Ludivine se réveille en pleine forme. Sa chambre est inondée par les premiers rayons du soleil. Elle sort de son lit et entre ouvre la fenêtre.
Le chant des oiseaux ainsi que la chaleur finissent de l’as convaincre de se lever ; Ludivine se change, attrape son sac et quitte enfin sa maison après avoir récupéré sa voiture au garage. Direction la mer !
Au bout d’un quart d’heure de route, l’immensité bleue est en vue.
Ludivine descend de son véhicule et observe le remout des vagues.
Comme tous les samedis matins, elle ne travaille pas ; C’est l’occasion rêvée pour se rendre à la plage encore déserte à cette heure matinale.
Le soleil est déjà brûlant. Le contact de ses pieds nus avec le sable blanc lui fait oublier la fatigue et le stress de la semaine passée sur les bancs de la fac de droit.
Folle de joie, elle fonce dans l’eau, nage un peu et se laisse porter par les vagues.
Puis elle va s’allonger sur sa serviette de bain. Ludivine regarde sa montre -=Dix heures trente, c’est bon, je vais rentrer à onze heures. Elle ferme les yeux. Les rayons du soleil l’ as sèchent.
Détendue, Ludivine finit par s’endormir, bercée par le son des vagues.
Tel un kaléidoscope, de vives et superbes couleurs dansent à vive allure devant ses yeux. La jeune femme se rend compte de ce qu’elle est en train de vivre :
-=Ouah ! Génial ! Je ne sant plus rien !
Tout son corps semble s’enfoncer dans le sable. Une sensation de bonheur intense l’envahit. Elle semble monter, s’élever dans les airs comme portée par une énergie invisible.
Sous ses pieds apparaissent des montagnes. En les observant plus attentivement, elle distingue une station de ski.
-=Vous me voyez ?
Oh , oh ! Ludivine appelle les gens en vain car la fine couche qui l’as retient suspendue dans les airs semble ne laisser filtrer aucun son.
Sans aucune peur ni appréhension, elle continue à avancer. Devant elle, à une distance qui lui parait infinie, elle aperçoit un halo de lumière.
Bien qu’elle soit très intense, la clarté ne la gène pas. C’est une lumière bénéfique et attirante.
Sa lente progression continue. Maintenant, c’est une ville qui se dessine sous ses pieds.
-= Qu’est-ce- qu’ils sont petits les gens, c’est marrant ! Des vrai petites fourmis !
C’est à ce moment précis qu’elle réalise qu’elle ne porte plus son maillot de bain mais une robe. Une longue robe blanche immaculée, juste tenue par deux fils d’or aux épaules. Soudain, dans la lumière, se profile la silhouette d’une femme. Ludivine court dans sa direction.-
=Madame ! Madame ! Excusez-moi…
Cette fois-ci, elle passe au dessus d’un magnifique lac. Le paysage est calme et serein.
-=Ah, vous voilà enfin Ludivine.
-=Comment connaissez-vous mon nom ? « Qu’est ce qu’elle est belle ! » penses t’elle.
La jeune femme est littéralement subjuguée par la beauté qui émane de cette personne.
C’est une personne de son age vu sa taille mais les traits de son visage sont si fins, sa peau si lisse, qu’elle paraît encore être une enfant.
De longs cheveux roux comme les siens parsèment son visage .Elle porte également la même robe. La seule différence : Le médaillon à son cou.
-=Je suis Eléonor ton guide. On m’envoie pour t’aider.-
Qu’est-ce- que ça veut dire ?
-=Avant de t’en dire plus, ferme les yeux et donne moi tes mains.
Ludivine s’exécute. Lorsqu’ elle les rouvre, elle découvre qu’elle est en pleine mer entourée de magnifiques dauphins.
L’eau est d’un magnifique bleu turquoise. Les dauphins tournent en farandole autour d’elle.
Il lui semble les entendre chanter. Elle explose d’un cri de joie tellement elle se sent bien à nager en leur compagnie ; C’est son rêve le plus cher qui est bel et bien en train de se réaliser ! La jeune femme a l’impression d’être des leurs.
Ses yeux fixent un instant le reflet d’un rayon solaire sur une vague ; Un flash intense l’éblouit puis de nouveau apparaît la sensation de flottement ainsi que les vives couleurs.
-Mademoiselle ! Mademoiselle ! Vous allez bien ?
Un homme est penché sur elle et l’as secoue par l’épaule.
-Oui oui, ça va
. Elle entre -ouvre les yeux, s’assied et regarde autour d’elle. La plage est littéralement noire de monde à présent. Ludivine ressent à nouveau son corps et se lève pleine d’énergie, de très bonne humeur.
Sa montre indique onze heures trente.
–Mince, il faut que j’y aille !
Son rêve s’efface d’un coup de sa mémoire. La serviette en boulle est jetée dans son sac.
Elle reprend place au volant et démarre le pick-up dans un épais nuage de poussière. Le véhicule regagne la route en direction du foyer familial où elle est attendue pour manger.
(Autre possibilité lorsque Ludivine rencontre Eléonor son guide =)
La seule différence vestimentaire réside dans le médaillon qu’elle porte. Il est orné d’un magnifique pentacle.
-= Je suis Eléonor, ton guide. Avant de t’en dire plus, tu vas prendre ce grimoire. Il contient des secrets que seuls quelques initiés ont pu toucher ou entrevoir. Je t’en fais cadeau.
-= Je n’y comprend rien !
-= Ce n’est pas grave. Prends en soin. Lit le et imprègne toi de son savoir. Maintenant approche.
Ludivine fait deux ou trois pas vers sa lumière. La jeune femme décroche son pentacle et le passe autour du cou de la fillette.
-= C’est un porte-bonheur, garde le précieusement, il te protègeras. Nous allons nous quitter à présent.
-= Est-ce que je vous reverrais un jour ?
-= Oui, mais ce seras alors à toi de retrouver le chemin pour revenir ici, le jour où tu seras prête.
-= Mademoiselle, mademoiselle, vous allez bien ?
Elle entre ouvre les yeux. Un homme est penché sur elle et l’as secoue par l’épaule.
-= Oui, oui, ça va.
Elle s’assied et regarde autour d’elle. La plage est littéralement bondée de baigneurs maintenant. Son corps se fait à nouveau ressentir. Elle se relève en pleine forme et de très bonne humeur. Sa montre indique onze heures trente.
-= Mince, il faut vraiment que j’y aille !
La serviette en boulle est jetée dans son sac. Elle reprend place au volant et démarre son pick-up dans un épais nuage de poussière. Le véhicule regagne la route principale en direction du foyer familial où elle est attendue pour manger.
Arrivée avant midi chez eux, Ludivine trouve sa mère dans la cuisine.
-= Bonjour maman.
-= Bonjour ma puce. Alors, l’eau était bonne ?
-= Oui ! Méga chaude !
-= Bon, dépêche toi de prendre une douche. On passe à table dans vingt-cinq minutes.
Elle fait une bise à sa mère, l’as sert dans ses bras puis monte à la salle de bain.
Après avoir vu son reflet dans le miroir, elle s’exclame :
-= Génial, il ne manquait plus que ça !
Sa peau d’habitude laiteuse est rouge et enflée.
-= Encore un coup de soleil, c’est pas possible, j’ai vraiment pas de bol ! On dirait une écrevisse ! Un fou rire enfantin empli la pièce.
