à côté de toi Mike?
Mile -= Ouaih, vas-y poses-toi. Tu veux un latte?
Katie -= J'veut bien merci.
Le joint circule de main en main. Pendant ce temps Kévin et Noémie s'installent et vident leurs sacs.
Noémie -= Mon chéri, tu peux me passer ma robe de chambre s'il-te-plait?
Kévin -= Oui, tiens attrape. Alors, tu vois, elle est pas si mal cette piaule. Bon, c'est vrai, elle ne paie pas de mine mais elle est confortable. Qu'est-ce-que tu fait?
La jeune femme jette son vêtement sur la tête de sanglier suspendue juste au dessus de la tête de lit.
Noémie -= Voilà, comme ça elle me plait encore plus cette chambre! Non mais, je ne peut qu'en même pas dormir avec une tête d'animal mort qui en plus tire la langue juste au dessus de moi!
Kévin -= Ok, là je suis d'accord...Attends, tu sent?
Noémie -= Oui, ça sent le crevé comme dehors!
Kévin -= Viens, on vas vérifier dans le reste de la maison.
A peine passés le pas de la porte que l'odeur s'amplifie.
Noémie -= Non mais c'est pas posible! Moi je reste pas là si c'est pour que ça pue le cadavre tout le week-end! Charlen? Charlen?
Noémie ouvre la porte de sa chambre d'un coup en grand. Elle éclate de rire devant le spectacle: Jack est déguisé en cochon, marche à quatre pattes et grogne. Charlen porte une combinaison en cuir avec une cagoule et le fouette.
Noémie -= Désolée...Je voulais pas...Et elle sort.
Kévin -= Qu'est-ce-qui se passe?
Noémie -= Si je te le dit tu vas pas me croire!
Charlen les rejoint toujours dans la même tenue.
Kévin -= Ah, d'accord, là je comprend mieux!
Charlen -= Vous dites rien aux autres hein?
Noémie -= T'inquiètes pas, de toute façon les autres ne nous croirais pas!
Kévin -= Ne croirais pas quoi?
Charlen -= Rien du tout! Pourquoi est-ce que tu nous as dérangé?
Noémie -= Je voulais te dire, au cas où t'ai pas remarqué, que ta baraque se met à trop puer!
Charlen hûme l'air. -= Ah ouaih, comment ça se fait?
Kévin -= Sûrement les égouts qui remontent. Allons voir au rez-de-chaussée.
Noémie -= Moi de toute façon, j'ai aucune envie de rester dans cette "fosse septique", je refait mes valises et je me casse!
Charlen -= Oh non, je t'en prie reste!
Noémie -= Et qu'est-ce-que tu proposes, un bal avec des masques à gaz? Tu me diras, ça ne dépareilleras pas avec vos tenues!
Robbie les rejoint. -= Au cas où vous auriez pas remarqué...
Kévin -= C'est bon, on s'était rendu compte! ça schlingue!
Robbie -= Ouaih mais c'est à cause des autres, ils ont ouvert toutes les fenêtres de la baraque.
Charlen -= Mais qu'est-ce qu'ils sont cons! Elle débarque dans le salon. Une épaisse fumée blanche flotte dans les airs. Un rapide coup d'oeuil dans la pièce lui donne un aperçu de la situation: Ils sont tous affalés dans le canapé et complètement défoncés. Quelqu'un a remis le film de Jack. Katie et Mike sont juste devant le téléviseur à refaire passer certaines scènes et à exploser de rire à chaque fois qu'un truc dégueulasse se passe.
Mike -= Vas-y, remet ça.
Katie -= Attends, j'en peu plus. Ouf, ouf. C'est bon j'ai repris mon souffle. Allez, on remet ça, c'est parti mon kiki!
Les autres sont occupés à fumer au shilom.
Charlen débarque dans la pièce et hurle: -= Mais merde, c'est quoi ce bordel?
Steve -= Ben toi alors, t'es jamais à court d'idées loufoques. Je savais pas que c'était un gala sado-maso!
Charlen -= Toi, ta gueule! Je peut savoir pourquoi vous avez ouvert toutes les fenêtres?
Mike -= Ben, au début vu qu'on a un peu fumé, on s'est dit que t'allait gueuler avec toutes ces vapeurs. Alors on a pensé qu'en ouvrant, ça s'arrangerait. Mais on s'était pas souvenu comme ça puait dehors. On a donc refermé. Et pour plus que ça daube, il a fallut que l'on refume.
Noémie et Kévin débarquent chacun leur valise à la main dans l'"aquarium géant".
Kévin -= Qu'est-ce-qu'il s'est passé ici, y'as eu le feu?
Charlen -= Mais non, ces cons ont tellement fumé de pétards que ça a rempli toute la pièce!
Alors que tout le monde regarde un peu gêné le sol, Jack fait irruption dans la pièce. Chacun leur tour, leur regard se pose sur lui et c'est l'escalade des fous-rires.
Jack -= Maîtresse, que fait-tu?
Charlen -= Mais merde, t'aurais pu te changer!
Jack -= Maîtresse, mais toi non plus tu ne t'es pas changé.
Charlen -= Silence esclave, tu parleras quand je te le dirais!
Jack -= Oui oui maîtresse. Il marche à quatre pattes et vient lui baiser les pieds.
L'explosion de rires atteint son apothéose.
Charlen -= Mais arrête bouffon, tu ne vois pas que tu te donnes en spectacle! Elle lui assène un coup de pied en plein visage. -= Remonte et vas te changer!