Alors que Ludivine retire son maillot de bain, un bruit étrange attire son attention. En plus de son maillot, quelque chose de lourd vient de heurter le sol. Son vêtement ramassé à la main :-= Qu’est –ce -que c’est que ça ?
A ses pieds, un bijou attaché à une chaîne jonche sur le tapis de bain.
-= Le rêve…Le médaillon…
Tel un puzzle, tout se remet en place dans son esprit ; Une image floue mais persistante s’insinue dans sa mémoire : Celle de « l’apparition » puis très nettement ce qu’elle a ressenti lors de son « sommeil ».
-= Ce n’était donc pas un rêve !
Sans prêter attention à l’eau qui coule dans la baignoire depuis bientôt cinq minutes, elle soupèse le médaillon et s’exclame :
-= Mince, ce qu’il est lourd !
Il s’agit d’une étoile à cinq branches entourée d’un cercle qu’elle passe à son cou. La serviette extirpée du sac, ses mains en retirent aussi un épais livre qui est ensuite déposé sur le lavabo. Le même symbole que le pendentif est gravé dans la couverture. Sans être ouvert, le bouquin est enfouit sous une pile de serviettes dans l’armoire. Elle passe rapidement sous la douche puis descend rejoindre ses parents à table.
(Ou : Autre possibilité)
A sa grande surprise, les pages ne contiennent aucune formule magique ni de rituel compliqué. La première page contient les phrases suivantes : …
(Ou :)
Ludivine trouve le pentacle à son cou (ou dans son maillot de bain) mais il n’y a plus de grimoire.
Elle se passe rapidement la tête sous la douche. Et c’est sans se poser plus de question sur la provenance de l’ouvrage qu’elle s’habille et descend.
(Ou :)
Tout en essayant de rappeler sa provenance, elle retourne dans sa chambre. Devant la coiffeuse, le reflet du pentacle dans le miroir lui rappelle vaguement quelque chose mais elle n’arrive pas à classer chronologiquement les événements dans sa mémoire. Effectivement, ses seuls souvenirs se résument à la baignade, ensuite de son repos sur la serviette. Enfin, de cet homme qui l’a secouait par l’épaule. Une impression omniprésente d’avoir oublié quelque chose…Oui, mais quoi ?!
-=Alors Ludi ! Tu descends ? Sa mère est juste derrière la porte de sa chambre.
-=Oui oui, j’arrive !
Elle se lève et se rend compte qu’elle pas encore habillée.
-=Mince, faut vraiment que je speed !
Après avoir passé un jean, un tee-shirt, enfin s’être arrangé les cheveux, elle se rend dans la salle à manger. Bizarrement, en prêtant l’oreille, il semble y avoir de l’animation. Elle entend des rires et des voix qui lui semble familières. Ses soupçons sont effectivement bien fondés car lorsqu’elle fait son apparition, c’est pour tomber nez à nez sur sa grand-mère.
-=Bonjour ma puce. Alors, tu viens faire un bisou à mamie ?
Ludivine surprise et hébétée reste immobile dans l’entrée de la salle, à dévisager tout le monde en cherchant à comprendre la raison de leur présence.
Sa mère
-= Et bien ! Qu’est –ce -qu’il t’arrive ? On dirait que tu as vu un fantôme ! Tu ne te souviens plus que tout le monde devais venir aujourd’hui ?
-=Ben…Non.
Grand-mère
-= Bon anniversaire ma puce !
Les membres de sa famille se lèvent de leurs fauteuils pour l’embrasser tour à tour. Sont présents, sa grand-mère Susie, son grand-père Tom, son oncle Ryan, et enfin tante sa Jessie. Pour l’occasion, la salle à manger à été re-décorée et un petit coin détente a été aménagé d’un sofa et d’un rétro - projecteur. A l’écran elle reconnaît les images de ses précédents anniversaires lorsqu’elle était enfant. Sur un pan de mur sont exposés ses différents dessins. La jeune fille y passait souvent des heures afin d’en améliorer le contenu des graphismes, ne les raccrochant au mur quand elle considérait qu’ils étaient enfin achevés. Des bougies allumées ont été placées au centre de la table, ce qui a pour effet de l’as rendre plus conviviale. Ludivine est assise face à sa mère. Le repas arrive enfin : En entrée, les invités se délectent de langoustines et le champagne coule à flots.
-=Ludivine, qu’est –ce – que tu as ?
sa mère n a en effet pu s’empècher d’observer sa fille passer et repasser sa main sous son tee-shirt.
-=Rien, c’est le soleil.
-=En effet, tu es toute rouge ! Tu as encore due prendre un coup de soleil.
En réalité, ce ne sont pas les coups de soleil qui l’as démange ;au contraire, elle ne cesse de palper le pendentif dissimulé par le vêtement. La discussion entre les membres de sa famille n’a guère d’attrait pour elle. D’ailleurs, pour chasser l’ennui, elle ne cesse d’admirer comme si elle les découvrait pour la première fois, chaque objet accroché au mur. Sans qu’elle ne se soit rendue compte de rien, sa mère a apporté un superbe gâteau parsemé de bougies. Son père
-=Allez, souffle tes 17 bougies !
En s’avançant vers la table, elle pose inconsciemment la main sur son bijoux, va pour souffler. Soudain, elle se souvient de tout ce que son esprit a occulté ; Tout d’abord les montagnes. De somptueuses couleurs de bleu très intense et de blanc refont surface à sa mémoire .Au loin, la jeune femme aperçoit un mégalithe. Elle est pieds nus dans la mousse.
Ludivine prend un bain dont l’eau est hyper chaude et s’y endors Dans son sommeil, la femme de son premier rêve réapparaît.
-=Donnes moi tes mains.
Ludivine les lui donne et elles survolent maintenant une magnifique forêt par un soleil radieux. Elles plongent ensuite en direction du sol. Il est recouvert d’une mousse spongieuse qui elle-même, est traversée par endroits de magnifiques fleurs multicolores. Ludivine s’étend sur ce parterre et ferme les yeux. Elle ne s’est jamais aussi bien sentie.
-=A présent, tu inspire profondément deux secondes. Tu retiens ton souffle quatre secondes. Enfin, tu expires durant deux secondes. Etend les bras le long de ton corps. Imagine qu’une sphère de lumière monte de tes doigts de pieds, qu’elle traverse ton corps et qu’elle finisse par arriver jusqu’à ta tête.
Elle s’exécute tout en gardant le rythme respiratoire tout en imaginant cette fameuse sphère lumineuse. Au bout d’un certain temps, elle sent son esprit s’échapper de son corps. Une sensation de chaleur intense l’envahit. Soudain, elle réalise qu’elle regarde son propre corps « d’en haut ». La projection hors de son enveloppe charnelle ne dure que quelques secondes. Elle s’y retrouve comme projetée et réintègre son corps à une vitesse inoui.
-=Tu es vraiment très douée ! Pour pouvoir rester plus longtemps hors de ton corps matériel, tu dois d’abord apprendre à faire le vide complet dans ta tête. Puis faire abstraction de tout ce qui t’entoure. Maintenant, je vais t’apprendre autre chose. C’est un exercice très facile ; Tu vas d’abord vider ton esprit. Fait ensuite, tout en étant assise, remonter l’énergie de tes pieds dans tout ton corps. Une fois cette énergie canalisée au niveau de ton nombril, tu l’enverras dans l’écran de ton téléviseur. Tu verras enfin l’image se brouiller.
La femme se penche et embrasse Ludivine sur le front. A cet instant précis, Ludivine revoit le kaléidoscope et réintègre son corps encore endormi dans la baignoire. Elle sort de son bain, se sèche et s’habille. Dans la salle à manger, elle retrouve son père qui regarde un match de football. Très surpris mais sans rien dire, il l’as laisse s’installer à côté de lui. Ensuite, le regard fixé à l’écran, elle fait le vide dans sa tête, se détend puis a très vite la sensation que tout son corps s’enfonce dans le fauteuil qu’il fait partie intégrante de tout. Ainsi que tout fait partie de lui. Un très grand « Tout ». L’univers en entier. Enfin, elle visualise qu’une sphère de lumière remonte de ses pieds jusqu’à son nombril. A ce moment, lorsqu’elle ressent la boule chaleur intense présente dans son bas-ventre, elle as l’impression d’entrer dans la télévision comme si elle fusionnait avec l’appareil. L’énergie ainsi canalisée est ensuite projetée ; Elle envoie la sphère visualisée, donc invisible, à travers l’écran. Une sensation de béatitude et de bonheur intense l’as traverse. Son corps et son esprit ne font plus qu’Un et elle est littéralement subjuguée par cette force indescriptible.
En voyant l’écran vide de toute image, son père furieux se lève d’un bond et tente en vain de régler le téléviseur. Ludivine se lève à son tour, un sourire aux lèvres, qu’elle a d’ailleurs du mal à réfréner. C’est sans rien dire, qu’elle regagne la chambre d’amis. Sortie de la pièce, le match revient à la normale. A table, le soir avec ses parents, son père explique que bizarrement, sans aucune raison apparente l’image du téléviseur a disparu de l’écran.
Un ange passe ; Le père est troublé, il trouve étrange que sa fille soit présente juste à ce moment précis. L’idée lui parait néanmoins saugrenue puisqu’elle était assise à ses côtés. Son intuition lui sort donc de la tête aussi vite qu’elle est apparue. Quant à elle, elle arbore un large sourire. En effet, elle réalise que ses parents ne pourraient pas comprendre de quoi il s’agit réellement. Néanmoins, amusée par la situation, Ludivine annonce :
-= Le téléphone va sonner. Ce sera grand-mère au bout du fil.
A peine a-t-elle fini de prononcer sa phrase que le téléphone se met à sonner. Ses parents restent comme paralysés, son père reste même avec la main bloquée à quelques centimètres de sa bouche, ne pouvant prendre la bouchée qui est sur la fourchette et que ses doigts eux- même ont du mal à retenir. Malgré la surprise, sa mère se lève et va répondre.
-=Tiens, c’est drôle ! Ludivine vient juste de nous dire que tu allais appeler.
De retour à table.
-=Comment savais-tu que mamie allait effectivement appeler ?
-=Aucune idée. Une intuition…Enfin, je le savais, c’est tout !
Virginia est une très belle femme de 39 ans très stylée. Elle travaille comme comptable dans une petite société fabriquant des jouets pour enfants. Divorcée depuis peu, elle vit à présent seule dans une magnifique maison. Ses deux enfants sont partis s’installer à New-York où ils ont montés une Start-Up.
Au siège à côté d’elle se trouve un charmant jeune homme d’environ 21 ans. Etant très avenant c’est lui qui commence les présentations : -Bonjour, je me nomme Léo Bridget. Je suis représentant pour « CIFER » grande société Suèdoise, fabriquant des allumettes. Je me rends au pays du Scotch pour y passer un contrat. Mais aussi pour des vacances. Autant allier l’utile à l’agréable. Et vous, vous y allez aussi pour visiter De violentes bourrasques de vent empéchent l’appareil de descendre sur la piste. Le pilote
-=Mesdames, messieurs, comme vous avez pu le constater, des vents très violents nous empêchent toute progression en destination d’Edinburgh. Par conséquent, nous sommes contraint de mettre le cap sur Glasgow. Merci de votre compréhension.
Le jeune homme à côté d’elle lui glisse à l’oreille
-=Ne vous en faites pas, je connais personnellement le pilote ; On peut avoir confiance ! Virginia ne peut s’empêcher de sourire. Durant toute la traversé de New -York à Edinburgh, il n’as pas cessé d’essayer d’y voir clair en elle ; L’histoire sur cette jeune fille Ludivine le fascine. Il est de plus littéralement subjugué et irradié par la personnalité qui émane de sa voisine et boit ce qu’elle lui raconte. Le garçon a ses côtés pourrait être son fils.
Virginia regarde un des bras du jeune -homme ; Malgré son apparence détendue, les poils de ses bras sont hérissés. Elle ne peut s’empêcher
-= Cela ne me regarde sûrement pas mais j’ai remarqué que vous avez la chair de poule. Vous avez peur ?
-=J’avoue que la mort est une perspective qui m’effraie de plus en plus à mesure que le temps passe !
-=Qu’est-ce qui vous effraie dans la mort ?
-=Je pense comme tout le monde : Qu’il n’y a plus rien après la vie, le néant !
-= Je peut vous assurer au contraire que vous vous méprenez.
-=Ah bon ? Et qu’y as - t’il ensuite ?
-=Une autre existence. Voyez-vous, l’univers tout entier ressemble à votre corps.
-=Là, je ne vous suit pas.
-=Il vous faut vous représenter vos atomes comme des planètes gravitant eux aussi autour d’un soleil. Bien entendu, la taille est infiniment réduite. En fait, l’univers lui-même fait partie d’un système encore plus complexe, plus grand et plus vaste. A l’échelle de vos atomes par rapport aux planètes.
-=Et alors, quel est le rapport avec la mort ?
-=J’y viens, en fait lorsque notre corps charnel cesse de vivre, il libère deuxième enveloppe. Certains l’appellent l’âme. Nous le nommerons « le corps éthérique ». La charge électrique de tout votre corps en est son reflet. Donc, notre corps éthérique ainsi libéré de sa prison matérielle se dilate afin de reprendre sa taille initiale. En définitive, nous ne passons pas dans un autre monde. Nous accédons à une autre existence, beaucoup plus grande. C’est celle du niveau de l’univers. En gros, si j’ai bien compris, on pourrait comparer cela aux poupées Russes ?
-=En imagé c’est ça ; Vous passez de la plus petite poupée dont vous êtes libéré à votre décès, dans la poupée suivante et ainsi de suite. Les extra-terrestres n’existent pas dans le sens où nous l’entendons. Il s’agit simplement des esprits défunts qui reviennent faire un saut sur terre. Effectivement, une fois libéré, l’esprit éthéré peut également se comprimer afin de reprendre sa forme initiale ou rester comme tel et apparaître en sphère de lumière et d’énergie ressemblant à un « vaisseau spatial «. L’inverse est également possible mais reste néanmoins réservé à quelques rares initiés qui effectuent des sorties hors du corps. Dans ce qui est appelé vulgairement « l’astral ».
-=Et nous allons continuer à monter longtemps ?
-=Ce n’est pas comme cela qu’il faut voir les choses. Lorsque vous « montez « comme vous dites, il s’agit de réintégrer un « Tout « gigantesque qui se reforme petit à petit jusqu’à retrouver sa forme initiale ; Vous, moi, toutes les personnes de la planète formons un ensemble que le temps ressoude pièce par pièce.
-=Et pour vous, y –as –t’il de la vie ailleurs ?