Jack -= Oui maîtresse.A vos ordres. Et il s'en va.
Charlen -= Bon, chacun prend une douche. Rendez-vous dans une heure dans l'entrée. Que ceux qui veulent partir s'en aille. Pour ceux et celles qui veulent bien continuer la fête, je connais un endroit super sympas pour camper dans les bois autour d'un feu. Le congèlateur est plein à craquer de viande de quoi faire un barbecue géant. ça vous tente? Noémie?
Noémie -= J'adore camper en pleine nature donc pour Kévin et moi c'est d'accord.
Le reste de "la troupe" a déjà pris d'assaut les salles de bain. Ils s'aspergent de mousse à raser et de gel douche. Le chalet semble habriter une colonnie de vacances tellement l'ambiance est festive. Passé le raz de marrée, tout le monde est prêt et rassemblé dans l'entrée.
Charlen -= Les garçons, suivez-moi dansle garage. On va prendre les tentes. Les filles, je vous laisse prendre à manger dans le congèlateur. Il est dans la buanderie à côté de la cuisine.
Après avoir pris chacun sa part de chargement ils sortent. L'air est lourd voir pesant et toujours chargé d'une odeur visqueuse.
Katie -= Beurk, c'est équeurant! Tu es sûre que ton chalet n'as pas été bâtit sur un ancien cimetière?
Phil -= Non , c'est sûrement une décharge à proximité.
Charlen -= Sincèrement c'est la première fois que ça pue ici. D'habitude, ça sent même très bon ici avec la forêt de pins.
Noémie -= Bon, qu'est-ce-qu'on attend pour se barrer? Je propose même que l'on se casse tout de suite! Vas-y Charlen, tu connait le chemin j'espère?
Charlen -= T'inquiètes, je viens ici depuis l'âge de cinq ans.
Jack -= T'aurais qu'en même pu nous prévenir qu'on allait camper!
Charlen -= Si j'avais su tu crois que j'aurais mis une jupe gros naze?
Jack -= Ben en tout cas elle te vas très bien cette jupe.
Anabelle remonte nerveusement ses lunettes -= Mais c'est pas possible, t'es sûre que c'est le bon chemin car c'est bourré de ronces! Moi qui voulait passer un week-end tranquille dans un chouette chalet c'est gagné! En plus ça pue toujours le marais. Une heure que l'on marche dans les horties et les épineux, tout ça pourquoi?
Cindy -= Du calme, Charlen nous a dit qu'elle connaissait le coin comme sa poche. Dans combien de temps on arrive Charlen?
Charlen -= Je sais pas...C'est bizarre, le chemin a disparu comme si personne n'était passé par là depuis longtemps.
Phil -= ça veut dire quoi?
Anabelle -= En clair qu'on est perdus!
Noémie -= C'est pas vrai? Dit-moi que c'est pas vrai!
Anabelle -= Mais si que c'est vrai. Cette conne ne sait même pas où on vas ni où on est! J'ai pas raison?
Charlen -= Non. Enfin si mais je suis sûre d'une chose: on est dans la bonne direction.
Noémie -= J'en ai rien à foutre de savoir si on est dans la bonne direction. Je te demande si tu sais où on, est oui ou non?
Charlen -= On est perdus...
Jack -= Vas-y, répètes-moi ça!
Charlen -= Je sais pas où on est. Je ne reconnais pas les lieux.
Anabelle -= Vous voyez, qu'est-ce-que je vous disais! On vas crever dans ces bois et personne ne vas nous retrouver! Et elle tombe en sanglots.
Noémie -= Calmes-toi Ana! C'est pas en pleurant que ça va arranger les choses.
Cindy s'approche d'elle et l'as prend dans ses bras. -= Aller, aller, on vas s'en sortir tu verras.
Jack -= Si je joue la veuve épleurée tu viens aussi me consoler?
Cindy se retourne d'un trait l'air furieux. Il n'as pas le temps de se reculer qu'elle lui assène un coup de pied dans les parties. -= Tiens, ça calmeras tes ardeurs obsédé!
Charlen -= Non mais malade, il ne t'as rien fait!
Cindy -= Heureusement pour lui sinon je les lui aurait coupé!
Le jeune homme est plié en deux. -= Salope, je vais te tuer! Ah...Mais qu'est-ce-que c'est que ça? Il casse la branche morte d'un arbustre au sol et se relève. -=Venez voir, on dirais...
Phil -= A mon avis, la petite Cindy a tapé tellement fort qu'une de tes noix a éclaté!
Jack -= Pauvre naze t'y connait rien, ça c'est de la cervelle réduite en bouillie.
Un morceau de chair grisâtre pend au bout du bâton.
Mike -= Eh les gars, venez voir ce que j'ai trouvé.
Kévin -= T'es où?
Mike -= Ici, juste derrière les buissons.
Steve et Robbie arrivent les premiers.
Steve -= Ouah! Génial on est sauvés. Venez tous, Mike a trouvé une voiture abandonnée.
Tout le monde accourt. Mike admire son trophée.
Katie -=Mike t'es un dieu!
La jeune femme lui saute dans les bras.
Robbie -=La voiture n'est pas fermée, y'as même les clés sur le contact.
Noémie -=Attends avant d'y monter. On ne sais jamais, si ça se trouve le propriétaire est seulement parti se soulager.
Kévin -=Non, je viens de toucher le capot, il est froid.
Il s'agit d'un Range Rover noir.
Mike -=Moi je m'en fout je rentre, marre et crevé!
Katie -=Ouaih, t'as raison, je te suis.


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