-=Oui, mais également dans un autre sens que celui que vous entendez. Il faut déjà admettre que le moindre mouvement dans l’univers est une forme de vie. En considérant ce point de vue, il apparaît clair qu’une planète en est une forme puisque la terre elle-même vie et respire. A présent, il vous faut vous imaginer que la forme humaine n’est qu’une forme primitive par rapport à toutes les autres qui viennent ensuite car elle est matérielle. De plus, elle est minuscule. Si l’on considère le travail qu’effectue S.E.T.I , il est bien évident qu’il faudrait du matériel beaucoup, énormément plus conséquent afin de voir la ou les vies « d’ensuite « . Le paradoxe, c’est qu’il faudrait pouvoir se placer à une taille gigantesque de vue pour pouvoir se rendre réellement compte de l’immensité et de l’infiniment géant de notre existence future, tout entière. Le second problème à surmonter consisterait à gérer des informations. Cela suppose tout d’abord de pouvoir en stocker des milliards de milliards. Ensuite, d’analyser ces paramètres mais aussi, de traiter des données arrivant à une vitesse encore inconnue pour l’homme. Effectivement, même la chauve-souris qui en traite des milliards à la seconde en serait bien incapable !
-=Et en admettant que l’homme y parvienne un jour ?
-=Vous me demandez donc d’admettre l’absurde ?
-=Il me semble bien en effet.
-=Par conséquent, en admettant qu’il y parvienne enfin, il faudra encore qu’il admette ce qu’il a sous les yeux et qu’il accepte l’évidence !
-=En tout cas, votre théorie m’as plu et m’as énormément remonté le moral. Malheureusement, si c’est vrai, on ne le saura donc jamais puisque la science et la technologie ne seront jamais assez performantes.
-=Bien sûr que si, il existe heureusement un autre moyen.
-=Quel est t’il alors ?
-=La sortie astrale.
-=Du corps éthéré ?
-=Oui, c’est ça. En échappant au corps physique, le corps éthéré atteint la vitesse de la lumière, qui est la vitesse nécessaire afin d’atteindre le « monde » suivant. La lumière est le résultat de vibrations de particules. En atteignant ce degré de vibration, cette vitesse, le corps éthéré parvient à voir la réalité telle qu elle est
-=et a quoi ressemble –t il, au juste, ce monde astral ?
-= Il est malheureusement indescriptible. Néanmoins, tout le monde est à – Même de l atteindre.
-= Puisque vous me dites qu’il s’agit de l’existence après la mort, autant attendre patiemment d’y aller.
-= En effet, c’est une façon de voir les choses. Une autre optique consiste à s’y préparer, comme l’on fait à leur époque les Egyptiens, donc à ne pas avoir peur, le jour venu.
L autre motivation est de quitter ce monde matérialiste pour s’abstenir des souffrances physiques qu’engendre l existence humaine d’une part .De s’élever spirituellement pour enfin vivre réellement avec ses propres pensées afin de vivre pleinement ses propres aspirations, d autre part.
-= J’avoue être surpris car j adhère totalement à votre théorie. Peut-être d ailleurs parce -qu’elle m’arrange bien !
-= Peut-être effectivement. Mais il est probable aussi que vous ressentez, au plus profond de vous-même que ce que je vous raconte vous interpelles, non ?
-= En effet, c’est effectivement le cas ! Comme si j’en connaissais quelques bribes. Néanmoins, je ne parviens pas à en recoller les morceaux pour que cela prenne enfin un sens ou une tournure cohérente. Je n arrive pas à m expliquer pourquoi . Le commandement de bord
= » Mesdames, messieurs, nous arrivons sur Glasgow . Assurez-vous d être toujours bien attachés .Le jeune homme
= - nous arrivons enfin, je respire ! Acceptez – vous de partager mon taxi jusqu à Edinburgh ? J ai vraiment adoré discuter tout au long de ce vol avec vous et il me tarde de connaître la suite de l histoire de Ludivine.
-=Je ne me rend pas exactement à la capitale, je suis en effet attendue au château Dumottar au sud de Stonchaven , dans la propriété de ma cousine . Sa fille va s y marier le week-end prochain. J’y vais pour l’aider à préparer les noces. Accompagnez-moi si vous voulez. Vous verrez, l’endroit est vraiment magnifique. Pour ce qui est du taxi, ce ne sera pas nécessaire. Nous prendrons un jet privé jusqu'à Aberdeen. Le chauffeur de ma cousine aura fait le déplacement pour venir nous chercher. De là, il nous conduira au château.
-=Mon rendez-vous d’affaire n’as lieu que dans deux jours. Je m étais en effet arrangé pour séjourner plus tôt en Ecosse afin de découvrir le pays .J avoue être tenté mais je ne sent gèner vis-à-vis de votre famille.
-= Ils seront ravis car ils adorent rencontrer de nouvelles personnes. Cela vous fera également une occasion rêvée pour visiter un lieu typique. Et ne vous inquiétez pas pour le logement, il y a vingt chambres d’amis. Que décidez –vous alors ?
-= J accepte avec le plus grand plaisir ! Merci .
Virginia et Léo sont accueillis à la descente de l’avion par Greane.
-= Madame as- t’elle fait bon voyage ?
-= Excellent, merci.
Le chauffeur est un homme d’une soixantaine d’années vêtu d’un complet noir, d’une redingote, de petites lunettes rondes, et pour finir, d’un chapeau melon. Tout en lui inspire la confiance tellement il se dégage de bonté chez lui. De par sa tenue tirée à quatre épingles, ses manières et son langage distingué et surtout, par sa bonhomie.
-= Puis-je vous débarrasser de votre bagage madame ?
-= C’est gentil à vous mais non merci .Mais peu –être que Monsieur…en faisant un signe de tête. Léo avait apparemment le plus grand mal à porter le sien.
-=Excusez- moi monsieur.
Greane lui pris la valise des mains avant qu’il na le temps de comprendre ni de répondre.
-= Je n’en reviens pas !
Léo resta ébahit par la force de cet homme pourtant de trente ans son ainé ! A l inverse, il ne fut pas surpris : une superbe Jaguar les attendais sur le parking. Le septuagénaire leur ouvrit les portières avant de prendre place à son tour. Après un voyage d’une bonne heure par des petites routes plantées dans un splendide paysage, ils arrivèrent enfin à la propriété. A l’instar de ce que lui avait dépeint Virginia, le château en pierres apparut au bord d’un lac immense. Une brume épaisse le recouvrait en partie, laissant une part à l’imagination pour deviner à quoi l’étendue ressemblait par temps clair.
-= Vous verrez, lorsque la brume se dispersera
= c est réellement magnifique !
-= Je vous crois sans mal !
Plus ils approchaient, plus Léo réalisait la chance qu il avait d’avoir rencontré Virginia, pas seulement pour sa simple compagnie.
-= S’il –vous- plait, racontez- moi autre chose sur Ludivine.
-= Soyez patient, nous aurons tout le temps ce soir au château. Tout ce que je vous demande c’est de ne pas en parler à nos hôtes.
Le repas du soir a lieu dans une immense salle à manger. Les murs sont encore d’époque construits en pierres apparentes. Seuls les tableaux qui y sont accrochées semblent témoigner des différentes époques qui s’y sont succédées. Une succession de personnages aux vêtement anciens débutant par le moyen –âge, puis à l’époque de la renaissance. Puis, pour finir, par une coupe contemporaine. Pour l’occasion, la table est recouverte de chandelles. La tante et l’oncle de Virginia ont très bien accueillis leurs invités.
-= Vous verrez, vous allez très bien vous plaire ici.
C’est évident puisque Léo a à sa disposition une suite avec tout le confort moderne ; lit à baldaquin dans un décor d’époque, ce dont Léo s’attendait. Mais à sa grande surprise la pièce du fond était un bar véritable avec un comptoir ainsi qu’un billard. Plus étonnant encore : La deuxième pièce n était autre qu’une petite salle à manger avec une cuisine attenante. Pour finir, la chambre était équipée d’un écran géant avec un projecteur, un ordinateur et un jaccouzie. Comment Léo, dans ces conditions pourrais- t’il être déçu ! Plus tard dans la nuit, Virginia l’y rejoint.
-=Votre séjour se passe bien ?
-= Merveilleusement bien ! Merci. Pouvez - vous m’en racontez plus sur …Oh , je vous ennuie avec ça !En plus, vous devez être fatigué par le voyage .
-= Non, ne vous inquiétez pas, je vais vous raconter la suite. La jeune femme a grandi et entre maintenant dans sa dix-huitième année. Eléonor, son mentor vient toujours régulièrement lui rendre visite. Le chemin que Ludivine devait retrouver s’est avéré en définitive très facile, une fois retrouvé à emprunter ; Effectivement, la démarche était la suivante : Avant d’aller se coucher, si elle était fatiguée, elle devait boire un café, un thé ou tout autre excitant susceptible de l’as tenir éveillée. Ensuite, elle allait s’étendre sur son lit. Son corps tout entier se décontractait puis tombait dans un sommeil profond. Le plus difficile consistait à tenir son esprit éveillé. Soit en se remémorant un film soit des vacances point par point, ou même sa journée dans ses moindres détails.
Au final, à force d’entraînements, Ludivine avait réussi à atteindre le « rêve éveillé ». Celui-ci correspond au bas astral où l’attendait chaque fois son guide spirituel. A présent, en très peu de temps, il lui suffisait de s’allonger pour se rendre dans les hauteurs de l’astral. Lieu où elle avait été conviée la première fois par Eléonor lorsqu’elle avait marché au dessus des montagnes.
Un après midi, après avoir fini les cours, la jeune fille décide pour se détendre d’aller piquer une tête à la piscine. Elle est devenue, au fil des années une superbe jeune femme. Tout en elle évoque la pureté et l’innocence. Il émane de sa personnalité une sorte de rayonnement qui lui vaut d’être rejetée par les autres filles de la fac extrêmement jalouses.
Aujourd’hui, comme à son habitude, elle est habillée comme toutes les jeunes femmes de son âge. Elle porte un pantalon noir très moulant « taille basse » qui laisse entrevoir sa fine peau laiteuse ainsi que le haut en dentelle d’un string blanc. Son haut est un tee shirt moulant, échancré dans le dos.
Malgré les remontrances de ses parents et de ses professeurs, l’emploi abusif du parfum est inné, un peu comme une seconde nature.
Elle traverse la pelouse donnant sur les vestiaires sans un regard, même furtif pour les jeunes garçons littéralement subjugués par son déhanchement et ses seins. Folle de rage, Sandy lance à Gil, son petit ami
- : Vas y connard, te gêne surtout pas pour moi ! Rinces toi bien l’oeil !
Gil - : Mais…Ma pupuce…
Il na pas le temps de finir sa phrase qu’elle le gifle violemment avant de s’enfuir en pleurant. Elle est rapidement talonnée par ses deux amies.
Laissés sur place, les trois garçons n’ont pas le temps de comprendre ce qui leur est arrivé. Gil, plus vif d’esprit, est le premier à réagir - : D’abord on n’as rien fait de mal. Et puis tout ça c’est de la faute de cette salope de Ludivine ! Elle na qua pas s’habiller comme une pute ! C’est vrai, on est des mecs après tout ! Qu’est ce que vous diriez d’aller l’as mater cinq minutes aux vestiaires ?
Karl - : Je sais pas trop. En plus, elle ne nous a rien fait ! Sans parler des ennuis que l’on risque d’avoir…
GIL - : T’es vraiment qu’une pédale ! Qu’est ce qu’il te faut de plus ? Cette salope nous a humilié. En plus, j’aurais vraiment de la si Sandy accepte de me revoir dans les six mois qui viennent. Allez, on y va !
Les trois caîds sortent de l’enceinte de la piscine, escaladent ensuite le grillage. Enfin, ils montent sur un muret donnant directement sur le vestiaire des filles. Il leur suffit juste d’avancer un peu pour être à la hauteur de Ludivine. Ne se doutant de rien, elle se douche. L’eau ruisselle le long de son maillot de bain noir, une pièce. Ses longs cheveux roux et soyeux sont plaqués en arrière.
Gil n’en peut plus - : Jack, file moi ton téléphone que je fasse deux ou trois photos de cette chienne en chaleur !
: Non mais t’es taré ! Rien qu’avec ce que l’on est en train de faire, c’est la taule assurée si on se fait piquer !
Karl - : Jack a raison, on ferait mieux de foutre le camp avant qu’on nous voit !
Gil - : Mais non, ça risque rien ! En plus, j’ai bien envie de trafiquer les photos sur mon ordinateur pour les mettre après sur un site Internet pornographique. Comme ça ma poule verra bien que je tiens bien à elle.
Jack - : Oui, mais…
: Mais quoi ? Tu ne veux pas que je me retape Sandy ? Je vous signale que si Sandy n’était pas là, ses copines non plus. Alors ?
Jack voyant son état d’excitation, fini par le lui donner à contre cœur. Gil règle l’appareil et vise Ludivine. Il s’apprête à enfoncer le déclencheur tout en attendant le bon moment et en savourant l’ironie de la situation. Frénétiquement, sa langue passe sur ses lèvres, ses yeux sont injectés de sang. La jeune femme, elle, ne se doute de rien et continue à prendre sa douche, rince ses cheveux, se retourne et ferme les yeux.
Gil - : Joli, joli ! Il règle le zoom sur son postérieur. A ce moment précis, les doigts fins de Ludivine pressent ses longs cheveux pour les remonter en chignon au dessus de sa nuque. Elle refait face aux trois garçons,se passe le visage sous le jet d’eau puis,finit par entre- ouvrir les yeux .A la vue des voyeurs,le sang lui monte d’un coup à la tête. En une fraction de seconde, elle réalise la scène et se relâche. Ludivine se concentre, referme les yeux et visualise ; Cet une masse énorme qui apparaît alors à l’écran du portable .Au lieu des fesses, deux yeux rouges vif les fixe en leur glaçant le sang. Une gueule béante s’ouvre sur des crocs gigantesques accèrés. Une gerbe de flammes est projetée dans leur direction qui vient lècher la vitre, juste sous leur nez. Des hurlements de terreur retentissent dans tout le bâtiment suivis de la fuite des trois jeunes. L’image du dragon aux ailes de chauve-souris s’estompt pour laisser place à l’adolescente qui réapparait encore plus rayonnante qu’aupparavent. Une petite flamme rouge traverse la prunelle de ses yeux verts. La serviette passée à son cou, cet avec beaucoup d’assurance,un sourire au coin des lèvres,qu’elle se rend au grand bassin. Dans l’eau elle fait le point sur ce quelle a fait, notamment sur la notion de tripartisme.Il s’agit d’une sorte de karma magique qui stipule qu’a tout sort jeté, bon ou mauvais, un choc multiplier par trois est revient à son expéditeur .Néanmois bien que Gil n’ai eu le temps de prendre une photo, ce concept n’interdit nullement l’utilisation de la magie pour l’auto défense, qui plus est,en ne blessant personne,et sans invocation ;que la magie spirituelle. Eleanor le lui avait enseigné afin qu’elle n’abuse pas de ses capacités à des fin personnels .Pour que Ludivine comprenne le fonctionnement de la visualisation, elle avait du apprendre et admettre que le monde est « Maya ».En d’autre termes : faut donc qu’il n’existe pas. A l’époque, la fillette avait rétorqué :-il est bien réel puisque je peu toucher des objets ! Eléanor :
-Non, ce que tu perçois n’existe pas. Enfin, pas dans le sens ou tu l’entend. Je vais t’expliquer : ce que tu perçois avec tes cinq sens n’es qu’une partit infime de se que recelle en réalité le monde
.-= Vous voulez dire qu’il y a autre chose ?
-= Parfaitement ! Par exemple, penses tu qu’une fourmis, poutant bien réelle, soit capable de persevoir ce que l’homme voit, touche ou entend ?
-= Non,là c’est évident !
-= Et bien, il en va de même pour l’homme, ce n’es pas parce que les ondes magiques ne se voient pas à l’œil nu qu’elles n’existe pas. L’être humain ne voient pas non plus l’électricité, pourtant elle existe bien. A l’instar de la magie, tout un monde invisible aux sens humain, co-existe avec se qu’il définissent comme « monde réel ou réalité ».Si tu suis le principe, il ne s’agit nullement d’une quatrième dimension ou d’un quelconque monde parallèle ; mais simplement d’une réalité qui échappe à l’entendement des hommes.
-=Si j’ai bien compris, c’est une réalité cachée ?
-=Non elle n’est pas cachée, elle est omniprésente. Seulement,elle reste invisible aux personne incapables de s’abstreindre d’une vision de la réalité,inculquée depuis la plus tendre enfance .Vision malheureusement érronée au vue de nombre incessant de guerre perpétrées,effectivement,en prenant conscience qu’il existe autre chose à sa portée,l’homme pourrait enfin se résoudre à vivre en harmonie avec le monde qui l’entoure,plutôt que d’essayer par tous les moyens de se l’accaparer bêtement pour le matérialisme,tout en sachant au fond,que ce n’est pas ce qu’il recherche. Mais en faite de pouvoir s’extraire de sa prison métabolique qui est son corps. Ce n’est pas non plus en attendant les évènements que l’on apprend a dompter son esprit. La maitrisse ne peu venir que d’une foie absolue en ce que l’on fait et d’une volonté a toute épreuve. Par contre pour celui qui se donne la peine de l’as percer à jour, la récompense est incommensurable tant la vie recelle de surprises. Allongée sur sa serviette, Ludivine se met a rire ; elle revoit l’image de ses voyeurs face au dragon. Ce n’était vraiment pas ça qu’ils était venus chercher en l’as matant sous la douche, les pauvres ! Une chose est sur a présent, ils ne risquent pas de revenir l’ennuyer ! Et encore moins de raconter leur mésaventure. Qui serait capable de les croire ?
-=Monsieur l’agent, venez vite ! Il faut que vous arrêtiez un vilain dragon, qui plus est dans les douches des filles !
Elle explosa de rire avant de se lever et de partir. Le lendemain matin, en classe, ils firent mine basse en regagnant leur places. Il scrutait le sol comme s’ils avaient perdu quelque chose. L’histoire eu du bon respecter a présent des trois « terreurs », Ludivine gagna progressivement l’estime de toute sa classe, surtout des trois petite amies. Lorsque Virginia fini de parler, Léo, tellement plongée dans l’histoire a l’impression de se réveiller. C’est comme si, ce qu’elle lui avait raconter l’avait traverser de part en part.-=Exusez moi vous raconter si bien que vous devriez écrire un livre.
-=Je suis bien contente que ça vous ai plu .Seulement il ne s’agit pas d’un récit mais d’une histoire vrai.
-=Vous voulez rire bien sur ?
-=Vous ai-je seulement donné l’impression de ne pas croire se que je racontait ?
-=Non ,ce n’est pas ça,mais il s’agit plus d’un contes de fée pour endormir les enfants qu’autre chose
.-=Je vous assure qu’au contraire que vous vous m’éprenez. Ludivine existe bel et bien.-=Il me tarde de la rencontrer alors ! -=Mais elle est ici, juste en ce moment, dans cette pièce
.-=Très bien, j’ai enfin compris .Ludivine c’est vous ? A vrai dire je m’en doutait un peu…
-=Vous faites fausse route .ce n’est en effet pas moi.
-=Alors ou est t’elle ?
-= La, elle se tien juste derrière vous ! Léo se retourne. Une superbe jeune femme se tien assise à quelque mètres de lui et lui sourit .Léo sursaute et se lève d’un trait.
-=Comment a-t-elle fait pour arrivée là ? Il vérifie en regardant les portes et les fenêtres : toutes sont fermées.
-= Je n’ai rien vu ,rien entendu !c’est impossible ,je dois rêver !Il bondit hors de son fauteuil .Léo finit par se reprendre.
-=Enchantée Mademoiselle. Il avance la main tendue,droit sur elle. Ludivine
-= Atendez…
-=Virginia ma beaucoup parler de vous. J’avais vraiment hâte de vous rencontrer !
Virginia-=Léo…non !Attendez au moin que je vous explique.Malheureusement elle n’as pas le temps de finir sa phrase que la main du jeune hommetente d’attraper celle de Ludivine.A sa grande surprise ,elle ne rencontre que le vide et passe a travers.Dans un réflexe conditionné,il plie d’abord frénétiquement son bras puis se recule ensuite très rapidement de cinq mêtres.Tellement surpris,aucun son ne sort de sa bouche.Après quelque secondes,ses esprits retrouvés,un balluciement-=C’est…c’est un fantôme ? Ludivine=-Non,non.Au contraire.Je suis bien réelle ! La preuve puisque je vous parle en ce moment même.Léo-=ça ne prouve strictement rien !De plus nous sommes dzns un château Ecossais,alors…Virginia=- Allons ne faite pas l’enfant.Ce n’est pas une apparition phantasmagorique ni un revenant.Son corps n’est pas présent c’est tout.Léo=-C’est un hollogramme alors ?Ludivine=- je vais vous expliquer mais tout d’abord asseyer vous.Léo s’exécute.-=Avez-vous déjà entendu parler du don d’ubicuité ? Léo=-Il me semble bien,oui.Il s’agit de bien pouvoir apparaître ou l’on veut ? Ludivine=- C’est presque ça .En fait je me trouve en ce moment devant vous.Mais je suis aussi ,enfin mon corps se trouve chez moi,tranquillement allongé dans un lit.Vous comprenez ?-=Une partie de moi l’admet,mais l’autre plus cartésienne le réfute totalement ! -=C’est simple en définition ;vous avez devant vous mon corps éthéré,ou astral si vous préférez.Appelez le comme vous voulez.-=Je me sentirai mieux si je vous avais réellement en face de moi.-=Oui,je vous comprend.Virginia,si vous voulez,vous pouvez passer chez moi ce soir.-=Je suis pour.Léo ça vous tente ?-=Je suis trop curieux de rencontrer Ludivine après tout se que j’ai vu.Arriver a un manoir ils descendent de voiture .Comme promis la jeune femme les attend sur le perron.Elle porte une superbe robe noir très longue.Léo-=Enfin on se rencontre .Ludivine-=Je suis contente que ça vous fasse autant plaisir .Virginia-=Alors tu ne nous invite pas a entrer ?-=Oui excusez moi,venez dans le salon.L ‘entrée du manoir n’es pas éclairée.Ils suivent un long couloir pour enfin aboutir à une lourde porte en chêne .Une fois celle-ci ouverte,c’est un spectacle époustouflant qui attend Léo ;Sur chaque mur en pierres apparentes brulent des torches que les flammes lèchent .Il y a une immense table recouverte de bougies.Elles sont disposer de sorte à former une étoile à cinq branches avec en son centre un épais livre.Son attention se porte sur la force de la lumière ambiante qui s’en dégage.-=Prenez place sur le canapé.Que désirez-vous boire ?Léo_=Un scotch s’il vous plait.Virginia-=La même chose s’il te plait.Ludivine apporte les verres.-=Vous ne vous sentez jamais seule dans cette grande maison ?Ludivine-=Non,j’ai toujours heureusement quelque chose a faire.J’en oublie donc la solitude.Ou vous êtes vous connu ?Virginia nous nous somme rencontrer dans l’avion qui devait nous enmenner à Edinburgh .Malheureusement,à cause du temps,il a du se poser à Glasgow .J’ai invité Léo à passer quelque jours au château.Léo a du mal a tenir en place sur le canapé.Il est mal à l’aise chaque fois que la jeune femme croise son regard.Il est emprunt de bonté de générosité.Mais c’est surtout un feu brulant qui le consume peu à peu dès qu’il appercoit cette étincelle de joie de vivre au fond des yeux vert de cette très belle rousse .Son cœur semble vouloir sortir de sa poitrine tellement ses battement son forts et sacadés.Il est réconforter et se sent pousser des ailes lorsque pour lui donner son verre ,elle lui frôle la main ;son regard figée dans le sien.Elle s’assit en face de lui de l’autre côté de la petite table basse . Virginia=- Je lui ai raconté quelques bribes de ta vie.Notamment l’histoire de la plage et de ta rencontre avec Eléanor ainsi que celle du « Dragon »…Elle se rend vite compte que ce n’est plus la peine de continuer ;Les jeunes sont a des millier de kilomètres .Les yeux dans les yeux,ils sont comme deux aimants qui s’attirent , effet manifeste du coup de foudre.Au bout d’un long moment de rêve Ludivine : -= tu m’as parlé Virginia ?-=Non non, ne t’inquiète pas. Ce n’était pas important. Je crois que je vais rentrer. Je te le confie.Tu as toujours une chambre d’amis ? C’est a son tour de se réveiller=- Non.Attendez je ne veux pas déranger .Ludivine-= Etes vous sur de ne paas vouloir rester ? La voie est volontairement douce et affectueuse .-=N’ayez crainte j’ai effectivement une chambre d’amis à l’étage.Elle lui lance un regard qui le fait fondre sur place .-=Je vous ramènerai demain au château c’est promis .Virginia-=Mais oui, rester, vous ferrez plus ample connaissance comme çà ! Léo-= D’accord j’accepte .Ludivine est aux anges. Euphorique ,elle replonge dans un état de somnolence et de bien-être. Leur regard se croissent à nouveau. Elle est maintenant a califourchon sur lui.Son corps monte et descent en rythme de plus en plus vite .Son visage ruiselle de sueur.Leur souffle est saccadé.Sur le dos il la tien par les reins .Les mouvement s’intensifient encore avant que Ludivine ne finisse par s’immobiliser. Les bras en « V » en direction du plafond ,la jeune femme rejete la tête en arrière. Tel un volcan entrant en erruption,son corps tout entier est traverser par un puissant orgasme.Un hurlement de plaisir intensess’extirpe de ses entrailles ;Ses membres inférieurs son prie d’un violent spasme. A ce moment précis Ludivine retrouve ses esprits.Virginia et Léo la regarde. Son visage devient rouge écarlate -=Je m’excuse, je viens d’avoir un flash…Virginia-= Jai cru que tu était tombée en transe tellement tu as transpiré .La jeune femme palpe ses vêtements-=C’est vrai ma chemise est trempée ,excuser moi je vais me changer.Elle quitte la pièce, l’esprit encore chamboulé par son flash se voyance.Elle a du mal a regagner sa chambre tellement ce qu’elle a resenti durant sa vision était emprunt de véracité. Elle s’assied un moment sur son lit pour reprendre ses esprits .
Léo - = Que lui est - t’il arrivé ?
Virginia - = Elle perçoit parfois des images plus ou moins nettes du passé, du présent ou du futur. Si ce qu’elle voit est violent, elle en ressent l’intensité comme si elle y était. C’était apparemment le cas aujourd’hui. Elle devait même vraisemblablement être impliquée.
Le lendemain matin, ils se réveillent côte à côte. C’est lui le premier qui ouvre les yeux. Des sensations de plaisir intense lui reviennent en mémoire. En tournant la tête il l’observe. Elle est allongée sur le ventre. Seul un drap recouvre ses fesses. Tout s’est passé si vite cette nuit qu’il n’as pas remarqué la perfection plastique du corps de sa compagne. D’un geste Amoureux, sa main glisse sur son visage poupain et en retire une longue mèche rousse. Il est envahit de stupéfaction par tant de beauté ; Les traits de sa figure sont parfaits. Son nez est fin et proportionné. Sa faussette au dessus du menton vient encore ajouter une touche de perfection. Ses lèvres paraissent même avoir été dessinées. Jusqu’aux lobes collés de ses fines oreilles. Tout en elle éveille ses sens, lui plait et surtout le fait vibrer de béatitude. Pas de doute possible, il est amoureux. Il se love contre elle et se rendore. C’est emprunt de calme, de sérénité et d’épanouissement qu’il se réveille dans l’après-midi, le sourire aux lèvres. Sa compagne n’est plus à ses côtés. Seul un lourd médaillon orné d’un superbe pentacle trône sur son oreiller. Par curiosité, Léo le prend puis le soupèse surpris qu’il pèse aussi lourds. Son poids est vraiment très étonnant. Il le repose, s’habille et descend au salon. Les rideaux sont tirés. La pièce est plongée dans la pénombre. Seule une bougie éclaire la table où Ludivine étale un jeu de cartes.
Léo est gêné et s’extirpe à pas légers. Très concentrée -: Tu peux venir, j’ai terminé.
-: Tu joue aux cartes ?
-: Non, pas exactement. Approche, je vais te montrer.
Ils s’embrassent, se serrent tendrement dans les bras puis- : Regardes, c’est un tarot de Marseille. Il sert à prédire les évènements futur mais il permet également à voir le présent ou le passé.
-: Et pour qui tires-tu les cartes ?
-: J’essaie de retrouver une personne. Je me suis branché sur elle et j’ai ensuite tiré trois lames.
Léo observe. « La Lune, le Diable et la Maison-Dieu ».
: Quelle est la signification de ces trois cartes?
: La Lune représente les rêves, l’imagination et la création artistique. Le Diable, les désirs refoulés et les phantasmes.
: C’est une mauvaise carte alors ?
: Non, pas forcément. On peut l’associer au Baphomet.
: Au quoi ?
: Au Baphomet. C’était un Dieu jadis vénéré par les moines de l’ordre des Templiers. Il représente à lui seul l’ésotérisme ; Le jour et le nuit, la lumière et les ténèbres. Par extension, également le bien et le mal. D’ailleurs, regarde cette lame-ci. A la fin du nom « Amoureux », tu as bien en écriture inversée les lettres V et X qui en chiffres contemporains donnent 15. La lame qui porte ce numéro est le Diable qui correspond à la tentation. A présent, si tu effectues la même opération en prenant juste chaque chiffre séparément, par conséquent X et V, tu obtient avec X « La Roue de la Fortune » qui est la carte de la chance.
Avec le "V", c'est le pape qui ressort et qui représente l'accord ultime et absolu du souverain de l'église catholique, donc la réussite de toute entreprise. Lame que tu retrouve en plus de la 15 dans "Les Amoureux" au milieu du nom.
"La Maison-Dieu" n'est autre que la tour de Babel : Supercherie, échec et tromperie l'as caractérisent. Néanmoins, comme son nom l'indique, il peut également s'agir d'un très bon présage. Effectivement, bien que la première impression laisse suposer d'une punition divine, une flamme venant détruire cette tour, l'autre interprètation est que la flamme qui vient du ciel présage également du souffle divin. En quelque sorte, il s'agirait donc d'une aide extérieure, ou d'une prière exaussée. Toute lame a donc un double sens. Leur nom n'est pas forcément l'instar de leur signification réelle. Au final, c'est par l'interprètation que l'on voit vraiment de quoi ou de qui il s'agit. Egalement, de quelle situation, placée dans quel contexte. En ce qui me concerne, j'ai également des impressions de "déjà vu" qui s'ajoutent à l'interprètation du tarot. Parfois même des flashs. Les cartes viennent donc en complément de mes prémonitions, comme pour illustrer un message.
-= Et que présagent ces trois cartes pour cette personne?
-=Rien de bon, j'en ai bien peur! Avant de t'en dire plus, je vais te montrer quelque chose. Comme tout le monde, tu suis les informations?
-=Oui. Enfin, j'essaie de me tenir au courant en lisant le journal ou Internet de ce qui se passe dans le monde.
-=Tu as donc vu ce qui a eu lieu le mois dernier à Bombay?
-=Oui. Bien que l' Inde connaisse cette année une mousson sans précédant, avec son lot habituel d'innondations, une bonne partie de la ville a été ravagée par les flammes. C'est incompréhensible!
-=Hong Kong sera la prochaine ville sinistrée par les flammes. Et crois moi, ce sera pire qu'à Bombay!
-=Alors, pourquoi tu ne prévient pas les autorités Chinoises?
-=J'y vais et je leur explique que j'ai eu une prémonition. A ton avis, tu crois vraiment qu'ils vont me prendre au sérieux?
-=Non, c'est sûr que vu sous cet angle...
-=Je m'y rend demain alors accompagnes-moi si tu veux. Regardes ces photos.
Léo jette un rapide coup d' oeuil. Ce qu'il voit l' horrifie; Des rues désertes où des corps calcinés sont entassés. Des maisons qui ne sont plus que des petits tas de cendres. La pire montre une poupée qui par la châleur a fondu dans la main d'une fillette dont la détresse et la souffrance sont perceptibles dans les yeux. Le regard n'est plus celui d'une enfant tellement il est emprunt de tristesse et de peur nocive.
Léo -=Ah! C'est dégueulasse! Qu'est-ce-qui a bien pu provoquer ça ?
-=Je te dirais ce qu' Eléonor a bien voulu me raconter demain dans l'avion qui nous emmèneras en Chine. Viens, allons nous coucher pour l'instant car nous avons une grosse journée en perspective.
-=Je te fait remarquer que je n'ai pas dit que j'allais t'accompagner!
-=Pas la peine...Je vais appeller au château pour que le chauffeur apporte ta valise.Il viendras nous rechercher pour nous emmener à l' aéroport.
A plus de deux cent trente kilomètres heure, une voiture fait route en direction de Berlin.Son chauffeur, un jeune-homme d' une vingtaine d' années se rend dans un grand restaurant où l' attend une jeune-femme rencontrée deux jours auparavent en discothèque. Hans est très fier de sa réussite. La Porsche Carrera 4 est le cadeau de son richissime père. Banquier à Zurich, il tenait à féliciter son fils pour l'obtention de son diplôme de fin d' étude à Arward. En plus de l'auto., son père lui a confié le poste de vice-président en vue qu'il le remplace prochainement lors de son départ à la retraite.Hans n' as donc qu'un soucis en tête. C'est d'arriver le moins en retard possible à sa table habituelle. Aucune patrouille de police en vue. Une dernière vitesse est passée, le moteur rugit de plus bel et c'est la barre des trois cent kilomètres heure qui est franchie. Il double un camion qui a l'air de faire du "sur-place" et dans la foulée une voiture qui disparait presque instantanément du champ de vision de son rétro-viseur.
L'asphalte défile tel un tapis de goudron, à vive allure. Il vérifie sa montre, midi.
-=C'est bon, je ne devrait pas avoir plus d'une demi-heure de retard. Soudain, au milieu de la chaussée apparait une forme humaine. Hans retire ses lunettes de soleil et se frotte les yeux. Malheureusement, il ne rêve pas. C'est bien une personne qui est assise tranquillement en plein milieu et qui fixe la voiture de sport. Hans enfonce le klaxon à plusieurs reprises sans obtenir plus de résultat.
-=Mais il est taré ce con! Il écrase la pédale de frein et contrebraque afin d'éviter le suicidaire. La voiture est comme muée par une force invisible, elle continue sa course effrénée vers son point d'impact. Les pneus fument. Une large bande de caoutchouc brûlé apparait sur la chaussée. Du sillage laissé sur l' asphalte s'échappe une fumée blanchâtre. La Carrera quatre refuse de s'immobiliser malgré les manoeuvres désespérées du jeune conducteur pour reprendre le contrôle du véhicule. La dernière image perçue est celle du psychotique qui se relève d'un bond et se retourne pour ne plus faire face au bolide. Stella lève le bras gauche au ciel et ordonne: -=Stop! De trois cent vingt kilomètres heure, le véhicule s'arrête net. Le crissement des pneumatiques s'estompe pour laisser place à celui du craquement des os facials contre le pare-brise suivit presque instantanément par le bruit sourd de la nuque qui se brise lorsque le corps est projeté contre le siège. Le pare-chocs est maintenant à quelques centimètres du pantalon noir du magicien. -=Ouh, ça a due faire mal! Il éclate de rire, se retourne et va voir son chef d'oeuvre. Stella ouvre la portière et hurle: -=Oh non, fait chier, y en a au large, c'est dégueulasse! La vitre avant est recouverte d'une matière verdâtre et visqueuse parsemée de petits os concassés.
-=Pousses-toi de là connard! Stella attrape le pantin disloqué par les cheveux. Il est ensuite extirpé de son siège puis jeté comme une poubelle mal-odorante sur le sol. L'amas de chair sanguinolante s'écrase sur le bitume tel un oeuf frais serais jeté dans le Grand Canyon.
L'imperméable en cuir est lancé sur la banquette arrière. Plus à son aise, il s'installe au volant et essuie la vitre d'un revers de la main. De longs fils pendent le long de sa manche à présent. La voiture repart aussi vite qu'elle s'est arrêtée quelques instants auparavent. Le pilote allume un cigare, le sourire narquois au coin des lèvres, non avec un briquet, tout simplement avec la flamme qui sort de son index. Simultanément, le corps étendu sur la route entre en combustion spontanée.